AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE KENNEDY; ESTHER LIN/ZUFFA LLC/GETTY
Ray Longo, l’entraîneur des champions de l’UFC Matt Serra et Chris Weidman, tient la patte d’ours pour Kennedy.
“MON ADVERSAIRE A BEAU ÊTRE PLUS MUSCLÉ OU PLUS FORT, S’IL N’A PAS ASSEZ D’ÉNERGIE OU N’ARRIVE PAS À LA METTRE À PROFIT, IL VA S’USER, C’EST OBLIGÉ.”
capable de maintenir un rythme effréné pendant 15 minutes, sinon il va vous user, vous harceler et exploiter immédiatement toutes vos erreurs dues à la fatigue, parce que lui, il sera en pleine forme. Sa capacité cardio-vasculaire est légendaire dans l’univers du MMA, à tel point que personne ne se rappelle l’avoir jamais vu fatigué. Jamais. Même pendant les longues séances d’entraînement où il affronte plusieurs adversaires les uns après les autres. Schneider répartit le travail de condition- nement non-spécifique au MMA en séances de cinq à six minutes axées sur le dévelop- pement de l’énergie, réalisées juste après la musculation, suivies d’un circuit épuisant de 20 à 25 minutes ciblant le conditionne- ment métabolique et exécuté tous les vendredis. “Les combats sont complète- ment imprévisibles,” dit Schneider, “alors nous faisons en sorte que son entraînement visant le développement de l’énergie reflète cela. Il fait différents exercices cardio qui ne sont pas normalement associés les uns aux autres, mais qui recréent l’environnement variable et imprévisible du combat. Notre défi principal, c’est qu’il est constamment dans une forme tellement incroyable que nous devons prévoir des activités différentes pour obliger son corps à s’améliorer.” Une séance typique visant le renforce- ment de l’énergie comprend normalement une série de poussé de Prowler, suivie de navettes latérales avant de terminer avec des sauts sur élément surélevé ou un
74 MUSCLE&FITNESS
exercice pour les abdos. Pour son circuit du vendredi, Schneider met l’accent sur les exercices qui améliorent l’endurance musculaire et la capacité cardio de Kennedy, en combinant les mouvements poussés, tirés et sautés afin de simuler les conditions sur le ring. Le samedi est généralement réservé à la condition physique: Kennedy fait de la course sur terrain en pente ou sur une piste d’athlétisme.
LE PROGRAMME “Le physique et les performances de Tim sont dus à une combinaison de facteurs,” explique Schneider. “Sa nutrition est toujours parfaite, il ne mange jamais de saletés, mais son volume de travail à l’entraînement est aussi incroyable.” Il fait trois séances par jour, dont deux spécifiques au MMA. Quatre jours par semaine, il retrouve Schneider à la salle dès le lever. Plus tard dans la journée, il travaille la technique debout, le jiu-jitsu et les techniques de lutte lors de séances séparées. “J’apprends beaucoup de techniques
différentes,” dit Kennedy, “et j’ai l’énergie pour cela, alors j’en profite. C’est pour cela qu’un grand nombre de mes combats finissent au premier round. Mon adversaire a beau être plus musclé ou plus fort, s’il n’a pas assez d’énergie ou n’arrive pas à la mettre à profit, il va s’user, c’est obligé. On m’accusera peut-être de gagner à l’usure, mais je tiens à finir mes combats, et je m’entraîne dans ce but.”
Après plusieurs périodes de service en Afghanistan et en Irak, Kennedy n’a pas peur dans la cage.