challenge en Men’s classic serait plutôt d’obtenir le meilleur rapport entre le volume, la ligne et la sèche. Cette notion d’équilibre est fondamentale pour moi, dans le sens où j’œuvre pour l’appliquer aussi dans mon quotidien. Je pense que quelles que soient les activités que nous pratiquons, celles-ci doivent être en cohésion avec les valeurs que l’on défend.
M&F: C’est aussi pour cela que tu pratiques les arts martiaux. AA: Les arts martiaux ont été la pierre angulaire de ce que je suis et fais aujourd’hui. J’ai commencé le taekwondo vers l’âge de 12 ans, influencé par Bruce Lee qui reste pour moi la fusion optimale des arts martiaux et du fitness. Sans parler de son sublime physique! Je suis allé jusqu’à la ceinture noire, et je me suis tourné vers les salles de gym pour me sculpter un corps à l’image de mes héros que furent et sont toujours Bruce et Sly.
M&F: Comment t’est venu cet intérêt pour la musculation et, ensuite, pour la compétition? AA: J’ai commencé à faire mes pre- mières pompes après avoir vu Sylvester Stallone dans Rocky III. Je devais avoir 10 ans. Les murs de ma chambre étaient couverts de ses posters. Je le trouvais beau. Depuis, je n’ai jamais cessé d’exercer mon corps. J’avais transformé ma chambre en petite salle de gym. L’air y était parfois irrespirable! L’entraîne- ment était devenu une réelle passion, et sentir mon corps était pour moi un épanouissement total. À cette époque déjà, je m’imposais une discipline de vie peu commune par rapport aux autres ados. Je pense que j’étais déjà sans le savoir un culturiste en herbe. Je me suis mis à la compétition pour y exprimer et partager avec le public ma vision du bodybuilding. C’est un peu la touche finale à mon travail d’artiste, d’athlète et d’esthète.
M&F: Tu en fais de même dans ton travail? AA: Oui. En qualité de coach, je me sens un peu comme un guide pour mes élèves. Je souhaite que chacun d’eux
“LORSQUE LES CHOSES SONT EN ÉQUILIBRE, LA SYNERGIE DES ÉLÉMENTS PEUT S’OPÉRER”