Comment compenser la frustration des quatre faces et l’absence de poses imposées en bodyfitness quand on est, comme Sophie, une passionnée de bodybuilding? Peut-être par des prépara- tions qui s’inscrivent dans le registre culturiste? Entraînement soutenu et minutieusement étudié, diététique draconienne et, surtout, un état d’esprit qui transpire la passion inconditionnelle du muscle sont une perspective à envisager. En tout cas, c’est une approche qui a fait ses preuves pour Sophie Miranda, seule finaliste féminine européenne au dernier Arnold Classic amateur. Là où certains voient une culturiste qui n’ose pas s’affirmer, Sophie, elle, se sent à l’aise en bodyfitness. Et ses résultats lui donnent raison.
MUSCLE&FITNESS: C’est lors de la finale France 2010 que nous t’avons aperçue pour la première fois. Quel physique! Tu avais pratiqué d’autres sports avant le bodyfitness? SOPHIE MIRANDA: Oui, j’ai pratiqué le basket-ball pendant une quinzaine d’années. J’ai commencé tôt, à l’âge de 8 ans, et j’ai joué au niveau national. J’ai toujours été sportive de nature et j’aime l’effort.
M&F: Qu’est-ce qui te plaît dans le bodyfitness? SM: Ce qui me plaît avant tout, c’est le muscle. Je trouve cela magnifique. J’aime également la scène, être en comparaison avec d’autres athlètes et l’esprit de compétition. Plus le niveau est élevé, meilleur c’est! Ce que j’aime par dessus tout, c’est voir mon physique se transfor- mer au fil du régime et des entraînements. C’est vraiment une discipline qui demande un investissement, un sérieux et une rigueur au quotidien. “On est ce que l’on mange et ce que l’on s’entraîne”, rien n’est dû au hasard. Cette discipline m’a apporté une grande force mentale et beaucoup de confiance en moi.
M&F: Depuis combien de temps pratiques-tu la musculation? SM: Je pratique la musculation depuis 11 ans. J’ai tout d’abord commencé en complément du basket pour me renforcer et gagner en puissance. Lorsque j’ai arrêté