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DOSSIER Stockage Rayonnage


Interview de Laurent Saint Pol, Co-Gérant de LS Partenaire L’occasion sans risque, c’est possible !


Dans un contexte économique quelque peu morose, nul doute que de nombreuses sociétés soucieuses de préserver leurs marges réfléchissent à deux fois avant d’investir dans un système de stockage. Certaines vont jusqu’à se demander si l’achat de matériel d’occasion n’est pas une réelle alternative à l’acquisition de racks neufs. Si cette démarche ne fait pas l’unanimité, certains y croient et même en vivent. C’est le cas de LS Partenaire, spécialiste depuis 20 ans du rack de seconde main.


Laurent Saint Pol, Co-Gérant de LS Partenaire


Supply Chain Magazine : Quel matériel d’occasion proposez-vous ? Laurent Saint Pol : LS Partenaire fête ses 20 ans cette année. Nous sommes spécialisés dans l’achat et la revente de racks d’occasion. Nous n’interve- nons pas dans les racks dynamiques et motorisés (mobiles), ça n’est pas notre métier. Nous réali- sons un CA d’environ 4 M€, en progression de 5 % en 2012. Nous sommes sur un marché de niche, l’occasion représentant entre 5 % et 10 % des ventes de racks en France.


Stockage manuel textiles sur cintre.


SCMag : Pourquoi les clients achètent-il des racks d’occasion ? L.S.P. : Tout d’abord, bien entendu, c’est une ques- tion de prix. Un matériel d’occasion se vend envi- ron 30 % au-dessous du prix du neuf. Ensuite, l’aspect écologique compte. Utiliser du matériel d’occasion lui donne une deuxième vie, les élé- ments en bonne condition sont réutilisés, le reste est recyclé, revendu pour être refondu, ce qui est plus « durable » et plus propre que d’extraire du minerai. L’Apav a d’ailleurs calculé notre bilan car- bone à l’aide d’un logiciel développé par l’Ademe et en a conclu que notre empreinte carbone était inférieure à celle des fabricants de neuf. Enfin, il y a l’aspect maintenance. Suite à la disparition de nombreux fabricants rachetés ou ayant déposé le bilan, les entrepôts équipés de matériel qu’on ne


fabrique plus peuvent trouver des pièces de rechange chez LS Partenaire et ainsi réaliser la maintenance nécessaire pour garder leur installa- tion. Il faut savoir d’un rack correctement entre- tenu et qui n’a pas subi de choc vieillit peu.


SCMag : Le matériel d’occasion est-il réellement de qualité ? L.S.P. : Beaucoup de sociétés, de prestataires logistiques notamment, travaillent en baux 3-6-9. Quand le matériel n’est pas adapté au client sui- vant, il est revendu. On trouve donc du matériel assez récent sur le marché de l’occasion alors que la durée de vie d’un rack peut atteindre 20 à 30 ans, selon l’utilisation qui en est faite. Il y a eu des mauvaises années, de mauvaises séries et ce chez n’importe quel constructeur. Nous les connaissons et ne les revendons pas.


SCMag : Comment garantissez-vous cette qualité ? L.S.P. : Nous sommes dans le métier depuis long- temps, nous connaissons bien les produits et avons l’abaque de nombreux fabricants avec les- quels nous avons des relations de longue date. D’autre part, nous sommes tous chaudronniers de formation, nous connaissons le métal. Nous dis- posons en interne de notre propre bureau d’étude et du logiciel Icab, qui calcule et confirme les abaques des constructeurs. Cela nous permet de vérifier les capacités du matériel. Dans la majo- rité des cas, nous fonctionnons de la manière sui- vante : nous contrôlons nous-mêmes le rack avant de l’acheter, nous le démontons puis le remontons directement chez son nouveau pro- priétaire. Ensuite, nous le faisons contrôler par une société indépendante, à savoir l’Apav ou Sécurilog. Nous ne voulons pas être juge et par- tie. Il en va d’ailleurs de même pour les inspec- tions. Nous recommandons à nos clients de faire contrôler annuellement leur installation par l’un de ces deux organismes.


SCMag : Avez-vous déjà connu des sinistres ? L.S.P. : Nous avons une police d’assurance, mais elle n’a jamais servi. ■ PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE MONCEAUX


96 N°75 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2013


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