L’ESSENTIEL Vu Ailleurs. RUSSIE L’Eldorado de la route arctique
rope et l’Asie en 2030. Mauvaise nouvelle pour la planète, en septembre dernier, la banquise arctique a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré et les scientifiques disent qu’il pourrait y avoir un été sans glace en 2030- 2040. Avec le réchauffement climatique, la route qui longe la côte nord de la Russie ouvre de plus en plus long- temps : six mois l’année dernière, peut-être huit mois dans une décennie. Le temps de trajet entre l’Europe et l’Asie peut diminuer jusqu’à 40 %.
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La Russie assouplit sa réglementation : elle va autoriser cette année les navires sans classification glace à traver- ser pendant les deux mois les plus chauds et les navires jusqu’à 100.000 tonnes de cargaison. Selon Mikhail Belkin, Conseiller à Atomflot, opérateur de la flotte de brise-glace nucléaire russe qui accompagne la plupart des navires le long de la route, « La route du Nord n’est pas un rival du canal de Suez, mais un bon complément saisonnier, avec un potentiel de développement très rapide ». 1.250.000 t de marchandises ont emprunté la route l’an dernier, à com- parer aux 740.000.000 t du canal de Suez. Belkin prédit une hausse de 1.500.000 t cette année et de 40.000.000 t d’ici 2021 (dont un quart d’hydrocarbures, le reste se répar- tissant à égalité entre fret et le gaz naturel liquéfié- GNL). Ce dernier provient de Yamal, développé conjointement par Novatek et Total, tandis que le pétrole est issu du champ de Novoportovskoye de Gazprom en Sibérie. Un accord récent d’ExxonMobil avec Rosneft concernant l’ex-
EUROPE DU SUD ND acquiert des activités de Fiege N
orbert Dentressan- gle a annoncé l’ac- quisition, entière- ment sur fonds propres, des activités logistiques de Fiege en Italie, en Espagne et au Portugal. Hervé Mont- jotin, Président du Direc- toire de ND, a déclaré : « Cette opération renforce considérablement notre activité logistique en Europe du Sud, l’Italie et la Pénin- sule Ibérique étant des pays clés dans notre réseau pan- européen. Les positions que nous atteignons ou renfor- çons sur ces marchés nous permettront d’atteindre rapidement une taille cri-
tique en Europe du Sud pour accéder avec une efficacité accrue à de nouvelles oppor- tunités commerciales ».
Grâce à cette opération, ND acquiert les activités ita- liennes de Fiege Borruso et FLI spa (Pharmacie) qui représentent 510 employés, 11 sites et 264.000m² de surface d’entreposage pour un CA de 95 M€. Le groupe Fiege conservera certains contrats de logistique et de fret aérien en Italie, liés à ses activités européennes avec ses clients allemands. Avec cette opération, ND double de taille en Italie et devient le 4e
acteur logis- Président du Directoire de ND 20 N°75 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2013 Hervé Montjotin,
tique du pays. L’activité logistique transalpine du prestataire représente désor- mais 220 M€ de CA avec
35 sites, 630.000 m² d’en- trepôts et 1.200 collabora- teurs. En Espagne et au Portugal, ND prend le contrôle de Fiege Iberia et Fiege Iberia Operador, soit collaborateurs, cinq plates- formes multiclients (69.000 m²), quatre plates- formes dédiées (67.000m²) et 20 plates-formes de cross-docking (73.500m²). Ces activités ont généré en 2012 un CA de 34 M€. Au global, le groupe français générera 450 M€ de CA sur la péninsule ibérique, avec 458.000 m² de stockage en ambiant, 1.800 véhicules et 1.700 collaborateurs. ■ JPG
e transport de fret sur la route maritime de l’Arctique Nord pourrait être multiplié par 30 d’ici huit ans. Il pourrait représenter un quart du trafic entre l’Eu-
ploration pétrolière de 150.000.000 ha dans les mers de Tchoukotka, de Kara et de Laptev, devrait accroître les exportations. Pour Kim Jong-Deog, Directeur de division à l’Institut Maritime sud-coréen, il faut prendre en compte « le coût total - pas seulement les frais facturés par Atom- flot - depuis la construction de navires, les frais bureau- cratiques jusqu’à l’augmentation du coût de l’assurance. C’est actuellement très compétitif pour le pétrole brut, le GNL et les condensats, mais pas tellement pour le charbon ou le minerai ». Les frais d’Atomflot sont de 10 à 15 % plus élevés que ceux du Canal de Suez. Mais le trajet étant plus court, les entreprises peuvent économiser jusqu’à 20 %. Pourtant, la route a des limites claires. Si la Russie com- mence tout juste à développer jusqu’à 10 ports de secours le long de l’itinéraire, les capacités de recherche et de sau- vetage sont inégales, les prévisions météorologiques limi- tées et la prime d’assurance accrue. ■ (The Maritime Executive/Balazs Koranyi, Reuters, 29/05/13)
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