POUR VOS APPELS D’OFFRE
vous passez à deux ou trois fois par semaine, la prise à la ligne sera supé- rieure, ce qui augmente la producti- vité et réduit les coûts. In fine, le coût logistique pourra baisser sans dégra- der le service au magasin. Voici un exemple concret où notre rôle est d’être force de proposition vis-à-vis de nos clients.
SCMag : Des projets de
mécanisation et d’automatisation voient le jour ces dernières années chez les prestataires. L’obstacle du retour sur investissement supérieur à la durée des contrats a-t-il disparu ? S.P. : Je ne pense pas que l’on puisse parler d’un mouvement de fonds. Cela dit, c’est aussi le sens de l’histoire d’al- ler autant que possible vers une dimi- nution de la pénibilité des tâches de manutention des opérateurs en entre- pôt. On le voit beaucoup dans les pays nordiques et la réglementation va dans ce sens, notamment dans la grande distribution. Il est vrai que la durée des contrats n’est pas forcément compatible avec le retour sur investis- sements des systèmes de mécanisation. Mais on s’aperçoit que dans certains cas, le client est d’accord pour prendre en charge lui-même l’investissement, comme va le faire Système U pour la partie fruits et légumes. Ce qui n’em- pêche pas le prestataire d’être source de créativité, de conseils en matière d’in-
génierie. Certaines fois, le client peut aussi porter la partie immobilière, ou bien il peut y avoir une clause dans le contrat qui stipule qu’en cas de non reconduction, le prestataire s’engage à céder le bail au client. Mais le R.O.I. ne fait pas tout, il y a aussi le risque de s’enfermer dans un process trop rigide. Il faut garder en tête que les marchés changent à une échelle de temps beau- coup plus courte qu’avant. Le maître mot reste plus que jamais la flexibilité, la souplesse, la capacité d’adaptation.
SCMag : Est-ce que cette souplesse et cette flexibilité se retrouvent dans les contrats de prestation logistique ? S.P. : Il n’y a pas de dogmatisme en la matière. La tendance serait plutôt à la modularité. Si l’on compare à ce qu’étaient les contrats logistiques classiques il y a 15 ou 20 ans, avec l’entrepôt dédié, le personnel, le sys- tème d’informations, j’observe qu’au- jourd’hui les contrats sont très diffé- rents de l’un à l’autre. Je note une certaine maturité du marché, à la fois côtés client et prestataire, qui fait que ce qui était un tout peut être découpé en plusieurs parties, à la carte, que ce soit le système d’informations, l’im- mobilier, la mécanisation, etc. Cer- tains choisissent d’externaliser la main d’œuvre, tout en gardant le contrôle de l’immobilier et peut-être du SI. Le concept simple de la boîte
unique existe toujours bien évidem- ment, mais cela peut être complète- ment adapté selon le contexte, le métier et le client. Et le prestataire doit s’adapter à ça. Il n’y a pas de honte, par exemple, à n’accepter en tant que prestataire qu’une partie des raisons pour lesquelles le client vient vous trouver, c’est un savoir-faire de ges- tion des équipes, d’ingénierie sociale. Et un vrai sens du métier, avec une vision long terme.
SCMag : La tendance à la mutualisation des clients sur de très grosses plates-formes sonne-t-elle le glas des sites dédiés et sur-mesure ? S.P. : Non, nous jouons sur les deux tableaux. Le sur-mesure continue bien évidemment d’exister mais cela n’em- pêche pas la vision stratégique moyen long terme, avec la notion de site campus, qui sont des zones logistiques assez importantes. A l’exemple du Coudray-Monceau, au sud de l’Ile-de - France, au bord de l’A6, avec bientôt 130.000 m² dont 100.000 m2
déjà opé-
rationnels. Il y a là-bas une diversité de clients et de métiers, traditionnels, e-commerce, etc. Créer ce type de campus est un véritable atout pour proposer à nos clients la flexibilité que nous évoquions précédemment, dans un contexte de recherche per- manente d’optimisation, de synergies, de gains de productivité. Et puis en interne, vis-à-vis de nos collabora- teurs, c’est un moyen de pouvoir les faire évoluer professionnellement, sans forcément leur imposer des contraintes personnelles trop fortes (déménagement, changement de vie familiale). Nous avons cette démarche dans deux autres régions, l’Orléanais, avec des sites assez proches, et dans la région lyonnaise. Mais il n’y a pas de religion en la matière car il y a aussi des spécificités clients, je pense par exemple aux matières dange- reuses, le but n’étant pas d’avoir un site Seveso pour des clients qui n’en ont pas besoin. En revanche, vous pouvez bénéficier de synergies si le site Seveso est proche d’un site ambiant classique. ■ PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC ROGNON
46 N°75 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2013
©NORBERT DENTRESSANGLE
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