qui dispose d’un self-service commun aux soignants et aux patients, nous devions obtenir l’agrément de la Direc- tion Départementale de la Protection des Populations (DDPP) pour pouvoir livrer des repas en dehors du site de Villejuif. Aussi avons-nous modernisé la cuisine centrale : formation des agents, réfec- tion des chambres froides, augmentation de la taille des zones d’expédition, loca- tion d’un camion frigorifique. Dans le cadre de la future plate-forme, une cui- sine centralisée unique remplacera les quatre cuisines. Elle permettra de réin- ternaliser des repas pour les structures extra hospitalières qui se plaignent de la qualité des repas reçues de l’extérieur. » L’ouverture de l’hôpital de Clamart et la mutualisation des services de blan- chisserie ont nécessité également de revoir le plan de transport et de mutua- liser des services de transport. Le camion frigorifique livre les repas prin- cipaux froids (déjeuner et dîner) une fois par jour et rentre à vide. Les camions de blanchisserie livrent du linge propre (linge plat, vêtements du personnel, linges des résidents, pyja- mas hospitaliers, linge personnel des patients qui souhaitent le donner) et reviennent avec du linge sale. Le ser- vice de transports compte 93 véhicules : utilitaires, pour approvisionner les pavillons sur le site de Villejuif et les autres structures, de transport sanitaire, et particuliers, pour les visites à domicile ainsi que les sorties des patients. La réservation de véhicules par catégorie se fait via un logiciel de gestion dédié depuis octobre 2012. Ce « covoiturage » a économisé trois véhicules par rapport
au système d’attribution par pavillon et service.
Des processus magasins progressivement optimisés Les processus des magasins sont aussi progressivement optimisés. Il existe plu- sieurs magasins de stockage dans la zone logistique actuelle de Villejuif : fournitures générales-produits d’entre- tien, objets à usage unique (pyjamas jetables pour éviter les suicides dans les chambres d’isolement, gants…), archives et magasin technique pour les ateliers (menuiserie, serrurerie, électricité…). Avec des patients parfois violents, un certain nombre de réparations sont à effectuer dans les ateliers. Le magasin biomédical, qui entrepose les dispositifs médicaux, est rattaché à la pharmacie gérant les médicaments. Certains pro- duits entreposés sont tracés par codes- barres, d’autres, manuellement avec saisie dans le logiciel de gestion hospi- talière de l’éditeur public Cpage. « Il n’y a pas de règles d’emplacement, sauf par nature de produit », indique Charlotte Lhomme, consciente des faiblesses du système logistique actuel. Exemple de transformation : les unités du groupe hospitalier passaient auparavant une fois par mois des commandes de four- nitures au magasin dédié, qui lui-même commandait au prestataire Lyreco, pour une livraison à l’agent trois semaines après (les agents des structures non basées à Villejuif devant venir les cher- cher). Depuis peu, l’unité commande directement à Lyreco, en choisissant sur un catalogue privé en ligne, et est livrée en direct par ce dernier, d’où un gain de
stocks et de temps. Ceci a requis un tra- vail en amont sur le workflow de vali- dation et le budget.
La blanchisserie du site de Villejuif net- toie 566 tonnes à l’année, avec une tra- çabilité du linge par codes-barres. Les ouvertures du site de Clamart et de l’UHSA ont permis de tester positive- ment la livraison en rolls. Il est à pré- sent acté que toutes les livraisons s’effectueront dans ce contenant. Des rolls fermés remplaceront également les chariots qui livrent les services en fournitures dans des cartons de récu- pération, pour sécuriser la livraison.
Affiner les indicateurs
Le chemin de l’optimisation logistique est encore long comme le confie Char- lotte Lhomme : « Certes, nous avons des indicateurs de production par acti- vité, mais nous ne calculons pas de taux de service, qui nécessite des outils de collecte de données. Nous allons toutefois développer des tableaux de bord plus fins dans le cadre du grou- pement de coopération sanitaire, afin d’avoir une vision précise du coût de fonctionnement de chaque secteur logistique ». Néanmoins, le service qua- lité et gestion des risques dispose aussi d’indicateurs sur le traitement du linge et les repas. La rationalisation infor- matique est un autre objectif. « Un système de gestion d’entrepôt serait opportun. Aujourd’hui, nous avons des logiciels différents pour chaque bout de la chaîne logistique. Le système infor- matique sera la colonne vertébrale de la future plate-forme », envisage Charlotte Lhomme. ■ CHRISTINE CALAIS
JUIN 2013 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°75 33
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