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MANAGEMENT


France dans sa communication, animera ce groupe LinkedIn. Toutefois, Caroline Mon- don déplore « le faible nombre d’adhérents aux réseaux professionnels Supply Chain tels que l’Aslog ou Fapics – qui compte 702 membres – quand en Allemagne deux associations Supply Chain et Logistique rassemblent près de 20.000 membres. En France, les ingénieurs privilégient la coti- sation au réseau de leur école, limitant le dynamisme des réseaux professionnels. Aussi parlons-nous aux écoles et universi- tés pour créer des réseaux communs. Nous souhaitons également à l’avenir nous rap- procher d’autres associations profession- nelles complémentaires. »


Feef : rencontrer les


distributeurs loin des tensions La Fédération des Entreprises et Entrepre- neurs de France (Feef) rassemble des diri- geants de plus de 600 PME fournisseurs de la grande distribution alimentaire dont elle défend les intérêts. Elle organise 6 à 10 petits-déjeuners par an avec un diri- geant d’une enseigne qui explique sa stratégie et sa politique de relations four- nisseurs. Maël Barraud, Président de Fluid-e, et Président de la commission logistique de la Feef, explique : « Nous rencontrons deux à trois Directeurs Sup- ply Chain d’enseignes dont nous visitons un entrepôt, loin des tensions. Les posi- tions sont plus rondes et constructives que dans le rapport de force traditionnel. La Feef est un fil de plus dans votre réseau ! »


Maël Barraud est également impliqué dans l’ECR (Efficient Consumer Response) et GS1, qui œuvre à la normalisation du codage de la chaîne logistique.


Pil’es : du concret, du concret et encore du concret


Le Pôle d'Intelligence Logistique Europe du Sud (Pil’es) est la grappe d'entreprises des experts de l'usine logistique en Nord-Isère, avec 85 entreprises adhérentes et 350 pro- fessionnels (cotisation allant de 100 € par personne physique à 2.500 € pour une grande entreprise). Pil’es est très actif et pragmatique : il organise annuellement Logistic Expo, salon des métiers et forma- tions logistiques, fait du lobbying auprès des acteurs politiques qui méconnaissent la logistique, a rédigé un livre blanc sur le développement de zones à vocation logis- tique, a géré la formation continue de 100 managers de proximité et noue des partenariats avec des entreprises en logis- tique durable. « Les plates-formes logistiques sont les usines d’aujourd’hui, souligne Lau- rent Lamatière, Président de Pil’es et Asset Manager de la Foncière Europe Logistique. Nos groupes de travail et manifestations débouchent sur des actions concrètes, comme la mutualisation de transport entre plates-formes de l’Isle d’Abeau, par exem- ple. » Pil’es est le plus connecté de tous les réseaux professionnels rencontrés, présent modestement sur Twitter et Viadeo, mais aussi sur Facebook, avec une page réguliè- rement mise à jour, réseaux qu’utilise éga-


Sonia Muzzatti, « Il n’y a pas de réseau idéal. Il en faut donc plusieurs !» Directrice Supply Chain internationale


Selon Sonia Muzzatti, Directrice Supply Chain internationale, « Il n’y a pas de réseau idéal. Il en faut donc plusieurs : un réseau pluridisciplinaire et un réseau Supply Chain ! » Après avoir occupé diverses fonctions de management dans l’in- dustrie, la pharmacie ou le luxe – son dernier poste est chez le joaillier Mauboussin – Sonia Muzzatti s’est rendue aux manifestations de l’Agora du SCM, qu’elle a trouvées un peu trop « formelles », également gênée par la présence de prestataires sponsors, qui selon elle, étaient « un peu trop là pour faire du business ». Mais l’expérience est positive, elle continue à réseauter avec des membres de l’Agora. Elle souhaite s’inscrire à l’Aslog, dont elle trouve les conférences de bon niveau. Selon elle, le SITL est un événement réseau : « Les prestataires dont on fait le tour des nouveautés ou des nouvelles technologies en buvant du champagne sont moins nombreux qu’auparavant. Avec ceux qui sont encore là, j’ai eu de vrais échanges professionnels. J’ai trouvé cette année les conférences d’un grand intérêt ». Depuis bientôt trois ans, elle fait partie du réseau Oudinot, pluridisciplinaire, guidé par des valeurs fondatrices (bienveillance, respect d’autrui et entraide), qui regroupe plus de 400 cadres et organise une réunion par mois sur un thème présenté par des intervenants exté- rieurs. « Pas de consultants à l’horizon qui viennent vendre quelque chose ! Ce réseau, c’est l’entraide et l’échange entre diffé- rentes fonctions. Par exemple, quand j’ai eu une mission d’export de métaux précieux vers l’Algérie, j’ai été bien orientée vers les chambres de commerce et d’industrie et les exportateurs. » Le réseau est néanmoins partenaire de cabinets de recru- tement et de management de transition qui transmettent leurs offres en avant-première, pour aider les cadres du réseau en recherche de poste. Côté réseaux sociaux, elle privilégie LinkedIn, plus international que Viadeo, abandonné suite à « beaucoup de démarchages commerciaux. LinkedIn permet de rencontrer des gens que je ne rencontrerais pas sinon », estime-t-elle. ■


82 N°75 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2013


lement son président. « Les acteurs de la Supply Chain n’ont pas le réflexe réseaux sociaux dans une logique professionnelle », remarque-t-il.


Et le gagnant 2.0 est… LinkedIn Si les réseaux logistiques sont pour l’ins- tant peu orientés Web 2.0, les Supply Chain Managers ont bien compris l’importance des réseaux sociaux. Ils plébiscitent le réseau de relations professionnelles Linke- dIn, plus international et avec un niveau de responsabilité moyen plus élevé que Via- deo, même si certains sont présents sur les deux. Vous pouvez donc retrouver les témoins (en encadré) et la rédactrice de cet article sur LinkedIn… et beaucoup de chas- seurs de tête que vous avez appris à appri- voiser (cf. Supply Chain Magazine n°73). Twitter, moins utilisé, est très intéressant pour trouver de bonnes informations sur des fils spécialisés Supply Chain. Facebook, comme le confirme une de nos témoins, est souvent réservé aux enfants. En France, même si des entreprises ont leur page Face- book, ces comptes ont rarement l’orienta- tion professionnelle qu’ils peuvent prendre outre-Atlantique. L’art de bien utiliser les réseaux repose donc sur un paradoxe : savoir sacrifier du temps à court terme pour en gagner à moyen terme. Oui, être un membre actif de réseau est chronophage. Oui, utiliser les réseaux sociaux l’est également. Mais ce n’est pas du temps perdu, bien au contraire ! ■ CHRISTINE CALAIS


©C.CALAIS


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