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DOSSIER Automatisation Les AGV


Impossible de parler d’automatisation du stockage sans mentionner les AGV. S’ils ne datent pas d’hier, ces chariots connaissent encore des ventes presque anecdotiques, moins toutefois en milieu industriel qu’en logistique. « L’AGV se prête bien à des process continus, à la production en deux ou trois huit », témoigne Thierry Belissa, Directeur France chez Egemin. Pourtant la situation évolue. Pour Jean-Luc Thomé, Président de BA Systèmes, « les plates- formes logistiques n’ont pas trouvé un retour finan- cier aussi rapide que les sites industriels du fait des cadences plus importantes, amenant une faible utili- sation des installations à cer- taines périodes mais le contexte est en train de changer », indi- quait-il récemment dans un communiqué, « de plus en plus de logisticiens voient leurs sites comme des outils de production et commencent à repenser les flux afin d’être plus productifs et c’est ainsi que les solutions AGV s’imposent ». BA Système a


ainsi déjà automatisé plusieurs plates-formes logis- tiques, notamment chez Stef en froid négatif (- 25°C). Dans les deux cas, la maîtrise des dépenses reste une priorité. « Nous analysons les flux des clients pour déterminer ce qui est automatisable et quel seuil de rentabilité est attendu puis définissons les applica- tions qui se prêtent à cette automatisation. Nous y répondons le plus souvent possible avec des chariots assez standardisés afin de limiter les coûts et trouver la meilleure rentabilité possible », reprend Thierry Belissa. Et comme avec d’autres solutions, l’idée est de commencer petit et de faire les choses dans l’ordre. « Il faut commencer avec un flux, un certain nombre de chariots, cer- taines tâches avant d’en automatiser d’au- tres », rappelle-t-il. Elargir le champ des fonctions automatisables est d’ailleurs ce sur quoi travaillent les offreurs actuellement, notamment les nouveaux arrivants. Bluebotics est l’un d’entre eux. Cette société suisse est née à Lausanne en 2001, propose des systèmes d’automatisation et a réalisé sa première ins- tallation d’AGV en 2009. « Notre but est de proposer des chariots plus simples, répon- dant à des applications moins complexes, et bien moins chers que ce qui existe actuel- lement sur le marché, explique son CEO Nicola Tomatis. Notre philosophie est de proposer une nouvelle gamme d’AGV, d’élargir l’horizon. Nous avons un partena- riat avec Stöcklin, autre société suisse, 29e constructeur mondial de chariots élévateurs


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et proposons des chariots entre 40 à 60 K€, coûts d’intégration compris, contre 60 à 100 K€habituel- lement », affirme-t-il. N’ayant pas de partenariat exclusif, Bluebotics commercialise des AGV pour la logistique, le milieu hospitalier et n’exclut pas d’au- tres applications dans le futur. Autre nouveau venu, en Europe du moins, l’Américain Seegrid conçoit également des systèmes d’automatisation qu’il com- mercialise depuis 2007. Ses partenariats incluent Fenwick Linde (en France), UniCarriers, Raymond Corporation (aux USA) et Hyster. Il a présenté au dernier Cemat sa gamme d’AGV dont la particula- rité est d’être dirigés par des caméras et non par laser, ce qui les rendrait nettement moins sensibles aux changements dans leur zone de travail. Ils peu- vent évoluer aussi bien dans un environnement de production qu’en entrepôt, s’interfacent au WMS et aux solutions de voice picking, ces logiciels les dirigeant automatiquement vers l’emplacement d’une palette nouvellement arrivée ou, aux côtés du préparateur de commande, vers les zones de picking. Seegrid travaille actuellement sur un ger- beur qui devrait être disponible en août prochain. Les concurrents ne sont pas en reste, BA Systèmes ayant présenté lors du Cemat le GL 8.1, conçu pour « répondre aux conditions très spécifiques des plates- formes logistiques » et Still ayant dévoilé, toujours au Cemat, un AGV géré par iPad et capable d’exécu- ter en direct des ordres envoyés depuis la tablette. Egemin, enfin, n’entend pas se reposer sur ses lau- riers. « Le FLV 10/10 (1t levée à 1m de haut) repré- sente 70 % des besoins de nos clients. Selon les hauteurs de levage nécessaires et le poids du char- gement, les versions de mât simple, double ou triple peuvent être intégrées. Nous proposerons l’année prochaine un AGV standard, identique au FLV 10/10 mais à un prix 40 % inférieur, moyennant quoi, le client disposera d’une machine non configurable », annonce Thierry Belissa. ■ PM


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