ENQUÊTE Retail
Rayons de produits alimentaires (Carrefour Montagne aux Ménuires).
de tomates étaient souvent gaspillés, Tesco et Heinz ont associé leurs efforts pour résoudre ce problème. Les car- tons utilisés pour rassembler les boîtes avaient la fâcheuse tendance à se cas- ser. Les conserves individuelles ne dis- posant pas de codes-barres, elles ne pouvaient plus être vendues une fois l’emballage abîmé. Un nouveau packa- ging secondaire en carton, dont les entailles permettent de mieux caler les conserves et limitent ainsi la casse, a donc été inventé. « Waitrose dispose d’un système intégré et est capable de faire l’équivalent du VMI entre ses entrepôts et ses magasins. Il peut ajuster son plan de transport de façon très dynamique en fonction de ses stocks magasins sur un horizon court et éviter ainsi les pertes en rayons. Quintiq Logistics Planner a été déployé chez Waitrose en 2009. Nous les avons accompagnés sur cet aspect d’optimisation du transport en tenant compte des niveaux de stocks », confie Henri Beringer.
Magasin Carrefour City Ecole Militaire, à Paris
Le gaspillage, un sujet d’actualité en France
En janvier 2012, une résolution, demandant des mesures urgentes pour réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici 2025, a été adop- tée par le Parlement Européen. En juin 2013, le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire a été lancé en France. Celui-ci se décline en 11 mesures parmi
les-
Rayon fruits et légumes (Carrefour à Saint-Julien-L’Ars)
Linéaire de produits frais dans le rayon crémerie (Carrefour market à Boulogne)
70 N°85 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2014
quelles le remplacement systématique de la mention DLUO par « À consom- mer de préférence avant… » qui devrait prendre effet en décembre. L’essentiel des acteurs de la grande distribution l’ont signé dès l’origine (Auchan, Carrefour France, Casino, Cora, Metro, Monoprix, Mousque- taires, Simply Market et Système U). La lutte contre le gaspillage fait l’ob- jet d’un groupe de travail à la FCD (Fédération des entreprises du Com- merce et de la Distribution). Le Club Déméter a également ouvert il y a quelques semaines un atelier sur ce thème. « Au-delà du gaspillage ali- mentaire, le gaspillage se situe à toutes les étapes de la chaîne dans le domaine de la logistique. Le gaspillage est le dénominateur commun des pro-
jets de Supply Chain durable », expli- que Julien Darthout, Associé chez CPV Associés. Et d’ajouter : « Nous menons une réflexion, en tant que logisticien, sur la nature de notre con- tribution à l’édifice de la lutte contre le gaspillage. Nous travaillons par exem- ple sur l’amélioration des organisations opérationnelles dans les entrepôts pour éviter de gaspiller du temps, pour res- treindre la pénibilité et limiter ainsi le gaspillage d’énergie des collaborateurs. Nous réfléchissons par ailleurs à une organisation du transport visant à lut- ter contre les km à vide afin d’éviter de gaspiller du carburant et des km inu- tiles et improductifs. Utiliser le trans- port à bon escient en somme ». Le gaspillage du transport est effective- ment une des facettes de ce sujet. D’autant que la tendance au fraction- nement, souvent exigée par les distri- buteurs, démultiplie les camions sur la route et contribue à transporter beau- coup de « vide ».
Un guide ECR des bonnes pratiques
ECR France a aussi démarré un groupe de projet sur ce thème début mai et s’appuiera sur les outils développés par ECR UK. « Nous souhaitons dupli- quer et adapter la démarche d’ECR UK en France. Beaucoup d’initiatives pour lutter contre le gaspillage sont déjà menées en France sur cette ques- tion mais assez peu mises en valeur et peu communiquées. En outre, la plupart de ces initiatives sont souvent entreprises indépendamment par les distributeurs et les industriels. Notre groupe projet a pour vocation de mettre en œuvre des démarches colla- boratives, détaille Xavier Hua, Délé- gué Général ECR France. Et de déve- lopper : Ce projet ECR aboutira à l’élaboration d’un guide des bonnes pratiques de lutte contre le gaspillage des produits consommables (alimen- taire, lessives et soins à la personne) sur le périmètre de la sortie de l’usine du fabricant jusqu’au caddie du consommateur. Un des sujets concerne la démarque connue (la casse). L’ob- jectif est de travailler plus précisément sur les produits ou les familles de pro- duits les plus à risque et de proposer des recommandations en termes de
©PELL DAVID, CARREFOUR
©BARBE LIONEL, CARREFOUR
©BARBE LIONEL, CARREFOUR
©BARBE LIONEL, CARREFOUR
Page 1 |
Page 2 |
Page 3 |
Page 4 |
Page 5 |
Page 6 |
Page 7 |
Page 8 |
Page 9 |
Page 10 |
Page 11 |
Page 12 |
Page 13 |
Page 14 |
Page 15 |
Page 16 |
Page 17 |
Page 18 |
Page 19 |
Page 20 |
Page 21 |
Page 22 |
Page 23 |
Page 24 |
Page 25 |
Page 26 |
Page 27 |
Page 28 |
Page 29 |
Page 30 |
Page 31 |
Page 32 |
Page 33 |
Page 34 |
Page 35 |
Page 36 |
Page 37 |
Page 38 |
Page 39 |
Page 40 |
Page 41 |
Page 42 |
Page 43 |
Page 44 |
Page 45 |
Page 46 |
Page 47 |
Page 48 |
Page 49 |
Page 50 |
Page 51 |
Page 52 |
Page 53 |
Page 54 |
Page 55 |
Page 56 |
Page 57 |
Page 58 |
Page 59 |
Page 60 |
Page 61 |
Page 62 |
Page 63 |
Page 64 |
Page 65 |
Page 66 |
Page 67 |
Page 68 |
Page 69 |
Page 70 |
Page 71 |
Page 72 |
Page 73 |
Page 74 |
Page 75 |
Page 76 |
Page 77 |
Page 78 |
Page 79 |
Page 80 |
Page 81 |
Page 82 |
Page 83 |
Page 84 |
Page 85 |
Page 86 |
Page 87 |
Page 88 |
Page 89 |
Page 90 |
Page 91 |
Page 92 |
Page 93 |
Page 94 |
Page 95 |
Page 96 |
Page 97 |
Page 98 |
Page 99 |
Page 100 |
Page 101 |
Page 102 |
Page 103 |
Page 104 |
Page 105 |
Page 106 |
Page 107 |
Page 108 |
Page 109 |
Page 110 |
Page 111 |
Page 112