ENQUÊTE Retail
Directeur Supply Chain Europe du Groupe Bel Interview de Gérard Montet,
« La qualité des prévisions de ventes est la clef de la lutte contre le gaspillage »
Prévisions collaboratives avec les distributeurs, réduction du délai garanti client, etc. Ces initiatives menées par le groupe Bel ont pour vocation principale de réduire le gaspillage. Pour ce faire, l’industriel mise sur une étroite collaboration avec ses clients.
Supply Chain Magazine : Comment la Supply Chain est-elle impliquée dans la lutte contre le gaspillage ? Gérard Montet : La raison principale du gaspillage des produits finis est due à un écart entre les prévisions de ventes et les ventes réelles. La qualité des prévisions de ventes est donc la clef de la lutte contre le gaspillage. C’est pourquoi fiabiliser les prévisions de ventes est l’action prioritairement menée chez Bel. En interne, grâce à des outils dédiés comme notre APS (JDA Manugistics) avec lequel nous travaillons sur la qualité des prévi- sions. Nous nous appuyons par ail- leurs sur notre processus S&OP qui nous permet de partager très réguliè- rement avec les ventes et le marketing nos prévisions de ventes et d’atterris- sage ainsi que nos promotions com- merciales. Nous lançons actuellement un projet de deux ans, « Supply Chain Programme », visant à redéfinir cer- taines fonctionnalités notamment liées à la prévision de ventes. Nous agissons également en externe au tra- vers du développement de la collabo- ration avec les enseignes, en parti- culier sur les promotions. Nous ne fonctionnons pas en GPA avec la
grande distribution, qui est une pra- tique plus courante pour les produits stockés secs. En revanche, en amont des opérations (en particulier pour les formats spécifiques pour lesquels les risques de gaspillage sont très élevés), nous prenons contact avec les ensei- gnes pour échanger sur des engage- ments de façon à mieux adapter les quantités produites à la fois pour évi- ter le gaspillage alimentaire et les rup- tures. Nous partageons nos prévisions.
SCMag : De quelle façon pensez-vous que cette col- laboration avec les distri- buteurs évoluera à moyen terme ? G. M. : La collaboration avec les distributeurs n’est pas uniforme. Cer- taines enseignes privilé- gient les engagements fermes unilatéraux, d’au- tres préfèrent échanger avec nos prévisionnistes
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sur leurs engagements. Leclerc et Inter- marché, par la qualité de leurs engage- ments, Carrefour et Auchan par leur volonté de partager la prévision, ont pris un peu d’avance mais l’ensemble des distributeurs a compris la nécessité de mieux travailler ensemble pour fia- biliser la demande. Aujourd’hui, nous souhaitons développer ce dispositif collaboratif, même très consommateur de ressources, pour les opérations pro- motionnelles évènementielles ou réali- sées sur des conditionnements spé- cifiques, ainsi que sur les lancements de nouveaux produits. C’est là que se situent les enjeux majeurs de gaspil- lage. Au-delà de cette collaboration sur la prévision de vente, citons le pro- gramme OSA (On Shelf Availability) de Carrefour. L’enseigne nous fournit ses sorties magasins au jour le jour. Nous disposons d’un interlocuteur dédié à ce dossier chez Carrefour avec lequel nous échangeons en permanence à propos des ruptures et des surstocks. Nous pilotons aussi conjointement les lance- ments de produits. En surveillant au jour le jour les sorties des magasins, nos prévisionnistes sont en mesure de réajuster leurs prévisions de ventes et de lutter ainsi efficacement contre le gaspillage. Nous aimerions que cette pratique se généralise avec d’autres distributeurs, pour l’instant encore un peu frileux à l’idée de communiquer leurs données de vente par magasin. Rappelons que le gaspillage peut aussi avoir lieu dans le cas de suspensions de commandes momentanées sans préavis car nous fabriquons à la prévi- sion et non à la commande…
SCMag : Quels sont les autres leviers mis en œuvre pour lutter contre le gaspillage ? G. M. : Au niveau industriel, nous tra- vaillons sur la flexibilité de nos usines.
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