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First Out) en entrepôt et élaborer de nouvelles clauses de partage des durées de vie des produits (adaptation de 1/3- 2/3 en fonction du type de produit – voir Interview Bel page 74 et encadré « Assouplir les contrats-date pour moins gaspiller » page 76).


De l’autre côté de la Manche…


français. Ailleurs, les chiffres ne sont guère plus probants avec 1,3 Md de tonnes de nourriture perdues ou gas- pillées dans le monde et 89 millions de tonnes par an dans l’Union européenne (soit 179 kg par habitant). Tels sont les chiffres alarmants publiés par la Com- mission européenne qui prévoit une hausse du gaspillage au sein de l’Union européenne de 40 % pour 2020. La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a même publié une « boîte à outils » dans laquelle elle propose des recommanda- tions, visant à réduire le gaspillage, destinées à l’ensemble de la filière. Elle insiste particulièrement sur la collabo- ration et sur l’importance d’une com- munication accrue entre fournisseurs et distributeurs pour mieux mettre en adéquation l’offre et la demande, ainsi que sur la nécessité d’instaurer des indicateurs de performance de réduc- tion de gaspillage communs à tous les acteurs. « Comme le suggère la FAO, le partage des prévisions est un axe important. Notre outil de planification a la capacité de collaborer aux prévi- sions à plusieurs parties prenantes (industriel, distributeur, etc.) », com- mente Henri Beringer, Directeur Géné- ral de Quintiq France. La FAO rappelle également que les emballages doivent être adaptés pour le transport. Un rap- port de la Croix-Rouge française, publié en mai 2013, préconise aux dis- tributeurs de se fixer deux objectifs prioritaires à moins de deux ans pour lutter contre le gaspillage alimentaire : mesurer l’efficience du FIFO (First in


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à 30 kg de nourri- ture, dont 7 kg encore emballés, sont jetés chaque année par foyer


Outre-Manche, le sujet est pris à bras le corps par les distributeurs et les industriels en raison notamment du « Courtauld Commitment », un accord volontaire initié par les gouverne- ments du Royaume-Uni et géré par le Wrap (société à non but lucratif, sou- tenue par le Royaume-Uni, avec pour vocation de réduire le gaspillage) dont l’objectif est d’optimiser les ressources et réduire le gaspillage dans le secteur de l’épicerie. C’est dans cette mou- vance qu’ECR UK a mis en place en 2012 son projet « Waste Prevention ». Une fois encore, le mot clef est la collaboration entre distributeurs et industriels. Une multitude de projets ont été menés dans ce cadre par les distributeurs britanniques. Le grossiste Booker a par exemple étendu sa coo- pération avec Nestlé plus en amont en l’impliquant dans la gestion de ses stocks (mise en place de VMI – Vendor Managed Inventory) afin notamment de minimiser l’obsolescence et le gas- pillage. Les prévisions pour les pro- motions et les innovations sont ainsi mieux pilotées. Tesco a aussi mis en œuvre des outils pour faciliter la col- laboration avec ses fournisseurs au niveau des prévisions de ventes de ses promotions. Tesco a par ailleurs intro- duit le concept de promotions diffé- rées, le BOGOFL (Buy One Get One Free Later). Cette initiative consiste pour les consommateurs, profitant d’une promotion « un offert pour un acheté » sur des produits périssables, à revenir en magasin chercher le second produit plus tard quand ils en ont réellement besoin (voir Interview Auchan, page 73). Le distributeur et les industriels doivent alors piloter finement les livraisons des produits en promotion afin d’assurer une disponi- bilité en magasin du second produit la semaine suivante. Après avoir cons- taté que les multi-packs de conserves


Beringer, Directeur Général, Quintiq France


Henri


Darthout, Associé chez CPV Associés


Julien


Pichavant, Partner chez Vinci Consulting Operations


Mikaël


Xavier Hua,


Délégué Général


ECR France


JUIN 2014 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°85 69


©ECR


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