- des jetées et digues artificielles, afin d’abri- ter le plan d’eau ; elles furent construites à partir de bâtiments coulés (double utilisa- tion des moyens) et de caissons de Métal et Béton apportés d’Angleterre
- des quais de déchargement sur vérins hydrauliques pour suivre les marées - des voies flottantes reliant les quais à la côte
En parallèle, la couverture aérienne a été un élé- ment clé de protection (le champ d’actions des avions a été un des critères de choix pour un
Exemple d’une voie flottante sur le port d’Arromanches
Le port d’Omaha fut détruit dès le 19 juin suite à une tempête, mais celui d’Arromanches servit pendant de nombreuses semaines et contribua à la réussite des opérations qui suivirent le Débar- quement (même si son apport fut moindre que prévu, il eut le mérite d’éviter aux Alliés de se focaliser sur la prise d’un port existant). La prise du port de Cherbourg par la suite permis de rem- placer ces ports temporaires.
Un affaiblissement de la Supply Chain des Allemands
En parallèle de ces innovations, l’affaiblissement de la Supply Chain des Allemands a été mené grâce à la destruction de ses moyens logistiques et industriels. Par exemple, l’opération Pointblank, menée de juin 43 jusqu’au Débarquement, a considérablement réduit les moyens de produc- tion d’avions : bombardement des usines d’as- semblage, de production… La présence d’avions de la Luftwaffe sur les côtes normandes ne lui octroya que 250 sorties de combat contre près de 14.000 pour les Alliés lors du Débarquement.
Opération Neptune : plus de 150.000 Hommes débarqués en une journée Suite à un report de quelques jours dû aux conditions météos, le Débarquement est lancé dans la nuit du 5 au 6 juin. La première étape était de sécuriser le trajet des convois pour cette phase et pour les futurs réapprovisionnements. Depuis plusieurs mois, des missions visant à détruire les sous-marins allemands furent menées. Et pour le Débarquement, la mise en place de voies de navigations spécifiques proté- gées par des champs de mines aida les convois à circuler avec sécurité et dans les délais attendus.
Débarquement en Normandie). ■ le 6 juin, 156.000 soldats sont déployés : - 17.000 parachutés - 56.000 débarqués sur Utah et Omaha Beach - 87.000 dans le secteur anglo/canadien Cette première journée se solde par 10.300 pertes, dont 3.600 tués. Au bout de 87 jours, plus de deux millions d’hommes, 400.000 véhicules et trois millions de tonnes d’équipements et de ravitaille- ment seront approvisionnés pour soutenir les troupes alliées. Un approvisionnement critique pour la Supply Chain du Débarquement et des opérations qui suivirent était celui du carburant : dès le mois de juillet, 15.000 tonnes quotidiennes étaient nécessaires pour les véhicules au sol, les avions et les navires.
17 oléoducs assemblés entre l’Angleterre et la France Les 10 premiers jours virent l’utilisation des LCT (Landing Craft Tank) pour faire échouer sur la plage le carburant contenu dans des jerricanes. Mais les Alliés avaient encore une fois innové en construisant des oléoducs assemblables très rapi- dement pour relier les côtes anglaises et fran- çaises : ce fut l’Opération Pluto (Pipe-Line Under The Ocean). Des tubes flexibles furent utilisés (dont le concept fut ensuite repris par les indus- tries pétrolières) pour une mise en service du 1er
oléoduc dès le mois d’août. Au fil des mois, 17 oléoducs furent installés, qui contribuèrent fortement à l’approvisionnement quotidien de millions de litres d’essence. Pour l’anecdote, la technologie utilisée fut en partie allemande !
Un Pipe-Line démontable
Une opération logistique hors norme Ce Débarquement fut une opération logistique hors norme et unique dans l’Histoire. Et si les innovations technologiques le permirent, l’adap- tabilité et la flexibilité des hommes et des moyens sur le terrain assurèrent le succès des opérations qui devaient mener à la Libération. ■
JUIN 2014 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°85 107
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