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POUR VOS APPELS D’OFFRE 1


Variabilité : demandez l’élargissement du tunnel Le coût de la prestation est le résul- tat d’une équation qui fait intervenir les temps opératoires et la volumé- trie (volumes, typologie de com- mandes, nombre de lignes à la commande, fréquence, etc.). La cota- tion du prestataire n’est donc valable que pour une volumétrie donnée, avec généralement une marge de plus ou moins 5 % ou 10 %. Au-delà de ce tunnel de validité de l’offre, il faudra renégocier. Mais la tendance actuelle est que ce tunnel peut s’élar- gir, certains prestataires assumant le risque, après négociations, de maintenir leurs coûts unitaires avec des fluctuations de +/– 20 % sur la volumétrie.


Trois pistes pour votre cahier des charges 2


KPI : l’OTIF met tout le monde d’accord


Le prix dépend aussi du niveau de qualité du service demandé par le client. Dans ce domaine, le « juge de paix » est le résultat, mesuré à l’aide de KPI (Key Performance Indicators). La définition de ces indicateurs, la source des données collectées et la formule pour les calculer doivent être indi- quées noir sur blanc dans le contrat ou les annexes, pour éviter toute contes- tation ultérieure. L’un des KPI majeurs à suivre en détail est l’OTIF (On Time In Full), qui mesure le nombre de com- mandes livrées de manière complète et dans les délais. A condition de pren- dre en compte les ruptures d’approvi- sionnement amont, dont le prestataire ne peut être tenu responsable.


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Frais de démarrage : brisez le tabou


Dans la famille des coûts non-récur- rents, voici les coûts de démarrage : rédaction du cahier des charges détaillé, ateliers de conception, para- métrage du SI, montée en charge, etc. Pendant longtemps, les char- geurs ne voulaient pas en entendre parler. Ce qui n’empêche pas de les payer finalement sous une forme ou une autre. Pourquoi alors ne pas en discuter dès le cahier des charges et en faire un critère supplémentaire de différenciation entre les offres ? Certains prestataires semblent être commercialement plus agressifs que d’autres sur le sujet.


Directeur de l’équipe Supply Chain Consulting chez Jones Lang Lasalle /GCL Les prestataires sont plus frileux qu’il y a cinq ans


Patrick Remords, «


J’observe que le mode de fonctionnement des prestataires a évolué, avec notam- ment l’importance donnée aux critères financiers, ce qui conduit à privilégier la rentabilité à court terme sur chaque dossier au détriment de la flexibilité. Il y a encore cinq ans, certains n’hésitaient pas à prendre des risques, à faire de la péré- quation, à gagner sur un site ce qu’ils perdaient sur un autre. Aujourd’hui, chez beaucoup de grands prestataires, est apparu un principe de précaution : si le client a besoin d’une surface de 2.500 m2 5.000 m2


, ils prendront 2.500 m2 , et non pas 3.000 ou par exemple. D’ailleurs, cela semble avoir engendré une tendance chez


certains chargeurs, notamment dans la distribution, à récupérer l’immobilier, voire le WMS et à ne faire appel au 3PL que sur la partie savoir-faire et gestion de la main d’œuvre, ce qui simplifie les choses en cas de changement de prestataire. Par ailleurs, je trouve que s’il est un point où les prestataires manquent souvent d’en- gagement, c’est bien l’amélioration continue qui relève plus souvent du principe ou de la méthodologie que de l’engagement réel et chiffré. En ce qui me concerne je n’en ai rencontré qu’un seul qui se commettait sur un résultat chiffré !


» 36 N°85 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2014


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