ENQUÊTE Retail
Zéro-Gâchis lutte contre le gaspillage !
Paul-Adrien Menez, PDG de Zéro-Gâchis
L’entreprise bretonne Zéro-Gâchis a été créée il y a un peu plus de deux ans. Sa vocation ? Lutter contre le gas- pillage alimentaire. Elle fournit aux magasins de la grande distribution une station d’étiquetage mobile utilisable dans les rayons. « Le produit à date courte est scanné avec un terminal qui génère alors une nouvelle étiquette avec un code-barres unique reconnu en caisse pour permettre la traçabilité et
intégrer le pourcentage de démarque. Les distributeurs gagnent ainsi du temps, améliorent leur chiffre d’affaires et leur marge », détaille Paul-Adrien Menez, PDG de Zéro-Gâchis. Cette jeune start-up propose deux autres services visant à améliorer les ventes des produits en fin de vie en renforçant leur visibilité en rayon et sur Internet. « Les distributeurs qui mettaient en place auparavant des promotions pour ces pro- duits communiquaient souvent insuffisamment. Notre idée a été de provoquer la rencontre entre les consommateurs et les distributeurs ». Zéro-Gâchis offre en effet aux consommateurs un service gratuit qui référence sur Internet les produits des distributeurs à consommer rapidement moyennant une forte réduction allant jusqu’à -70 %. Ce sont donc les grandes sur- faces qui rémunèrent Zéro-Gâchis sous la forme d’un forfait mensuel. « Dès qu’une démarque est réalisée en magasin, l’in-
formation est automatiquement disponible sur notre site Inter- net ou sur l’application mobile. Lorsque le consommateur se connecte, il se localise et accède à la liste de magasins parte- naires autour de chez lui avec la liste des produits en fin de vie et les taux de démarque », précise Paul-Adrien Menez. Par ailleurs, la jeune entreprise accompagne les magasins en met- tant en place des actions de communication et des anima- tions (PLV, etc.) pour sensibiliser et éduquer les consom- mateurs. « On trouve dans les zones Zéro-Gâchis, disposées dans les magasins, des produits à date courte, des produits dont la DLUO est dépassée mais ne présentant pas de danger et des produits avec un suremballage abîmé, énumère le PDG. Et d’ajouter : En moyenne, en deux mois, nous divisons par deux les invendus de nos partenaires distributeurs qui faisaient déjà des démarques auparavant. » Le concept est encore unique au monde. « Aujourd’hui, nous travaillons avec 15 par- tenaires dans la grande distribution en France (Leclerc, Système U, Intermar- ché, etc.). Une dizaine de nouveaux magasins vont adopter nos solutions dans les prochains mois (Lyon, Tou- louse, Bordeaux, Lille, Strasbourg- Mulhouse, Paris, etc.). A court terme, la France est notre priorité, à moyen terme, nous prévoyons de nous déve- lopper en Europe ». ■ BS
Assouplir les contrats-date pour moins gaspiller
Marc Ruffenach, Directeur Supply Chain
du Groupe Pierre Schmidt/Stoeffler
Le groupe Pierre Schmidt - Stoeffler, ETI spécialisée en charcuterie et traiteur alsacien (choucroute, flammekueche, knacks, etc.), dispose de trois usines dans la région de Strasbourg. « Nos produits sont qualifiés d’ultra-frais et dis- posent d’une DLC assez courte. L’en- semble des distributeurs ont négocié des contrats date. Cette exigence du nom- bre de jours rendus à la livraison chez le client est devenue de plus en plus importante. Par exemple, pour un pro- duit ayant une DLC de 21 jours, nos
clients réclament parfois 16 jours à réception en entrepôt. Sachant qu’en fonction des destinations, il nous faut un à deux jours de transport et qu’il nous faut tenir compte du week-end ainsi que des nombreux jours fériés, les produits non expédiés le vendredi ne peuvent souvent plus l’être le lundi. Ils sont alors sortis du stock commercialisable », explique Marc Ruffenach, Directeur Supply Chain du Groupe Pierre Schmidt/Stoeffler. L’industriel fonctionne en flux tendu avec ses clients et pro- duit donc sur stock. « Nous devons en permanence nous assu- rer de disposer d’assez de stock pour honorer les commandes, tout en réduisant les risques de déstockage », résume Marc
76 N°85 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUIN 2014
Ruffenach. Les produits « à déstocker » sont soit envoyés dans les circuits parallèles (dé-stockeurs), qui écoulent une partie des produits mais en dégradant significativement la marge, soit donnés aux associations caritatives, voire quelques fois détruits. « Notre objectif est de réduire cette part de déstockage (de l’ordre de 1 % de notre production). Nous essayons actuellement de sensibiliser nos clients sur cette ques- tion. Nous souhaitons démontrer que livrer avec un, voire deux jours de moins que le contrat date actuel n’aura pas d’impact sur le distributeur, confie Marc Ruffenach. Et de compléter : Nous travaillons avec eux en amont sur l’optimisation des pré- visions de ventes pour synchroniser davantage nos plans de production avec leurs besoins. » L’industriel estime en effet que le premier levier anti-gaspillage consiste à améliorer la fiabi- lité des prévisions. « Nous souhaitons collaborer davantage avec nos clients distributeurs, en particulier sur les promotions, pour affiner les échanges d’information et les prévisions. D’au- tant que le poids des formats spécifiques est de plus en plus fort. Peu de distributeurs s’engagent aujourd’hui sur des quantités fermes. Les risques de gaspillage sont donc importants ». En outre, l’industriel s’équipe actuellement de l’outil Vif. « Ce pro- giciel intègre la gestion de production, les prévisions de ventes et la planification ». ■ BS
©PIERRE SCHMIDT/STOEFFLER
©ZÉRO-GÂCHIS
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