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DOSSIER Automatisation A qui faire confiance ?


La décision d’automatiser un entrepôt ne se prend pas à la légère. Pour mécaniser, ou simplement accroître la capacité de l’installation, il convient de bien s’entourer. « Je fais attention au contact humain, j’ai besoin de sentir que les gens en face sont au même niveau côté process et compréhension. Ce n’est pas toujours le cas, témoigne Jean-Edmond Puig (Directeur Supply Chain Stokomani). Une fois qu’on a le sentiment qu’il y a de l’expertise, que l’offreur est capable d’apporter des solutions, on arrive toujours à ajuster le produit. La langue n’est pas importante, celle du métier non plus d’ailleurs, mais il doit comprendre les exigences du métier de la Supply Chain, l’expertise technique et le métier du secteur de la distribution. Il ne faut jamais croire que tout va bien se passer, mais exiger des garanties sur les ressources, connaître les temps d’intervention du SAV. Personne ne promet que tout va bien se passer, ce discours n’est pas acceptable » conclut-il. Pour Jean-David Attal (DG de Viastore) méfiance, tous les intégrateurs ne se valent pas. « Il y a des disparités de compétences énormes. Nous avons connu des installations qui ne fonctionnent pas du tout. Le client doit poser quelques questions : le fournisseur est-il expert pour des solutions dans mon métier (personne n’est spécialiste en tout). A-t-il déjà des réfé- rences dans mon domaine ? Il est nécessaire de vérifier les références et pas seulement celles de la liste officielle, pour un bref retour d’ex- périence, de rencontrer le chef de projet et l’équipe informatique. Par- lent-ils ma langue ? Pour faire du montage, ils n’ont pas besoin de parler ma langue, mais pour le projet, oui ». Si tous nos interlocuteurs ne sont pas aussi à cheval sur ce dernier point, ou d’accord sur la grande disparité des compétences, tous s’entendent sur un point : ce sont l’expérience et le WCS qui font toute la différence. ■ PM


Le coût de la flexibilité


On peut raisonnablement associer la flexibilité au progrès technologique. Or, comme chacun sait, le progrès tech- nologique fait grimper le prix. Quel est donc le coût de la flexibilité ? A première vue, la flexibilité se paie assez cher. A titre d’exemple, une allée de miniload est facturée entre 350 et 500 K€ et traite 150 à 200 charges par heure contre 800 à 1.000 K€ pour l’équivalent shut- tle qui gèrera 400 à 600 charges par heure et se montre plus flexible, ce système acceptant l’ajout de nouvelles navettes sans difficulté. Cependant, pour Jean-David Attal, ces deux systèmes se valent, à rai- son de deux à trois miniload pour un shuttle, tant en termes de prix qu’en performance. La différence se jouerait donc ailleurs. « Il y a débat entre les spécialistes, mais la limite entre les deux se situe à un rapport capacité/flux horaires autour de 15. Quand le rapport capacité/flux est élevé, nous préconisons les miniloads (capacité/flux > 15). Quand il y a plutôt peu de capacité et beaucoup de flux, (capacité/flux < 15, nous allons vers des shuttles. Pour résu- mer, pour 15.000 emplacements et 500 lignes/ heure le meilleur choix


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est le miniload. Pour 15.000 emplacements et 1.000 lignes/ heure, c’est comparable et pour 15.000 emplacements et 1.500 lignes/heure, c’est plutôt un shuttle », avise-t-il. Au regard du surcoût des AGV, flexibles car multifonction- nels, la flexibilité des chariots s’obtient à un tarif élevé, généralement récupéré sur les coûts de main d’œuvre. Quant aux convoyeurs, il convient là encore de bien prendre en compte tous les éléments. « Globalement, le coût de notre convoyeur modulaire est com- parable à celui d’un convoyeur clas- sique. Il faut savoir qu’environ 40 % du coût d’un convoyeur réside dans l’installation, le câblage et les tests de mise en route. Or, nos clients réalisent tout cela eux-mêmes, tout comme la maintenance qui ne nécessite donc pas de contrat entre nous. Enfin, comme les rouleaux ne tournent jamais à vide, la consom- mation électrique baisse de façon significative, le TCO (coût total de possession) est donc plus intéres- sant », argumente Chantal Ledoux. Une installation chez Boa Concept s’élèverait à 1.300 € le mètre en moyenne, selon la complexité du circuit. ■ PM


©VIASTORE


©BOA CONCEPT


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