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Parole d’expert


Amazon fixe la barre toujours plus haut en termes de délais, avec une offre de livraison en 1 heure via l’application Prime Now (abonnement 49 € par an, livraison payante à 5,90 € en 1 heure ou gratuite en 2 heures).


Direct + Houra + Amazon + acteurs locaux). C’est un objectif évidemment très ambitieux, mais qui reste raisonnable compte tenu du marché global : Franprix dispose par exemple de plus de 900 magasins, en majorité en région parisienne, pour un chiffre d’affaires de plus de 4 Md€. Autre élément de repère : fin 2010, on compte à Paris intra-muros environ 650 supérettes, supermarchés et magasins populaires (source Apur).


un ordre de grandeur de 10 à 12 € de coût direct de préparation et de livraison nous sem- ble une base minimum raisonnable. Ce coût peut varier au cours de la journée : les périodes de forte activité (de 18 heures à 22 heures) permettent une meilleure saturation des res- sources que les périodes de creux, mais le temps de transport est augmenté par le risque de congestion.


Quel modèle économique ? Si l’on considère une marge brute d’environ 30 %, correspondant au niveau des supérettes, la couverture des frais variables (environ 12 € par commande) nécessite un panier de 40 €. Compte tenu des frais fixes, le panier doit pro- bablement se situer autour de 45 à 50 €, ce qui est bien dans l’ordre de grandeur de nos hypothèses. Le CA doit être de 60 000 à 100 000 € par jour et par site de picking, soit de 20 à 30 M€ par an pour un panier moyen de 40 €. Par comparaison, le CA moyen d’une enseigne de proximité est de 3 à 4 M€. Un maillage de l’agglomération parisienne avec 10 plates-formes nécessiterait un chiffre d’af- faires annuel d’environ 400 M€, ce qui repré- sente un peu plus que le marché actuel de la livraison directe à domicile (Ooshop + Auchan


N° 1 - SEPTEMBRE 2017 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  99


Cette carte, réalisée par l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), l'agence d'urbanisme de la Ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris, illustre bien la grande densité de magasins de grande distribution alimentaire dans la capitale (chiffres 2010).


Quels sont les modèles alternatifs ? Compte tenu des chiffres qui viennent d’être présentés, il est n’est pas acquis qu’un réseau de plates-formes dédiées au service en 1 heure de commandes alimentaires soit durable- ment rentable. Quid du modèle alternatif reposant sur un prélèvement en magasin ? Dans certaines villes du Royaume- Uni, c’est ce qu’ont choisi Tesco (en complément d’une livrai- son à créneau garanti après 7 heures pour une commande avant une heure) et Sainsbury’s. Ce service requiert notam- ment un SI qui fournisse une vision exacte des stocks, et optimise l’affectation de la préparation et de la livraison au point de vente le plus proche non saturé. Il a par contre le mérite d’être flexible et de ne pas nécessiter d’investissement immobilier ni de stock dédié pour constituer une nouvelle infrastructure. Autre modèle intéressant, celui du site Deleasy : il propose les services de « shoppers » qui vont faire les courses demandées dans les supérettes ou magasins de proximité. Il permet notamment de combiner les sources d’approvisionnement tout en proposant un délai de 1 heure pour 5,90 €. Quel modèle sortira vainqueur ? Cela dépend probablement de l’évolution des modes de consommation, mais également de la force des différentes enseignes. L’appui sur les réseaux de points de vente existants ou en développement (le nombre de supé- rettes est en croissance dans les grandes agglomérations) semble toutefois un atout important. Mais l’extension de la livraison à délai ultracourt au non alimentaire (bri- colage, articles de sport, etc.) pourrait éga- lement changer la donne en augmentant les flux et les paniers moyens.


Répartition des magasins par arrondissement


©Amazon


© Apur


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