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Parole d’experts


Olivier Dubouis, associé du cabinet


de conseil Diagma. odubouis@diagma.com


Pierre Thuillier, consultant en supply


chain management chez Diagma.


pthuillier@diagma.com Livraison e-commerce à délai ultracourt:


les bonnes questions à se poser La tension sur les délais de livraison des commandes internet ne cesse d’augmenter. Amazon mène le tempo en fixant la barre toujours plus haut, avec une offre de livraison sous 1 heure via l’application Prime Now. Que penser de ce type d’offre ? À quelles attentes répond-il ? Quel en est le modèle économique ? Et surtout, quels en sont les impacts logistiques ?


S


elon une étude récente, les catégories de produits les plus susceptibles d’être concernés par des services de livraison en une heure sont les boissons, l’épicerie, l’hygiène et la beauté, puis les produits frais. Des consommables du


quotidien, jugés indispensables et non substituables en cas de rupture dans nos placards et réfrigérateurs. La même étude montre que le fait de payer la livraison est un frein important et que de nombreux clients préfèrent s’orienter vers un délai garanti de 2 heures. Dernier point important : les créneaux de livraison plébiscités sont 17 heures-19 heures et 20 heures-22 heures. Dans ces conditions, est-ce vraiment le délai ultracourt que recherchent les consommateurs ou bien la certitude d’être livré à l’heure et à l’endroit choisi en passant com- mande raisonnablement avant ?


Quel modèle logistique ? Autre question, quel type de commande est suffisamment urgent pour nécessiter une livraison en 1 heure et un coût de service significatif, alors même que la densité de maga- sins de proximité est très importante dans les grandes agglomérations (voir carte) ? Nous avons modélisé le réseau logistique nécessaire type pour garantir un tel ser- vice en agglomération. Si l’on souhaite toucher environ 30 % de la population, il faut au total environ 40 points de picking (dont une dizaine pour Paris et son agglomé- ration), situés par définition en zone urbaine. De ces points peuvent partir des tournées qui, dans le meilleur des cas, dureront 45 minutes, car il faut préparer les commandes. Selon notre expérience, si les tournées sont optimisées, on peut compter quatre arrêts par tournée de 45 minutes effectives. Dans cette configuration, les ordres de gran- deur de coûts sont les suivants :


98  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - SEPTEMBRE 2017 - N° 1 - Coût fixe d’une plate-forme : de 300 000 à 400 000 €


par an (variable selon le nombre de références et la localisa- tion), comprenant le SI, la location du bâtiment et les coûts administratifs. Il n’est atteignable que dans les arrondissements périphériques de Paris. - Coût de préparation : environ de 2 à 3 € par commande (pour une commande moyenne d’une dizaine d’articles). - Coût de livraison : environ 8 € par commande (modèle salarié) ou 4 € par commande (modèle type Uber). Ces coûts sont à comparer à un prix de 5,90 € demandé par Amazon pour bénéficier du service de livraison en 1 heure.


Densifier les tournées, même en heures creuses Pour tenir un tel service et saturer l’activité d’une plate-forme, il est nécessaire, selon ces hypothèses, de prévoir un départ toutes les 15 minutes dans huit directions à partir de chaque site, soit 130 commandes par heure. Sur 12 heures, en espérant pouvoir lisser, ce qui n’est pas toujours le cas, il faut environ 1 500 com- mandes par plate-forme. Dans la pratique, il en faut sans doute presque le double avec les alternances de cadence élevée aux heures de pointe et de cadence simple en heures creuses. Les deux leviers actionnables sont une offre suffisamment large et/ou la mutualisation des livraisons en heures creuses avec celles de clients ayant opté pour des livraisons en J+1. En résumé, dans l’hypothèse où le nombre de commandes est suffisamment élevé pour permettre l’optimisation des tournées de livraison,


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