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Enquête e-commerce


de 15 % par an, de 25 % à Paris, mi-décembre 2016, c’est 1 million de colis par jour qui ont été livrés, avec une exigence de vitesse, de bas coûts et de flexibilité, constate Jean-Sébastien Léridon, son directeur général. Dans le cadre de notre grand plan de transformation à cinq ans, nous avons opté pour la mécanisation de nos centres de tri, le développe- ment de notre IT, ainsi que sur une évolution de notre modèle commercial. Si nous travaillons tou- jours pour une cinquantaine de grands comptes comme Amazon, Cdiscount ou Vente-privee, nous souhaitons capter les flux des petits sites de vente en ligne et les flux C to C, afin qu’ils représentent un tiers de notre activité d’ici trois ans. Les nouveaux entrants sur le marché représentent des opportunités d’inventer de nouveaux services. »


La course à l’innovation


En partenariat avec la RATP, Relais Colis a ouvert en mai dernier des points relais en gare routière. Il teste également la livraison à domicile par Tousfac- teurs. Le groupe souhaite aussi mettre en place un service retour avec la start-up. En cette rentrée, il lance une nouvelle application pour ses 150 chauf- feurs en propre et ses sous-traitants, qui livrent au total 150 000 colis par jour au cours de 500 tournées. « L’objectif est de les géolocaliser et leur permettre de davantage communiquer avec le client. D’ici un an, ce dernier pourra suivre en temps réel son temps d’attente et la localisation du véhicule », précise Jean-Sébastien Léridon. Et d’envisager l’avenir proche : « Le standard s’établira en zone urbaine à la livraison dans la journée à domicile et le lende- main hors domicile. Les innovations vont porter sur des consignes mobiles, et les expériences d’utilisation de l’infrastructure ferroviaire (métro, tramway) vont


Le CDU sera-t-il l’ELU ?


Pierre Fournet, fondateur du cabinet Leon.


Selon un rapport, réalisé il y a cinq ans par le Centre d’analyse straté- gique, dans la plupart des villes françaises le fret urbain représente en moyenne 20% du trafic, 30% de l’occupation de la voirie et 30% des émissions de gaz à effet de serre. La solution ? Tout le monde est d’accord, c’est la livraison des magasins de centre-ville en camions électriques à partir de plates-formes mutualisées en périphérie. Sauf que ces fameux


centres de distribution urbains (CDU) ne se déploient pas, car les chargeurs ne savent pas s’unir (sauf l’industrie du livre), les transporteurs sont concurrents et les collectivités locales connaissent mal le monde de l’entreprise. Certes, les contraintes municipales se renforcent vis-à-vis des véhicules polluants dans un souci environnemental et de santé des habitants. Paris vise ainsi le zéro diesel pour 2020. Pourtant, déplore Pierre Fournet, « le parc de véhicules propres reste globalement faible, et la mutualisation aussi ». Mais fondateur du cabinet de conseil Leon reste cependant optimiste : « Le CDU va devenir incontournable pour la livraison propre du dernier kilomètre, car il permet de répondre à la croissance des flux et aux nouvelles contraintes réglemen- taires ». Pour Stéphane Platel, responsable livraison à domi- cile, service client et approvisionnement d’Ooshop, c’est là que se situe l’enjeu de la logistique du dernier kilomètre : «Les livraisons de proximité au départ d’ELU [espace logistique urbain, autre nom du CDU, ndlr] permettent d’envisager des livraisons en véhicules électriques et des gains de productivité en livraison ». Ooshop en loue déjà un à Lyon, qu’il partage avec Deret, d’où il livre en VUL électrique. Il en cherche acti- vement un sur Paris.


Jean-Sébastien Léridon, directeur général de Relais Colis.


se développer. » Son concurrent, Mondial Relay, joue la carte euro- péenne avec 23 sites de production, pour 36 000 points relais en comptant ceux de sa société sœur Hermès. Quelque 14 600 e-commerçants utilisent ses services, dont Amazon, Cdiscount, H&M, ainsi que les plates- formes C to C comme Priceminister et eBay. Mondial Relay dispose, à l’été, de 5 750 points relais en France et cible 6 100 points fin 2017. Le groupe envi- sage aujourd’hui d’offrir la livraison à domicile à vélo depuis les points relais. Pour Antoine Pottiez,


54  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - SEPTEMBRE 2017 - N° 1


directeur général de l’entreprise : « Beau- coup d’innovations s’additionnent actuellement sur de petits éléments. Mais les vrais changements sont pour demain, avec l’automatisation et le développe- ment de l’intelligence artificielle et de l’autonomie. D’ici cinq ans, les véhicules sans chauffeurs, à énergie propre comme l’électricité et l’hydrogène, feront des tournées pour déposer en pied d’immeu- ble, le destinataire ayant connaissance de l’heure d’arrivée sur son téléphone. Nous étudions nous-mêmes des projets robotiques ». Pour les pure players et les distributeurs, aujourd’hui en compétition frontale, l’enjeu pourrait se résumer ainsi : « plus vite, moins cher, plus fiable », ce qui n’est pas sans rappeler la fameuse devise olympique de Pierre de Coubertin « plus vite, plus haut, plus fort ». À la différence près que dans la jungle du dernier kilomètre, l’im- portant n’est pas de participer, mais d’être à la fois innovant et rentable.


CHRISTINECALAIS


Antoine Pottiez, directeur général de Mondial Relay.


©Vincent Colin


©Jean-Philippe Guillaume


©Barbara Grossmann


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