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l’adoption de mesures d’adaptation, de l’échauffement de leur climat de base ainsi que de leur exposition accrue à divers phé- nomènes extrêmes (Tubiello et Fischer, 2006; Brown et Funk, 2008). Cette situation accentuera l’inégalité des niveaux de pro- duction alimentaire entre les régions (Parry et coll., 2005).

Les incidences régionales seront plus prononcées en Afrique et en Asie occidentale où les rendements des cultures régionales dominantes pourraient diminuer de 15 à 35 % lorsque la haus- se de température aura atteint 3 ou 4 °C (Revue Stern, 2006). L’Afrique subsaharienne sera la région la plus durement attein- te, ce qui signifie que la région la plus pauvre et la plus exposée à l’insécurité alimentaire devra pâtir elle aussi de la plus grande contraction de la production et des revenus agricoles. Malgré l’incertitude qui prévaut au sujet des effets à court terme, les modèles relèvent de nombreux exemples dans lesquels la sé- curité alimentaire est manifestement menacée par les change- ments climatiques à l’horizon 2030, les pertes touchant cette fois-ci les cultures dominantes (Lobell et coll., 2008).

On note d’importantes variations dans les réactions des espèces dans différentes régions face au réchauffement du climat. A cet égard, Lobell et coll. (2008) ont classé en trois grandes catégo- ries les réactions aux projections des changements climatiques : 1) situation systématiquement négative, comme dans le cas du maïs d’Afrique australe; 2) situation très incertaine, allant d’essentiellement positive à essentiellement négative, comme dans le cas de l’arachide d’Asie du Sud; 3) situation relativement inchangée, comme dans le cas du blé ouest-africain. L’adapta- tion aux changements climatiques par la substitution de cultu- res moins vulnérables aux variétés existantes apparaît comme une option viable, qui est recommandée particulièrement pour l’Asie du Sud et l’Afrique australe, où il existe de très solides arguments en faveur de l’adaptation (Lobell et coll., 2008).

Les impacts varient aussi sensiblement selon les régions et les types de cultures. En Afrique australe, par exemple, Lobell et coll. (2008) ont estimé qu’en l’absence de toute mesure d’adap- tation aux changements climatiques, il y aurait des baisses de

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