ALIMENTATION D’ORIGINE ANIMALE
La production de viande a subi une augmentation sensible, pas- sant de 27 kilogrammes par personne entre 1974 et 1976 à 36 kilogrammes entre 1997 et 1999 (FAO, 2003); elle représente aujourd’hui environ 8 % de l’apport calorique chez l’homme sur le plan mondial (FAOSTAT, 2009). Dans diverses régions telles que les zones de pacage d’Afrique, les Andes et les zones montagneuses d’Asie centrale, l’élevage est le principal facteur dont dépend la sécurité alimentaire. Toutefois, la production de viande comporte de nombreux effets nuisibles pour l’envi- ronnement, en plus de l’inefficacité énergétique qui en résulte lorsque les animaux sont nourris avec des cultures vivrières. La superficie nécessaire à la production des aliments pour ani- maux représente à peu près le tiers de l’ensemble des terres arables. Les changements de régime alimentaire entraînant une consommation accrue de viande requièrent l’affectation de grandes superficies de terres cultivables aux activités pastorales et à la production d’aliments pour animaux pour les besoins de l’industrie de la viande (FAO, 2006; 2008).
L’expansion des zones de pacage est l’un des plus grands fac- teurs de déboisement en Amérique latine : quelque 70 % des
terres précédemment boisées de l’Amazonie servent de pâtura- ges, le reste étant pour une bonne part occupé par les cultures fourragères (FAO, 2006b). Dans les zones de terres sèches, environ 70 % des pâturages sont considérés comme des terres dégradées, essentiellement du fait du surpâturage, du compac- tage et de l’érosion dus aux activités pastorales (FAO, 2006b). En outre, le secteur de l’élevage joue souvent un rôle méconnu dans le réchauffement de la planète – on estime qu’il contribue pour 18 % aux émissions de gaz à effet de serre, soit une part supérieure à celle du secteur des transports (FAO, 2006b).
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