cultures comestibles 4600 kcal
Pertes de récolte
4 000
la récolte 4000 kcal
Fourrages 3 000
produits laitiers 2800 kcal
et déchets 2 000 Avaries
la consommation des ménages 2000 kcal
Disponible pour
Viande et Après
Récolte de
1 000
0 Champ Ménage
Figure 12. Estimation brute des niveaux de pertes, de conversion et de gaspillage d’aliments à différents stades de la chaîne d’ap- provisionnement alimentaire sur le plan mondial. Vers la fin des années 1990, les agriculteurs produisaient en moyenne l’équi- valent de 4 600 kilocalories par personne par jour (Smil, 2000), c’est-à-dire avant la conversion d’aliments en fourrages. Après déduction des pertes, des conversions et de gaspillage à diffé- rents stades de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, en- viron 2 800 kilocalories sont disponibles pour l’offre (aliments animaux et végétaux confondus) et, au bout de la chaîne, 2 000 kilocalories en moyenne – soit 43 % seulement des récoltes co- mestibles potentielles – sont disponibles pour la consomma- tion (source : Lundqvist et coll., 2008).
Les pertes alimentaires survenant dans les champs (entre la plantation et la récolte) pourraient atteindre 20 à 40 % des ré- coltes potentielles dans les pays en développement, du fait des dommages causés par les ravageurs et les pathogènes (Kader, 2005). Les pertes post-récolte varient considérablement selon les produits, les zones de production et les saisons. Aux Etats-Unis, les pertes de fruits et légumes frais se situent dans la fourchette de 2 à 23 % selon les produits, la moyenne générale étant d’en- viron 12 % de pertes entre le lieu de production et le point de consommation (Cappellini et Ceponis, 1984; Harvey, 1978; Ka- der, 2005). En 1995, selon Kantor et coll. (1999), les Etats-Unis ont enregistré au niveau des circuits de distribution au détail, de prestation de services alimentaires et de consommation des pertes alimentaires de l’ordre de 23 % pour les fruits et 25 % pour les légumes. Qui plus est, les pertes pourraient atteindre 25 à 50 % de la valeur économique totale du fait de l’altération de la qualité (Kader, 2005). D’autres estimations indiquent que près de 50 % des fruits et légumes produits deviennent des déchets (Henningsson, 2004). Enfin, des pertes et des gaspillages subs- tantiels surviennent au cours de la distribution au détail et de la consommation, par suite du rejet d’excédents de produits péris- sables et d’aliments non consommés. Bien que les estimations varient d’une source à l’autre, il apparaît clairement que les dé- chets alimentaires offrent de réelles possibilités, notamment en ce qui concerne leur utilisation dans l’alimentation des animaux, qui permettrait à son tour d’affecter à la consommation humaine les quantités de céréales utilisées pour nourrir les animaux.
En 2007,148 milliards de dollars ont été investis dans le mar- ché des énergies renouvelables, soit une augmentation de 60 % par rapport à l’année précédente. La récupération de l’éner- gie contenue dans les déchets agricoles se présente de plus en plus comme une opération réalisable à l’échelle industrielle; il importe d’accroître l’investissement dans l’amélioration techni- que des systèmes existants et la mise au point de systèmes in- novants pour la gestion des déchets, afin de promouvoir l’essor de l’économie verte.
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