INCIDENCES DE LA DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT SUR LES RENDEMENTS ET LES SUPERFICIES
Le milieu naturel et tous ses services écosystémiques englobent la base entière de la vie sur la planète, et il est impossible d’en quantifier ou d’en modéliser la valeur. L’état de l’environnement a – en tout temps – une incidence sur la production alimentaire, à travers son action sur les ressources en eau, les nutriments, les sols, les phénomènes climatiques et météorologiques, ainsi que sur les insectes qui assurent la pollinisation et contrôlent les infestations de parasites. L’état des écosystèmes agit aussi sur la proliféra- tion des pathogènes, des mauvaises herbes et des ravageurs, dont la présence influe di- rectement sur la qualité des terres cultivables disponibles, ainsi que sur les rendements et les récoltes.
La dégradation de l’environnement due à des pratiques et activités anthropiques non viables fait peser une grave menace sur l’ensemble du système productif de la planète.
La dégradation des sols et la conversion de terres cultivées pour produire des cultures non alimentaire telles que les biocarburants et le coton risqueraient fort de réduire les superficies cultivables disponibles de 8 à 20 % d’ici à 2050. En l’absence de politiques appropriées, les rendements actuels pourraient baisser d’au moins 5 à 25 % d’ici à 2050, du fait de facteurs tels que les infestations de certaines espèces de pathogènes, de mau- vaises herbes et d’insectes, les pénuries de ressources en eau dues à la surexploitation et la fonte des glaciers de l’Himalaya, l’érosion et l’épuisement des sols, ainsi que les changements climatiques. Les effets directs de ces facteurs ne toucheront qu’une partie de l’environnement, alors que leurs effets indirects, y compris les répercussions socio-économiques, pourraient être bien plus étendus
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