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normes rigoureuses d’hygiène et de qualité en matière de vente au détail de produits alimentaires, ces normes ayant pour effet d’entraver l’accès au marché. Le secteur des entreprises de distri- bution de produits alimentaires a progressé de façon continue au cours des dernières années. Entre 2004 et 2006, les dépenses alimentaires totales dans le monde ont grimpé de 16 %, passant de 5 500 milliards à 6 400 milliards de dollars. Durant cette pé- riode, les ventes réalisées par les détaillants ont crû de façon asy- métrique par rapport à celles des entreprises de transformation d’aliments ou de production d’intrants alimentaires. Les ventes des principales entreprises de transformation et de distribution se sont accrues de 13 %, contre 8 % pour les 10 premiers pays producteurs d’intrants, alors que celles des principaux détaillants ont augmenté de 40 % (IFPRI, 2007). Toutefois, à l’échelle mon- diale, l’industrie des intrants agricoles est plus monopolistique que celle de la vente au détail des produits agricoles. Dans le sec- teur des intrants agricoles, trois entreprises d’agrochimie contrô- lent près de la moitié du marché mondial (CNUCED, 2006), alors que les cinq plus grands détaillants de produits alimen- taires ne contrôlent que quelque 13 % de l’ensemble du marché.

Les échanges commerciaux et l’urbanisation influent sur les préférences des consommateurs. La diversification rapide du régime alimentaire des citadins ne peut être assurée par le biais de la traditionnelle chaîne d’approvisionnement alimentaire

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qui, dans nombre de pays en développement, est ancrée dans l’arrière-pays. Par conséquent, le recours à l’importation d’ali- ments pour faire face à la modification de la demande alimen- taire pourrait se révéler relativement plus pratique et moins onéreux que l’approvisionnement auprès de sources locales.

En Asie, les sociétés dont le riz est l’aliment de base tradition- nel consomment de plus en plus de blé sous forme de pain, de gâteaux, de pâtisseries et d’autres produits (Pingali and Rose- grant, 1998). Aujourd’hui, certains pays qui importent habituel- lement du riz pour combler leurs déficits alimentaires se tour- nent probablement vers l’importation de quantités accrues de blé (Pingali, 2004). Cette tendance se manifeste aussi à travers l’importation d’autres produits de régions tempérées tels que les légumes, le lait et les produits laitiers, ainsi que les fruits. Les importations nettes de cette catégorie de produits ont augmenté d’un facteur 13 au cours des 40 dernières années, le déficit ali- mentaire passant de 1,7 milliard de dollars en 1961/1963 à 24 milliards en 1997/1999 (Pingali, 2004). Entre 1997/1999 et 2030, l’augmentation cumulée des importations de ces produits devrait atteindre 154 %, contre 17 % pour les huiles végétales et les oléagineux, tandis que les importations de viande sont cen- sées augmenter de 389 %. Il en résulte une homogénéisation progressive des goûts alimentaires sur le plan mondial, mais avec des variations entre les régions (Pingali, 2004).

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