le moins de progrès dans la lutte contre la malnutrition infantile. En Asie de l’Est, le taux de pauvreté est tombé de près de 80 % en 1980 à moins de 20 % en 2005. En Asie de l’Est et notamment en Chine, la proportion d’enfants souffrant d’insuffisance pondérale a été réduite de moitié entre 1990 et 2006. Par contre, en dépit de ces améliora- tions survenues à partir de 1990, près de 50 % des enfants ont un poids insuffisant en Asie du Sud. Cette région compte à elle seule plus de la moitié des enfants malnutris du monde.
En plus de l’accroissement de la demande d’aliments dû à la crois- sance démographique, les changements observés dans les régimes alimentaires ont eux aussi une incidence sur la production alimen- taire mondiale. Le gonflement de la population s’accompagne d’une élévation des niveaux de revenus d’une vaste frange de la population mondiale (figure 5), qui se traduit par des niveaux élevés de la consom- mation d’aliments par personne et une évolution vers des régimes alimentaires riches en viande. La revalorisation des revenus entraîne une augmentation sensible de la consommation – et de la quantité des déchets et des rejets alimentaires (Henningsson, 2004).
LE RÔLE DES
2030
Kilocalories par personne par jour
2500 1997-99 Autres Légumineuses
Racines et tubercules Viande
1964-66 2000
CHANGEMENTS DE RÉGIMES ALIMENTAIRES
La production mondiale de céréales (notamment de blé, de riz et de maïs) joue un rôle essentiel dans l’offre alimentaire mondiale et représente environ 50 % de l’apport calorique chez l’être humain (figure 6) (FAO, 2003). Toute variation de la production ou de l’uti- lisation de céréales à des fins autres que la consommation humaine aura un effet immédiat sur la ration calorique d’une vaste frange de la population mondiale.
Près de la moitié de la production céréalière mondiale étant utilisée pour produire des aliments pour animaux, la proportion de viande dans les régimes alimentaires a une influence notable sur la deman- de mondiale d’aliments (Keyzer et coll., 2005). Il est estimé que la consommation de viande par personne par an devrait passer de 37,4 kg en 2000 à plus de 52 kg à l’horizon 2050 (FAO, 2006), et les be- soins en céréales pour la production intensive de viande pourraient augmenter considérablement pour se situer à plus de 50 % de la pro- duction céréalière totale (Keyzer et coll., 2005).
Sucre
Huiles végétales
1500
Autres céréales
1000 Blé
500 Riz 0
Figure 6. Evolution de la composition historique et projetée du régime alimentaire humain et de la valeur nutritive. (Source : FAO, 2008; FAOSTAT, 2009).
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