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Laurent Horbette, Directeur Général de Gicram


De l’entrepôt à la plate-forme logistique


Depuis les années 50, l’évolution des entrepôts s’explique par de multiples facteurs tels que la réglementation, l’avènement de la mondialisation ou encore l’évolution du mode de consommation. Explications de Laurent Horbette, Directeur Général du groupe Gicram, un acteur spécialisé en conception et développement de bâtiments industriels et logistique depuis une quarantaine d’années.


Supply Chain Magazine : Quels ont été selon vous les épisodes les plus marquants en ce qui concerne la typologie des entre- pôts ?


Laurent Horbette : Tout d’abord, il faut bien voir qu’au début du siècle dernier, le terme entrepôt n’était pas uti- lisé. On les appelait les maga- sins généraux. Ceux de Paris (inaugurés en 1931), mais aussi les Docks à Marseille, ont été bâtis sur des modèles britanniques, notamment celui des magasins généraux du port de Londres. Sur un plan logistique, les Magasins généraux de Paris présentaient d’ailleurs des caractéristiques


qui pourraient sembler assez avant-gardistes de nos jours, avec plusieurs étages, et un accès par voie fluviale, routière et ferroviaire. A la fin des années 60, apparaissent les précurseurs des « parcs logistiques » multi-bâtiment comme Garo- nor et Sogaris. Durant les années 70 et jusqu’à la fin des années 80, la plupart des entrepôts sont conçus selon une configuration de bâtiments intégrant une hauteur libre à 7 m ou 7,5 m sous


ferme, des bureaux en mezza- nine au-dessus de l’ensemble des portes à quai. D’abord en structure métallique, puis en béton, on retrouve ce type de bâtiment dans de nombreuses


zones industrielles et zones d’activités aux portes des grandes villes françaises.


SCMag : Quelle a été l’évolution suivante qui a conduit aux entrepôts tels que nous les connaissons ? L.H. : La bascule a lieu à partir de la fin des années 90, avec un renforcement sensible des prescriptions de la réglementation sur les ins- tallations classées ICPE, du code de l’urbanisme et du code du travail. En août 2002 notamment, un arrêté réglemente fortement la typologie des bâtiments logistiques en France, avec une taille maximale des cellules à 6.000 m2


et le retrait


obligatoire des façades de bâtiments à plus de 20 m des limites de propriété pour des questions de risques liés aux flux thermiques. En 2003, la grille Celog de cotation des immeubles logis- tiques est élaborée par l’Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise (Orie), en fonction de standards techniques (classe A, B, C). Celle-ci sera adaptée par la suite par Afilog. Les bâtiments de classe A correspondent à une évolution forte. Les contraintes en termes d’espace au sol imposées par la réglementation incitent les concepteurs à accroître la hauteur du bâtiment, qui passe à 8,5 m, puis 9 m libre sous poutre, ce qui offre la possibilité de racker sur 4 niveaux. Au milieu des années 2000, un entrepôt standard mesure 18.000 m2


, 24.000 m2 , voire 30.000 m2 pour ceux


considérés alors comme de grands bâtiments. C’est alors qu’apparaissent les 1ers


tiques et la notion de plate-forme logistique. Magasins généraux de Pantin 1931 66 N°114  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - MAI 2017


SCMag : Y a-t-il une réelle différence avec la notion d’entrepôt ? L.H. : Pas vraiment sur le fond, mais je dirais qu’une plate-forme désigne plus souvent un site avec plusieurs bâtiments logistiques. En fait, c’est surtout l’usage fait par les exploitants qui évolue, avec la mondialisation qui commence à monter en puissance dans les années 90 (les marchandises, une fois importées, doivent être souvent condi- tionnées avant leur expédition) et la massification du stockage et des flux de transport. Aujourd’hui, le fait de pouvoir concentrer son transport sur des plates-formes de 100.000 m2


voire plus, avec parcs logis-


©VILLE DE PANTIN


©GICRAM


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