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DOSSIER Mobilité et Traçabilité To B or not to BYOD1 A


Eric de Greef, Business Manager EMEA Mobility chez Honeywell


trimestre 2014, 53,4 % des Français étaient équipés d’un smartphone selon la Mobile Marke- ting Association. Un chiffre qui grimpe à 79,2 % pour les 15-24 ans, selon le site eco-conscient.com. Les smartphones étant désormais équipés de processeurs aussi puissants que les PDA (environ 4 Ghz pour les meilleurs), il n’est pas surprenant de les voir débarquer en milieu professionnel. Et ce n’est peut-être que le début : à l’été 2014, Apple et IBM ont signé un partena- riat pour développer ensemble des applications spéci- fiques dédiées aux professionnels visant à « redéfinir la façon d’accomplir le travail ». Dès lors se pose la ques- tion d’embrasser ou non cette tendance, de trancher entre praticité et sécurité, chacun choisissant son camp et défendant ses intérêts. « BYOD et réseau social, notam- ment intra-entreprise, sont de nouvelles pratiques qui vont de pair avec la génération Y, estime Cédric Cibot- Voisin, Country Manager France de l’éditeur de solutions de gestion de services IT EasyVista. Les gens ont des por- tables qui ne sont pas sécurisés mais on ne peut pas les empêcher de les utiliser au travail. Il faut donc le pro- mouvoir en proposant des solutions. Il n’est en effet pos- sible de contrôler l’accès aux données de l’entreprise que si l’on encourage les utilisateurs à le faire de façon res- ponsable. Avec nos solutions, l’utilisateur peut enregis- trer son portable ou sa tablette auprès du service IT, lequel peut alors maîtriser et sécuriser l’usage des maté- riels et l’accès aux données sensibles », préconise-t-il. Le smartphone, souvent fourni par les entreprises pour faire plaisir à leurs employés tout en exigeant une plus grande disponibilité en retour, apporte à la fois mobilité et flexi- bilité sur le plan professionnel. Pour certains, cet outil est un gage d’intégration rapide des sous-traitants et tra- vailleurs saisonniers, leur téléphone devenant un outil de travail. « Particulièrement adapté aux activités ayant fréquemment recours au travail par intérim, le BYOD permet d’utiliser le smartphone de l’intérimaire quel qu’il


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soit en y installant des applications professionnelles. C’est ce que permet de faire notre logiciel Symphony Warehouse Mobility », témoigne Jean-Daniel Chenne- vière, Product Manager WMS G.O.L.D. de Symphony EYC France. D’autres solutions comme DDS Mobile Tracking, sont aujourd’hui conçues nativement pour fonctionner sur smartphone, souvent indépendamment des OS (systèmes d’exploitation). Pour autant, le BYOD est loin de faire l’unanimité…


Bring your own… disaster « Je préfère parler de bring your own disaster, s’amuse Eric de Greef, Business Manager EMEA Mobility chez Honeywell. Cela peut permettre dans certains cas de gérer les périodes de pointe, mais qu’en est-il du partage des données ? Ensuite, il faut regarder le total cost of ownership. Il y a un fort risque de casse dans le trans- port et la logistique, il faut donc prendre en compte le coup de la panne et de l’immobilisation du matériel. Même pour un matériel moins cher au départ, le R.O.I. n’est pas toujours évident par rapport au terminal durci », avise-t-il. « S’il s’agit de gérer les pics d’activité, le plus simple est encore de tourner en 2X8 ou 3X8, en changeant la batterie si besoin, ainsi que le bandeau du casque si vous utilisez du vocal, soutient Chris Heslop, Marketing Manager EMEA pour Vocollect. En effet, le module électronique contenant les micros filtreurs de bruit, au cœur de la performance du casque Bluetooth SRX2, est détachable de la partie hygiénique, ce qui per- met une utilisation partagée entre les utilisateurs et les postes. Le bandeau ajustable est quant à lui propre à chacun, et représente un coût modeste », assure-t-il. Patrice Bélie, Directeur Général de l’intégrateur Hub One, accueille également l’utilisation du matériel personnel au travail avec une grande méfiance : « Le smartphone est parfois utilisé dans le transport où il peut avoir une fonction de géolocalisation et de gestion de missions. Il n’est pas forcément souhaitable de multiplier les outils du chauffeur livreur qui doit avant tout scanner les palettes. Dans le cas où il est imposé par une société qui veut diffuser sa solution propre comme un app store auprès de ses sous-traitants, le problème pour l’éditeur du TMS est la multiplication des OS car chaque télé- phone et chaque version d’OS se comporte différemment avec chaque version de browser. Cela devient vite ingé- rable et pose un problème de communication et de visibilité. Quant à la gestion des pics saisonniers, le smartphone n’est pas forcément la solution. Je pense que c’est à nous, sociétés de service, de réfléchir à une offre saisonnière pour nos clients qui n’ont pas intérêt à avoir une flotte dépareillée avec PDA et smartphones mais au contraire une solution homogène qui monte en puissance quand on en a besoin », relève-t-il. A quand la location de matériel pay-per-use ? ■ PM 1 : BRING YOU OWN DEVICE


70 N°90 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2014


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