fournisseurs de services d’impression 3D locaux. Ils profitent ainsi d’une qualité d’impression pro- fessionnelle pour leurs prototypes et créations sur site, en l’espace de quelques minutes ou de quelques heures. La commercialisation des nou- veaux produits s’en trouverait donc accélérée. Il est intéressant (et peut-être représentatif de la manière dont l’impression 3D affecte les four- nisseurs de prestations de transport, parallèle- ment à la chaîne d’approvisionnement) de remarquer qu’UPS, spécialiste du transport et de la logistique, a récemment commencé à propo- ser un service d’impression 3D dans certaines de ses boutiques aux États-Unis. Il rend ainsi l’im- pression 3D plus pratique et plus accessible aux consommateurs, tout en raccourcissant la chaîne d’approvisionnement.
Des stocks réduits
Les coûts d’entreposage sont élevés et les espaces de stockage limités. Dans le cas des objets pro- motionnels évoqués ci-dessus, les restaurants veulent en avoir suffisamment afin que leurs boutiques ne soient jamais en rupture, sans pour autant encombrer les espaces de stockage de ces restaurants ou de leurs centres de distribution. Ils veulent aussi éviter de se retrouver avec des objets sur les bras en fin de promotion. L’im- pression 3D réduit ainsi les stocks de sécurité en raccourcissant le temps de mise à disposition des objets aux propriétaires de restaurants. Ces res- taurants peuvent réduire leurs niveaux de stocks, sachant qu’en cas de demande imprévue, ils
pourront s’approvisionner depuis un entrepôt ou un centre de distribution national capable d’imprimer en 3D en quelques heures ou quelques jours, au lieu des semaines requises si un fabricant éloigné doit relancer une fabrica- tion et acheminer ces articles vers un centre de distribution.
Le même concept s’applique aux pièces ancien- nes ou uniques, fabriquées en petit nombre. Ima- ginez un fabricant d’articles de plomberie, comptant des centaines d’unités de stockage (SKU, pour Stock Keeping Units). Un audit de la chaîne logistique du fabricant a révélé que 10 % de ses SKU satisfaisaient 90 % de la demande. La société a donc recentré sa production en Asie pour ne fabriquer que les plus gros volumes de SKU. La technologie et les capacités d’impres- sion 3D des centres de distribution ont permis de répondre aux besoins d’articles à faible rota- tion au cas par cas, éliminant ainsi les coûts et l’inefficacité générés par la production, le trans- port et le stockage de centaines d’articles fabri- qués en petite quantité.
Offre de personnalisation pour les consommateurs Une grande part de l’attrait qu’exerce l’impres- sion 3D sur les consommateurs est liée à son potentiel de personnalisation des produits (par ex. coques protectrices pour smartphones, bijoux, montures de lunettes, etc.). Cependant, les imprimantes 3D personnelles disponibles sur le marché restent chères et nombre d’entre elles n’offrent pas encore la qualité et la pré- cision des imprimantes 3D profession- nelles. Avant que les imprimantes 3D personnelles ne deviennent des équipe- ments aussi courants, abordables et sophistiqués que les imprimantes à jet d’encre, les fabricants peuvent et doi- vent tirer profit de la technologie et des capacités d’impression 3D pour amélio- rer leur offre de services aux consom- mateurs en proposant de personnaliser les produits. Ceci garantirait aux fabri- cants un avantage concurrentiel sur leurs confrères réfractaires à l’impres- sion 3D. L’impression 3D évolue rapidement et vient bouleverser les chaînes d’appro- visionnement traditionnelles. Aussi, assurez-vous que votre société soit prête à tirer parti de l’énorme poten- tiel de cette technologie révolution- naire et à en récolter les bénéfices : coûts réduits, efficacité accrue et clients satisfaits. ■
DÉCEMBRE 2014 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°90 101
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