L’ESSENTIEL Mes Sorties. 13/11/2014, Lieusaint
Club Logistique de la Seine et Marne « Innovation et emploi logistique en Seine et Marne »
L
Christophe Lamy, Responsable des relations extérieures de Fedex
Jean-André Lasserre, Directeur des relations institutionnelles et des études à l’AFT
e 13 novembre après-midi s’est tenu dans les locaux de l’IUT Sénart, à Lieusaint, le 2e
séminaire annuel du Club de la Logistique de Seine et Marne,
Maurice Copet, DRH de CSP
Valérie Macrez, Déléguée Générale de l’Aslog
François Bruckner, Responsable de l’organisme de formation interne et des relations écoles de Kuehne+Nagel
Marc-Alain Mucret, Responsable emploi et services au MDEF Sénart
organisé par Seine et Marne Développement et l’EPA Sénart, en partenariat avec Supply Chain Magazine. Animé par Michel Savy, Professeur à l’Ecole des Ponts ParisTech et à l’Université Paris XII, ce séminaire avait pour thème : « Innovation et emploi logistique en Seine et Marne ». Après une courte allocation de bienvenue d’Antoine Meter, Directeur de l’IUT Sénart, Christophe Lamy, Responsable des relations extérieures de Fedex a évoqué le programme de People Service Profit (PSP) mis en œuvre dans sa société. L’expressiste américain accorde en effet une grande importance à la formation de ses salariés, à leur bien-être dans l’entreprise et à leurs perspectives d’évolution de carrière. « 75 % de nos Managers sont entrés comme employés », souligne Christophe Lamy. Autres caractéristiques : le SFA, une enquête de satisfaction anonyme des employés vis-à-vis de leur supérieur hiérarchique, la priorité donnée aux recrutements en interne et des « Awards » individuels, en plus des primes et salaires, pour récompenser les individus (fidélité, participation, etc.). Jean-André Lasserre, Directeur des relations institutionnelles et des études à l’AFT, a ensuite donné quelques grands repères chiffrés sur les métiers du transport et de la logistique et sur ce qui les caractérise. « Ce secteur représente 1,8 million d’emplois, rappelle-t-il. Les emplois logis- tiques sont très polarisés, d’où une forte sensibilité aux évolutions du marché. » Il note aussi « un phénomène de professionnalisation massif » (43 % des ouvriers sont qualifiés contre 4 à 5 % il y a 20 ans), avec un vrai suc- cès du Bac Pro Logistique, au détriment des autres for- mations. Par ailleurs, 50 % de ceux qui travaillent en logistique ont entre 20 et 39 ans, d’où une certaine « jeunesse ». Et d’ajouter : « Il y a 20 ans, les préoccu- pations des dirigeants étaient techniques et réglemen- taires. Aujourd’hui, il s’agit de faire connaître davantage le contexte de l’entreprise, de favoriser le travail en équipe et de mieux faire comprendre les consignes reçues ». Maurice Copet, DRH de CSP, insiste lui aussi sur la volonté de son entreprise « de donner une com- pétence logistique aux opérateurs de manière à ce qu’ils connaissent leur place dans la chaîne ». Il fait face à des difficultés de recrutement (extension des recherches sur l’Oise face à un bassin d’emploi « asséché » sur Roissy) et à la nécessité de faire cohabiter deux populations : une d’une moyenne d’âge de 40/45 ans avec 15/20 ans d’ancienneté avec une population très jeune. « En tant que prestataire logistique, nous devons nous adapter en permanence aux fluctuations journalières et l’Interim est un mode de recrutement fort pour nous ». Il souligne également une tendance à l’internationalisation crois- sante avec des répercussions sur les compétences atten-
22 N°90 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2014 Une vision pragmatique
Après ces premières thématiques prospectives ont été abordées celles de l’organisation, des métiers et de l’in- sertion professionnelle. Pour Valérie Macrez, Déléguée Générale de l’Aslog : « La fonction logistique est un véritable levier de performance et de compétitivité des entreprises et dans ce contexte, le mot formation a tout son sens ». Estimant que les métiers logistiques et Sup- ply Chain ne sont pas encore suffisamment reconnus, l’Aslog, membre de l’ELA, sollicite ses membres pour organiser une journée portes-ouvertes le 16 avril 2015, afin de faire mieux connaître la profession au grand public et de susciter des vocations. François Bruckner, Responsable de l’organisme de formation interne et des relations écoles de Kuehne+Nagel a exposé les dispari- tés existant en Seine et Marne en termes de bassins d’emplois : pas de problème pour recruter au Sud (Lieu- saint, Corbeil), bien desservi de plus par le RER ; beau- coup plus compliqué au Nord/Est. « A 30 km d’écart, sur le même territoire, il existe de fortes disparités au niveau bassin d’emplois et transport », observe-t-il. A noter que les critères d’implantation des clients du pres- tataire portent plus sur le barycentre de leurs activités ou sur les conditions locatives favorables que sur la capacité du prestataire à recruter... Face à une forte sai- sonnalité, K+N recourt aussi pour 20 à 25 % aux inté- rimaires, mais aussi à la modulation des horaires, ainsi qu’à la polyvalence. Pour attirer les profils, François Bruckner recommande aussi l’alternance. Marc-Alain Mucret, Responsable emploi et services au MDEF Sénart, a mis en avant une autre solution : les Groupe- ments d’Employeurs Logistiques (GEL). Existant depuis quatre ans à Sénart, ils visent à mutualiser les moyens (tâches administratives et juridiques) et à limiter les emplois précaires par des embauches en CDI. Le prin- cipe étant que les salariés détachés sont embauchés en CDI au sein de GEL (Association loi 1901) à temps plein. Le GEL de Sénart se compose de six adhérents : Geodis, Samada, ID Logistics, CGE Distribution, DPDJ groupe Staci et Wincanton. Depuis, deux autres pôles ont été créés sur Paris Est, regroupant près de 150 salariés et une trentaine d’entreprises adhérentes. Gérard Eude, Président de Seine et Marne Développement et Michel Bisson, Président de San de Sénart et Maire de Lieu- saint, ont conclu les interventions en rappelant respec- tivement que « Sénart est un territoire de la logistique mais aussi de sa montée en gamme par la création de valeur », et que « Sénart et la Seine et Marne ont fait le choix de la logistique avec un contrat de développe- ment du territoire portant sur l’innovation et l’écodé- veloppement ». ■ CP
dues : « Certains laboratoires internationaux voudraient que toutes les opératrices sachent lire l’anglais ».
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