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TABLE RONDE


d’Amazon ressort dans la plupart de mes rendez-vous avec des entreprises. Je dirais 9/10 fois. Il y a une grande peur de se faire balayer, notamment dans la grande distribution, relève Alain Borri (BP2R). Et chaque fonction est responsabilisée pour essayer de lan- cer des POC (proof of concept) et ali- menter la réfl exion. Dans les grandes entreprises, il y a un véritable enjeu de convergence pour accompagner la transformation au niveau des CDO (Chief Digital Offi cer). » « Le digital, dans les faits, n’est pas le sujet, estime pour sa part Lionel Muller (Kepler Consulting). L’intérêt du digital, c’est de remettre le client au milieu de la table, de casser les silos de la Supply Chain, de la production, du marketing, etc. C’est la capacité de prendre des décisions business. » « Qu’est-ce qu’on met derrière le digital ?, se demande Guillaume Allemand (Citwell). Du big data, de la maintenance prédictive, de la cobotique, de nouvelles lignes de production fl exibles, avec de grands écarts entre ce qui existe vraiment et ce qui appartient encore au rêve. Je pense que cela va régénérer notre métier parce que nous avons un vrai rôle de conseil pour faire la part des choses entre ce qui est opérationnel, pragmatique et ce qui l’est moins. » Pour Xavier-André Laly (Lasce), le niveau de rupture il y a 15 ans entre le monde de la logistique et celui du Supply Chain Management est com- parable à celui que l’on va connaître entre le SCM et le digital. « On va enfi n concrétiser le bon vieux mythe dont tous les consultants ont rêvé depuis


15 ans : le pilotage distribué, et non pas centralisé ou décentralisé, via des systèmes interopérables et compa- tibles ».


Les consultants se réinventent « Etes-vous prêts vous-mêmes, en tant que cabinets de conseil, à cette trans- formation digitale », lance Jean-Phi- lippe Guillaume. « Bien sûr que cela a des conséquences pour nous, lui répond Jean-François Michel (Free- log). Les nouvelles technos, beau- coup plus partageables, induisent des manières de travailler complètement différentes. Elles permettent d’aller beaucoup plus vite en termes de ges- tion du changement, qui est une dif- fi culté majeure dans les transforma- tions. Nous avons choisi des outils sur lesquels nous avons investi de la com- pétence. Il y en a certains pour lesquels tous nos consultants ont été formés et d’autres qui sont des outils réservés à nos experts, dans notre Freelab à Lyon. » Xavier-André Laly précise que le rapprochement de son cabinet avec le groupe Sopra Steria a justement pour but de coupler l’expertise métier et l’expertise digitale. « Tout l’enjeu est là : on ne fait rien de la techno seule mais sans elle, l’expertise métier n’a pas les moyens d’inventer. Cela dit, le digital en soi n’est pas une fi nalité. C’est une composante supplémen- taire que l’on doit intégrer dans notre façon de faire du conseil en manage- ment, tout en gardant notre expertise métier.


Cela oblige les consultants


à ajouter tous les jours des cordes à leur arc et à devenir des gens extrême-


Hervé Bellande, Associé Dirigeant d’Axoma Consultants Créé en 2008, le cabinet Axoma comptera une trentaine de consultants à fi n 2016. Ses missions : accompagner les transformations d’entreprises, notamment sur leur Supply Chain, dans différents secteurs d’activité.


Jean-Marc Soulier, Maxime Rabiller, 96 N°108  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2016


ment construits, solides sur plein de dimensions ». Même phénomène chez Cereza, racheté par le groupe Talan voici 4 ans. « Nous pouvons nous appuyer aujourd’hui sur un « lab » de 150 collaborateurs qui ont la capacité de monter de nouvelles architectures, de traiter les données et de réaliser des POC très rapidement, c’est ce que nous demandent nos clients », pointe Nicolas Recapet. « Dans les équipes de BravoSolution, il y avait d’un côté les consultants et de l’autre les ingé- nieurs, qui étaient des experts outils. Mais à présent de plus en plus de missions sont mixtes. C’est vraiment


Fabrice Bonneau, Directeur Général d’Argon Consulting Avec 120 consultants répartis entre le siège de Levallois et Londres, Argon intervient sur l’ensemble des opérations, dont la Supply Chain, qui est son expertise historique, mais également les achats, le manufacturing et la maintenance.


©C.POLGE


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