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TABLE RONDE


chacun partage ses actifs. Mais je n’ai pas encore d’applications à vous décrire dans le monde de la Supply Chain, ajoute-t-il, avant de fi nalement se raviser : Les technologies de type blockchain rendent possible un pilo- tage systémique, avec lequel on peut reconfi gurer son écosystème associé à son entreprise avec une vélocité ini- maginable. Aujourd’hui, on dit que la robustesse de l’écosystème fait la force de la Supply Chain, sauf que ça évolue à une vitesse incroyable parce que les usages changent très vite. Donc, l’en- treprise qui arrivera à survivre demain sera celle qui arrivera à faire un pilo- tage systémique de sa Supply Chain et de son écosystème, de façon à se reconfi gurer en permanence ».


Visions pour 2020 Pour conclure la table ronde, les consultants sont invités à partager leur vision de la Supply Chain dans 5 à 10 ans. Là encore, prudence. Fabrice Bonneau est le premier à se lancer. « Restons humbles, je me rap- pelle qu’il y a 15 ans, nous avions tous une vision à terme très intégrée, très


transversale, voire très centra-


lisée. Parmi les entreprises qui sont parties dans cette direction, certaines ont réussi, d’autres… ont connu des catastrophes. On se rend compte maintenant qu’une bonne décision prise localement, avec les bons leviers vaut souvent bien mieux qu’une Sup- ply Chain trop intégrée. N’en tirons donc pas comme conclusion que le fait d’avoir encore plus d’informations va


Jean-Marc Soulier,


Président de Metis Consulting Spécialisé à 100 % en Supply Chain Management (en incluant


les problématiques de manufacturing), le cabinet Metis Consulting regroupe 35 consultants et intervient sur l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur des opérations, de la création du produit jusqu’aux canaux de vente et aux clients.


nous permettre enfi n de tout piloter en central ». « 2020 est un horizon très court, fait remarquer Jean-Marc Sou- lier. Et les réponses seront très variées suivant les secteurs et la position dans la chaîne de valeur. Le retail est par exemple déjà transformé dès à présent par la montée en puissance du canal internet, de manière dure. Et je pense que cela va continuer. Mais ce qui va prendre du temps, c’est l’industriali- sation de ces nouveaux usages et ces nouvelles pratiques. » Sur le secteur industriel, Jean-François Michel voit surtout un gros travail à faire sur les


Filipe Torregrosa, Directeur de la Practice Supply Chain chez BravoSolution A la fois cabinet de conseil sur les achats et la Supply Chain et éditeur de suite logiciels d’e-achats, BravoSolution emploie 650 personnes dans 14 bureaux dans le monde. Ces 2 activités pèsent un poids relativement équivalent en termes de CA. Les projets Supply Chain représentent entre 30 et 40 % de l’activité conseil.


données, qui va prendre « un cer- tain temps. Il va y avoir beaucoup de dépenses sur ces sujets-là, et il va fal- loir choisir, parce qu’ils ne pourront pas tout faire. En effet, derrière la digitalisation, il y a des capteurs, qui existent déjà en aéronautique ou dans le ferroviaire, mais pas dans toutes les industries. Les enjeux sont colossaux. Encore faut-il mettre en place tous ces outils d’acquisition et pouvoir travail- ler sur des données fi ables ».  PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC ROGNON


Jean-Luc Rognon, Flavien Lamarque, Olivier Dubouis, Xavier-André Laly, Guillaume Allemand, Filipe Torregrosa et Hervé Bellande


104 N°108  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2016


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