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News d’Ici et d’Ailleurs par Michel Gavaud


Directeur Idelog - www.idelog.fr/dictionnaire 1.307


Les champions cachés de l’Allemagne Lorsque l’on parle de champions allemands, on pense aussitôt à BMW, Siemens ou Bayer. Mais lorsque l’on sait que l’Allemagne n’a que 28 entreprises dans le classement des Fortune 500, soit bien moins que la France ou le Royaume Uni, on peut se demander si son poids n’a pas été exagéré. Cependant, si l’on considère qu’elle compterait 1.307 champions cachés, soit 9 fois plus que le Royaume Uni et la France réunis et presque 50 % des 2.746 recensés dans le monde, on peut se demander si, une fois de plus, nous n’avons pas su apprécier la situation de l’industrie en France. Mais un champion caché, c’est quoi ? Le plus souvent une entreprise familiale qui


répond à 3 critères : 


Elle fait partie des 3 premières dans le monde ou est la première sur son continent  Elle a un CA inférieur à 4,5 Md€ (5 Md$)  Elle est peu connue du grand public


C’est ainsi l’exemple de Delo, qui fabrique des adhésifs spéciaux pour 80 % des smart cards et 50 % des mobiles, dont même les Iphones. Ou de Tetra, très bien connue des aquariophiles puisqu’elle détient 60 % du marché mondial des ali- ments pour poissons ornementaux. Comme le taux de turnover des champions cachés allemands est de 2,7 % contre 7,3 % pour le reste de l’Allemagne et autour de 30 % pour les USA ; comme leur marge est de 7,3 % contre 6,3 % pour les 110 plus grosses entreprises allemandes,


on peut imaginer qu’elles ont beaucoup de communautés de pratiques.


Voici 7 leçons que nous pouvons retenir : 1. Elles se donnent des objectifs extrêmement ambitieux en termes de croissance et de conquête du marché. 2. Elles se focalisent sur des niches étroites dont elles optimisent la chaîne de valeur. 3. C’est par la mondialisation que pour ces niches étroites elles s’ouvrent un marché très large. 4. Avec l’innovation comme moteur, leur effi cience des activités de recherche et de développement


est 5 fois supérieure à celle des grands groupes. 5. Avant même l’innovation, leur plus grande force réside dans la satisfaction de leurs clients. 6. La loyauté des employés et leur qualifi cation très poussée garan- tissent leur pérennité. 7. Elles bénéfi cient d’un manage- ment très fort, voire autoritaire, dans les principes mais fl exible dans les détails.


Combien de petits patrons français attendent qu’on les libère de leurs carcans administratifs, réglementaires et fi scaux pour devenir, eux aussi, des champions cachés ?


85 % Plus de jobs, à qui la faute ? En mai 2012, était créé le Ministère du Redressement Productif, son ministre ayant trouvé génial de se fi xer comme objectif l’amélioration de la productivité. Il est dommage qu’il ait attendu 4 ans et la perte de son ministère pour apprendre, en allant se former sur l’économie à l’Insead, que la France était déjà 4e


en 2013. Est-ce une des raisons pour lesquelles nous sommes 32e en 2016 ?


pour sa productivité. Et


son cabinet ne lui a probablement pas dit que nous étions beaucoup plus mal classés pour notre compétitivité : 23e


Notre ex-ministre du MRP devrait être encore plus perturbé en prenant connaissance d’une étude que la Ball State University vient de publier. Selon cette étude bien documentée, la perte de 8% des jobs dans l’industrie serait due à une amélioration de la productivité, la délocalisation n’en étant responsable que pour 1%. Et lorsque selon le World Economic Forum, la France est classée 132e bonne piste pour cet ex-ministre candidat.


pour le poids de sa fi scalité voici une Retrouvez l’intégralité des News du mois sur le site Idelog.fr 108 N°108  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2016


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