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TABLE RONDE


ler préfère se concentrer sur la situa- tion dans l’industrie : « La moyenne du parc machines en France est de 19 ans, contre 7 ans en Allemagne. Le changement de machines va non seulement faire gagner en productivité mais ça peut être aussi une opportu- nité par rapport au digital car tous les constructeurs de machines indus- trielles – Siemens, GE, Bosch, ou autres – sont les premiers à commu- niquer sur le digital. Cela va peut-être accélérer de manière « naturelle » la digitalisation des usines françaises. Je le souhaite en tout cas ». Jean-Marc Soulier rappelle que le monde de la distribution a déjà entamé sa trans- formation omni-canal, avec un degré de maturité plutôt avancé. « Le métier du vendeur a énormément changé. Avec sa tablette, il ne vend pas sim- plement le stock présent en magasin mais l’ensemble de l’assortiment, ainsi que le service de livraison ou de mise à disposition au client qui est en face de lui. Dans certaines enseignes fran- çaises, le livreur est aussi capable de vendre des accessoires ».


Jusqu’où va le conseil ?


« Je pense que l’enjeu est en train de dépasser tout ce qui vient d’être dit, intervient Guillaume Allemand. Nous avons des clients qui nous demandent de leur décrire l’image, la « big pic- ture » de ce que sera demain la Supply Chain de leur entreprise. Va-t-on chan- ger de paradigme ? Continuera-t-on à produire à base de prévisions ? Nous sommes là aussi pour donner une vision à nos clients, et pour rendre prag- matiques des concepts innovants. »


Laurent Perea, Lionel Muller, Jean-François Michel et Nicolas Recapet


« Conseiller sur la manière de faire des prévisions en utilisant éventuellement du big data, ou d’optimiser les opéra- tions dans un entrepôt avec de l’au- tomatisation, oui bien sûr,


mais pas


sur la vraie transformation digitale qui relève de la modifi cation des business models des entreprises et concerne des directions générales avec qui nous ne sommes pas toujours en contact, sur- tout dans les grands groupes », réagit Hervé Bellande.


Nicolas Recapet,


Manager de l’activité Supply Chain chez Cereza (groupe Talan) Dédié aux activités de conseil en management et IT, notamment dans le monde du transport (ferroviaire et routier) et de la Supply Chain, Cereza compte 110 consultants sur 2 pôles majeurs, Paris et Lyon.


Laurent Perea, Directeur Associé Manufacturing et Supply Chain


chez Capgemini Consulting Avec 4.500 personnes dans le monde et 850 à Paris, Capgemini Consulting est un cabinet multi-spécialiste dont l’activité SC/performance industrielle/ lean management s’appuie sur 130 consultants en France (environ 500 dans le monde).


102 N°108  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - OCTOBRE 2016


Bienvenue dans l’ère de la data Lionel Muller souhaite revenir sur la notion de data : « Dans les entre- prises, les données sont silotées, réser- vées. Le marketing garde un certain nombre d’infos, les digère, avant de les transmettre à la Supply Chain, par exemple. Le processus S&OP est fi nalement une petite bataille entre les uns et les autres sur la prévision. Et le digital est la capacité de démo- cratiser la data en la traitant, en la modifi ant, pour que fi nalement il n’y ait plus cette rétention d’informations. Cela va être un changement profond dans les organisations et la manière de travailler les uns avec les autres. L’ensemble de la chaîne de valeur, y compris les fournisseurs de rang 1 et 2, seront instantanément infor- més, et cela permettra de supprimer un certain nombre de stocks. C’est là qu’on va commencer à gagner ». Cette idée de démocratisation des données est aussi ce qui a guidé l’initiative d’agenda digital partagé menée par GS1, à laquelle participe Cereza ». « C’est compliqué aujourd’hui pour les transporteurs qui doivent se connecter à des plates-formes pour prendre ren- dez-vous. Pour une même entreprise destinataire, il peut y avoir autant de plates-formes ou de systèmes informa- tiques que d’entrepôts à livrer. C’est un


©C.POLGE


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