44 %
Le coût du gaspillage C’est en pourcentage le gaspillage qu’Unilever pourrait éviter dans sa Supply Chain aux USA, s’il avait un réseau logistique « parfait ». Ceci selon Matt Algar, Logistics Director chez Unilever lors d’une conférence utilisateurs de Llamasoft, à Ann Harbor. Pour cela, il détermina les com- posants du coût (inefficience du réseau, variances opérationnelles, etc.) qui expliquaient la différence entre le réseau théoriquement parfait et la réalité. 44 % c’est énorme, mais deux questions se posent à nous. Ces calculs sont faits sur la base du réseau existant et des solutions rete- nues pour le créer. Qu’en serait-il si, comme chez Dell, un changement de paradigme conduisait à une refonte complète du réseau d’Unilever ? Les calculs ont été faits sur la base des choix actuels en termes de réac- tivité, de niveau de stock et de service client. Qu’en serait-il des coûts si Unilever décidait d’améliorer ces KPI. Est-il plus judicieux de calculer les
coûts (dépenses) ou d’évaluer les opportunités de gains (recettes) réalisables avec de meilleurs KPIs? Bientôt une réponse d’Unilever à ces questions?
250 Md
La poule aux œufs d’or ! Il était une fois un distributeur qui voulait proposer les prix les plus bas tous les jours. Après avoir fait pression sur ses fournisseurs nationaux, il alla chercher des fournisseurs plus « intéressants » au-delà des mers, laissant progressivement dépérir ses fournisseurs locaux. Et puis, dans le temps, constatant qu’avec la crise ses clients sans travail ou avec des salaires trop faibles désertaient ses magasins, il se rappela le choix d’Henri Ford de payer suffisamment bien ses employés pour qu’ils puissent acheter les voitures qu’ils fabriquaient. L’année dernière, il s’engageait à acheter pour 250 Md à des four- nisseurs locaux sur les 10 ans à venir. Cette année, il doit déchanter, car les fournisseurs locaux qui avaient
dû licencier en masse se révèlent incapables non seulement de trouver les compétences néces- saires mais aussi les composants, eux aussi transférés au-delà des mers. Bien entendu, ce n’est qu’un conte car nul n’oserait imaginer qu’un tel scénario puisse se produire. C’est pourquoi je n’ai pas indiqué d’unités monétaires : $, £ ou € à ces 250 Md. Dans quel pays un distributeur irait-il tuer la poule aux œufs d’or?
Mais si ce conte avait un sens et se passait aux Etats Unis, n’y aurait-il pas des oppor- tunités aussi bien pour des fournisseurs que pour des professionnels expérimentés et une incitation à s’y inviter, voire d’y créer des alliances ?
Restons français et branchés Lorsque début 2014, Jean-Philippe Guillaume me fit part d’une demande récurrente de nombre de ses contacts de disposer d’un dictionnaire français de Supply Chain, il savait que j’avais déjà conduit la traduction de plusieurs éditions du célèbre dic- tionnaire de l’Apics. Il savait aussi que j’avais réalisé avec Raymond Biteau un dic- tionnaire des termes de gestion industrielle, parrainé par la Délégation Générale à la Langue Française et tiré à 7.000 exemplaires. De là vint l’idée d’aller plus loin et de proposer un dictionnaire disponible en ligne et mis à jour en permanence. A ce jour, près de 1.800 termes sont accessibles en ligne sur
www.idelog.fr. A chaque terme sont associés le genre, la définition du terme ou la signification de l’acronyme, le ou les synonymes et le ou les termes anglais correspondants. Des hyperliens peuvent conduire vers d’autres termes et définitions. Ce dictionnaire est appelé à se développer et devait dépasser les 2.000 termes avant fin 2014. Mais comme disent les Américains: « There is no free lunch ». Ce qui signifie qu’en échange de cet accès libre, il vous est demandé de contribuer à son évolution et, avec votre accord, de figurer sur le « Hall of Fame » (c’est quand même mieux que Tableau d’honneur) des contributeurs significatifs. Bonne lecture et bonne écriture !
1.800 + JUILLET-AOÛT 2014 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°86 77
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