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VISITE DU SITE LOGISTIQUE CENTRAL DE MIONS (69)


consommation, et à dégager ces pro- duits de l’entrepôt de Mions. Les filiales européennes pouvant du coup être livrées depuis ces UPL (conduits & accessoires) ou l’entrepôt central de Mions (autres produits). Enfin, le but était aussi de revoir le schéma de flux intersites pour le simplifier et d’arrêter le cross-docking en interne.


De grandes ambitions


« Une fois que cette mission a été effec- tuée, j’ai repris la main pour la mise en place, avec pour ambition de gagner 1,5 M€ sur les coûts logistiques et transport mais aussi 15 points de taux de service. Le tout pour un budget infé- rieur à 100 K⇔. A part mon équipe présente aujourd’hui, je dois dire que peu y croyaient !, reconnaît Florent Badiou, qui parvient néanmoins à convaincre le Comité de Direction. Le risque financier n’était pas énorme en tant que tel et nous pouvions revenir en arrière. Mais c’est surtout qu’Aldes avait été traumatisé par deux gros pro- jets logistiques qui avaient eu de fortes répercussions sur les clients. Heureu- sement pour moi, notre Président a été Responsable SC dans son parcours, ce qui lui donne une bonne compréhen- sion du métier et du rôle que joue une Supply Chain dans la performance d’une organisation. » Et c’est ainsi que le projet est lancé officiellement en janvier 2013. En fait, décision est prise de centraliser sur Mions les livraisons vers le Benelux et l’Allemagne (étant donné que les conduits & accessoires n’y sont pas vendus !) et début mars 2013, de fermer les entrepôts qu’Aldes gère dans ces pays, tout en supprimant le cross-docking.


Une vraie remise en cause de l’existant


Début juin, un autre gros chantier est entamé : la création de typologies de commandes (stock, chantier, SAV et comptoir) avec des règles simples (ex : les commandes conduits & accessoires sont des commandes chantier qui par- tent des six plates-formes), en rempla- cement d’un développement spécifique complexe sous SAP. « Ce système cal- culait des dates de livraison par groupes de commandes en fonction de la disponibilité produit par point d’ex-


RECEPTION. 11 quais de réception reçoivent 4.500 à 5.000 commandes par semaine (du colis à la palette) en provenance des quatre usines Aldes, des autres sites et de fournisseurs externes. Les quais 1 à 3 sont dédiés à l’expédition grand export, qui part en majorité en enlèvements clients.


STOCKAGE. Mions comporte 3.000 emplacements de prélèvement au sol et 11.000 emplacement de réserve.


) et Exapaq comme messager mono-colis, le reste partant de Mions par affrètement. Il loue aussi à CGVL des camions pour les tournées régio- nales (ex : trois camions qui livrent les conduits et accessoires depuis Mions sur une région allant de Dijon à Mon- télimar et de Clermont-Ferrand en Haute Savoie). « Nous avons gagné 1,2 M€ sur un budget transport de 10 M€. On a refait cinq ou six fois les calculs pour se rassurer parce qu’on se demandait vraiment comment on ne l’avait pas vu avant ! », avoue le Res- ponsable SC. « Repartir du besoin client avec un cabinet extérieur fait émerger d’autres horizons de réflexion et laisse


pédition. Personne ne le maîtrisait et il générait des âneries dans les com- mandes », ponctue Florent Badiou. L’arrêt du cross-docking met aussi fin aux contrats avec les transporteurs qui le géraient. Aldes contractualise alors avec le messager Geodis (six tournées par jour de Mions vers Genay, jusqu’à 3 m3


apparaître de nouveaux enjeux », confirme Philippe Magnard, Associé de Segeco Consulting. « Ici, une approche différenciée des flux permet de créer un tel avantage concurrentiel et écono- mique qu’il est de notre rôle d’aider nos clients à raisonner en dehors des sché- mas habituels », renchérit Nicolas Chaudier, Manager chez Segeco Consulting.


Pari tenu ! « Lorsque nous avons appuyé sur le bouton en juin 2013, nous n’avons pas eu de problème globalement au démar- rage alors que nous avions effectué beaucoup de changements », observe Florent Badiou. Formation du person- nel à la saisie des commandes selon la nouvelle typologie, revue de tous les articles configurés différemment, investissement dans des racks de stockage sur les sites régionaux et changement de mode de travail com- plet sur Mions. « Avant, la cellule


JUILLET-AOÛT 2014 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°86 31


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