ENQUÊTE Pièces de rechange
sommes le plus souvent en contact avec les VP Supply Chain et SAV. Ce sont eux qui gèrent les inventaires et le côté opérationnel », partage Tony Abouzo- lof. « Nos interlocuteurs sont les logis- ticiens et les responsables du « cus- tomer service », la DSI vient après, en validation. Elle est d’ailleurs parfois outsourcée », répond à son tour Frédé- ric Doutriaux. « Le monde de la pièce détachée, avait historiquement des préoccupations très opérationnelles, avec une tendance à considérer de façon séparée le niveau des stocks et l’optimisation du réseau logistique, analyse Gilles Alais. C’est de moins en moins vrai, avec une demande accrue d’outils d’aide à la décision tactique, voire stratégique afin de répondre aux enjeux de type : agilité, réactivité, capacité d’adaptation aux circuits courts et à la forte croissance du nom- bre de références... En d’autres termes, l’informatique doit aider le décideur à se positionner sur des questions plus cruciales : Où implanter un entrepôt ? Quelle doit être sa taille ? Comment déployer le stock ? »
People, process et technologie
Pour l’un de nos spécialistes, maîtriser ses stocks requiert la conjugaison de trois éléments : « people + process +
technologie ». En matière de technolo- gie, il existe divers types de logiciels à l’aise avec la gestion et l’optimisation des stocks de pièces de rechange. Sur le plan fonctionnel, certains sont des généralistes (ERP) et d’autres des spé- cialistes de l’optimisation de stocks. Les éditeurs de solution d’optimisation de stocks, qui revendiquent une spéciali- sation en pièces de rechange, ne sont pas nombreux. Ainsi, Slimstock met en avant des installations chez Mister Auto, Fokker Elmo (Câblage aérospa- tial) et Sotra Seperef. Barloworld SCS a installé ses solutions chez Sabena Technics (MRO), Telstra (télécom) et Volkswagen. Syncron a déployé sa solution chez Toyota, Volvo ou encore Electrolux. Enfin, PTC, plus connu pour ses solutions de PLM (Product Lifecycle Management), a développé
des applications de SLM (Service Life- cycle Management) via le rachat de MCA et Servigistics, dédiés à l’optimi- sation de stocks de pièces détachées. Les solutions spécialisées mettent en avant leur bonne connaissance métier. Selon Tony Abouzolof, les ERP ne sont pas assez pointus en termes de prévi- sions, n’offrent pas assez de visibilité et ne vont pas assez loin dans l’opti- misation. Ils n’offrent pas, au contraire de Syncron ou PTC, par exemple, de module de pricing. Ceci expliquerait l’intérêt grandissant pour les solutions spécifiques. « Notre cœur de métier sont les industriels et opérateurs, les gens qui produisent les pièces et qui les uti- lisent pour proposer des services. Lorsqu’il y a une forte problématique de réseaux distribués, de nomenclature, de maintenance, réparation et d’ana- lyse détaillée des opérations de service, ils se tournent vers nous. Notre outil sait par exemple calculer combien il faudra de chaque pièce pour atteindre le taux de disponibilité voulu, cela per- met d’optimiser le stock » atteste Fré- déric Doutriaux. Les clients de PTC se nomment Dell, Honeywell, Dassault et beaucoup d’autres dans le secteur de l’aéronautique. Editeur majeur d’ERP, Oracle se pose en concurrent direct avec son module Service Parts Plan- ning. Celui-ci a trouvé preneur chez Korean Airlines, Virgin Media et éga- lement Sun Microsystems, fabricant de serveur récemment passé dans le giron d’Oracle. « Sun expédie chaque année environ un million d’articles. En un an, le stock de pièces a été divisé par deux, de 800 à 400 M$, à taux de service constant (90 %), et le stock de sécurité a baissé de 20 M$ », dévoile Lionel Albert. Enfin, certains préfèrent utiliser une solution « standard », générale- ment SAP, quitte à développer un module maison d’optimisation. C’est la solution qu’a retenue Wilo Salmson France. « Certaines technologies per- mettent des choses assez impression- nantes. Service Parts Planning, que nous avons développé conjointement avec Deloitte et Ford, est l’état de l’art de la gestion des stocks. Mais ça ne fait pas tout. C’est un tiers de la perfor- mance. Le reste c’est les gens et leurs compétences », insiste ce spécialiste. ■ PIERREMONCEAUX
44 N°86 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUILLET-AOÛT 2014
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