la substitution d’une référence par une autre afin d’éviter stocks morts et duplications. Il permet enfin, de par la vision transversale qu’il peut donner sur les stocks, d’éviter de coûteuses redondances, une pièce pouvant alors être stockée dans un entrepôt central plutôt que sur de multiples sites, tout en restant accessible en J+1 dans la plupart des cas.
(Cofely Endel), réduire les stocks, et donc les stocks morts, est la demande la plus pressante « parce qu’il y a trop de pièces dormantes, trop d’obso- lescence. Tout cela coûte trop cher. La deuxième exigence porte sur le taux de service ».
De la pièce au service
Un grand nombre de prestataires s’en- gagent à présent sur des taux de ser- vice. « Avant le prestataire vendait juste de la pièce de rechange. Aujour- d’hui, il vend du kilomètre », confirme Frédéric Doutriaux (PTC). C’est en effet le lot quotidien de la société Daher : « Le client nous confie son stock et nous nous engageons sur des taux de service. Nous pouvons être soumis à des pénalités en cas de manquement, révèle Patrick Jeanroy. C’est une pro- blématique d’urgence, on ne laisse pas sur le tarmac un avion en panne. Nous travaillons très fortement avec nos clients le positionnement géographique des stocks AOG (Aircraft On Ground) pour être capable de mettre à disposi- tion les pièces sur place le plus rapide- ment possible. » Ce qui requiert de pouvoir suivre les pièces en question : « Le cycle de vie d’une pièce de rechange est complexe et nécessite un système d’informations performant pour son suivi, notamment dans la boucle de réparation où la pièce peut connaître plusieurs états (à livrer, à scraper…). Dans nos secteurs, c’est un process qui nécessite des qualifications spécifiques, la quasi-totalité des pièces pouvant être avionnables », poursuit Patrick Jeanroy. Un bon SI est égale- ment nécessaire pour mettre à jour les inventaires, notamment au moment de
Un compromis entre géographie et transport La répartition géographique du stock semble être une piste de réflexion pri- vilégiée. Elle s’articule souvent autour d’un arbitrage entre le coût du stock (pièces, entreposage, inventaires, dépré- ciation), la disponibilité des pièces et le coût du transport. Et la tendance est clairement à la centralisation. Ainsi, Wilo Salmson France, fabricant de pompes industrielles utilisées notam- ment dans le bâtiment, a décidé en 2013 de recentrer l’entreposage de ses pièces de rechange (et composants de production) sur une seule et même plate-forme à Louverné (53) afin de gagner en efficacité et en visibilité, tout en minimisant la redondance des pièces. « Sous 24 h, nous pouvons livrer toute la France. Avec l’ERP SAP, nous avons une visibilité en temps réel sur l’ensemble des stocks, sur tous les composants, de tous les sites de pro- duction en Europe », garantit Vincent Baudry, Responsable du Pôle Services. D’autres utilisent le transport comme composant actif dans la réflexion glo- bale d’optimisation. « Selon les besoins du client et sa carte d’expéditions, nous déterminons avec lui où placer une plate-forme logistique en fonction de la provenance et de la destination des marchandises. Nous cherchons le meil- leur compromis entre géographie et transport », assure Eric Cabaillé (Trans- port Cabaillé).
Une question de criticité de la pièce
Pour Luc Baetens (Möbius), le problème est ailleurs. « On peut se poser la ques- tion du coût du transport par rapport au coût du stockage, mais la question géographique est axée sur la criticité de la pièce. Si la pièce est critique, on la rapproche du client, le coût de trans-
Patrick Jeanroy, Directeur Logistique et Service, Daher
Aéronautique
Vincent Baudry, Responsable du Pôle Services
Wilo Salmson France
Baetens, Managing Director
chez Möbius France
Luc
Frédéric Doutriaux, SLM
Strategic Accounts, PTC
JUILLET-AOÛT 2014 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE ■ N°86 41
©ASTRE
©PTC
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