MANAGEMENT
exécution les décisions prises en comité de pilotage, je suis en même temps très attaché à la vulgarisation de nos mes- sages vers nos équipes car la clarté aide à l’efficacité, donc à la rapidité de com- préhension. Pour moi, la rapidité est un des vecteurs du succès, surtout dans une société de consommation avide d’instan- tanéité et changeante dans ses besoins.
J-M.A. : Quelle a été la plus grande difficulté dans votre parcours ? R.L.C. : Sans hésiter, la perte inévitable de la prise directe avec le terrain une fois nommé Directeur Général ! Passer par un intermédiaire, aussi compétent soit-il pour avoir une information ter- rain, m’a frustré et me frustre toujours un peu : ne plus passer le matin en entrepôt pour « sentir » la température avec les manutentionnaires, ne pas savoir directement le nombre de colis livrés sur tel entrepôt... En résumé, c’est
le fait de me « déraciner » de ce qui m’a fait vivre et m’a construit pendant 20 ans, en l’occurrence l’opérationnel dans son essence même. Mais je vous rassure, je me soigne : je continue à aller dans les entrepôts !
J-M.A. : Quelle serait votre conseil à un Supply Chain Manager qui suivrait votre parcours ? R.L.C. : Ne vous interdisez rien. Mais n’attendez pas tout de l’entreprise et donnez le plus possible pour réussir. C’est sans doute vrai pour beaucoup d’autodidactes car on est toujours dans le système de la preuve : on doit tra- vailler deux fois plus pour être aussi bons, voire meilleurs que les personnes diplômées. Il faut aussi donner du sens à votre action, savoir expliquer, savoir dire les choses dans la confiance réci- proque. Ce qui est formidable, c’est de voir ces jeunes diplômés qui sont en
Mes news Ressources Humaines Création d’une chaire Bien-être et Travail
K
edge Business School, à travers sa Fondation pour un Leadership Responsable France, a signé
le 11 juin une convention de mécénat avec la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse pour créer la Chaire de recherche et d’enseignement « Bien être et Travail ». Dotée d’un financement de 450.000 € sur trois ans, son objectif est de promouvoir des modes de management innovants, performants et porteurs de sens, dont la finalité est l’humain. Le socle com- mun de connaissances qui sera développé permet- tra une diffusion rapide et ouverte des pratiques d’amélioration du bien-être des collaborateurs comme vecteur de performance économique, dans les entreprises comme dans l’enseignement et la recherche. Les thèmes de réflexion sont : bien être et santé au travail, prévention des risques psychoso- ciaux, conditions de travail et impact des nouvelles technologies, qualité du dialogue social, évolution du rôle du management et son impact sur la perfor- mance sociale. Cette chaire abrite un think tank, laboratoire d’idées constitué de représentants des entreprises et organisations partenaires, dont l’O.S.I (Observatoire Social International). Il vise à traiter du bien-être au travail et de l’accompagnement au changement, à déterminer des actions concrètes et des indicateurs de suivi d’une politique d’améliora- tion continue de la Qualité de Vie au Travail, et à mesurer l’impact d’une politique efficace de préven- tion des risques psychosociaux. ■ CC
62 N°86 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - JUILLET-AOÛT 2014 L
demande de sens à leur engagement dans l’entreprise. Si celle-ci leur en procure, une synergie incroyable s’ins- taure dont les bénéfices sont profita- bles pour tous. Un dernier conseil : appréciez les gens pour ce qu’ils peu- vent donner de façon entière.
J-M.A. : Comment compensez-vous la pression de votre fonction ? R.L.C. : Il faut savoir décompresser en effet (rires) : beaucoup de lecture, de la course à pied (marathon, semi-mara- thon) et du jet ski. A la Baule, au Pou- liguen. Mais il faut que je me dégage du temps pour cela ! ■
PROPOSRECUEILLISPAR
JEAN-MARC ABELOUS Directeur Marketing & Communication Diagma
jmabelous@diagma.com
A lire avant ou pendant vos vacances
e théoricien des médias Neil Postman expliquait en 1995 que « toute nouvelle technologie est un pacte faustien : elle nous donne quelque chose de considérable mais nous prend également quelque chose d’important en retour ». A l’aube des vacances d’été, Geoffroy de Lestrange, Directeur marketing Europe du Sud de Cornerstone OnDemand, qui propose des solutions de gestion intégrée des talents et de la formation en mode SaaS, s’interroge sur l’équilibre entre vie privée et professionnelle à l’heure des technologies mobiles. Selon une enquête d’Accenture, en 2013, 77 % des personnes interrogées reconnaissent le gain de flexibilité apportée par ces technologies, et 80% les considèrent comme essentielles à l’équilibre entre vie pro- fessionnelle et vie personnelle. Mais 70 % admettent que ces tech- nologies introduisent du travail dans leur vie personnelle. On en arrive à télécharger des applications de gestion de l’équilibre vie profes- sionnelle/vie personnelle, c’est un cercle vicieux ! « Près d’un quart des salariés utilisent leurs appareils mobiles pour travailler en dehors des heures de bureau car c’est le comportement que leurs supérieurs atten- dent d’eux, tandis que près d’un cinquième des employés le font car c’est ce que leurs clients attendent d’eux », d’après une étude de Regus sur l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Dans « Work/Life Bullshit », le philosophe autrichien Thomas Vašek affirme que « séparer travail et vie personnelle, c’est n’importe quoi ! ». Selon lui, le travail fait de nous ce que nous sommes. Un bon travail doit rendre les gens autonomes et leur permettre de prendre des risques. Les nouvelles technologies ouvriraient ainsi la voie vers de meilleures méthodes de travail. A nous donc de définir ce qui est important pour nous selon l’heure, le jour ou le moment de l’année. Nous sommes libres d’éteindre nos appareils mobiles et ordinateurs, mais aussi de profiter de nos proches. ■ CC
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