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DOSSIER Chariots élévateurs


Bas coûts et coups bas : les pièges à éviter 1Se faire aveugler


par la valeur faciale


Dans le cas d’un achat et non d’une location, une fois défini le type d’engin qui cor- respond aux besoins en termes de performances et de niveau d’engagement, il peut être tentant de pousser au maximum la logique du « moins disant » en ne consi- dérant que les écarts de prix sur la valeur faciale. Mais le chariot le moins cher n’a pas automatiquement le meilleur coût global sur le long terme (le fameux TCO). Il faut bien sûr tenir compte du coût de maintenance, de celui des pièces détachées, des interventions techniques, voire du coût indirect d’immobilisation de la machine en cas de panne. Pour les chariots thermiques, il est également raisonnable de pren- dre en compte la consommation en carburant, qui peut conduire à des différences de coût de plusieurs milliers d’euros sur la durée de vie du chariot.


2Se laisser griser par des loyers


défiant toute concurrence Dans les contrats de Full Service, les chariots Low Cost sont désavantagés par rap- port aux offres Premium car l’estimation de leur valeur résiduelle à l’issue du contrat de location est estimée comme quasi nulle. A l’inverse, compte tenu de sa qualité, une machine Premium est à même d’afficher une valeur résiduelle d’au moins 20 à 30 % du prix de la machine neuve, ce qui signifie que le financement (et le loyer) se basera sur 80 ou 70 % du prix réel. Attention tout de même à vérifier que la valeur résiduelle n’ait pas été largement surestimée (jusqu’à 60 % du prix neuf) de manière à faire baisser artificiellement le prix du loyer. « Ce que l’on perd à l’entrée, on le reprend à la sortie », nous confie un constructeur. Le risque éven- tuel serait qu’au terme du contrat, le client doive payer une facture non négligea- ble de remise en état de la machine. A moins qu’il n’accepte de resigner pour cinq ans avec son loueur…


3Sous-estimer son utilisation pour faire baisser les prix


Dans une période de ralentissement de l’activité, quoi de plus normal que de veil- ler à ne pas sur-dimensionner son outil de travail, d’autant que les prix d’un contrat dit de Full Service sont calculés en fonction du taux d’engagement de la machine. Mais attention à ne pas non plus sous-dimensionner ses besoins pour bénéficier d’hypothétiques économies sur le coût mensuel. Tous les appareils sont équipés d’horamètres. Le risque, en cas de reprise d’activité, est de payer tous les dépas- sements en heures supplémentaires, à des tarifs nettement moins avantageux. Sui- vant le contrat, il peut même arriver que le client ne découvre cette facture qu’au terme de sa période de location. Certains loueurs proposent des contrats flexibles qui peuvent s’adapter en cours de route au niveau d’activité : soit en augmentant le loyer et en diminuant la durée de contrat en proportion, soit l’inverse.


4Délaisser le préventif au « profit » du curatif


A en croire les constructeurs, les avancées technologiques et la fiabilité des chariots dits « Premium » permettent d’espacer les visites d’entretien. Cela fait partie de l’ar- gumentaire. La fréquence des visites périodiques, qui était de une fois toutes les 250 h il y a encore quelques années, est passée à toutes les 500 h. Certains affichent même des intervalles théoriques de 1.000 h, voire 1.500 h, compte-tenu de leurs spécificités techniques. Mais l’hypothèse que la facture finale s’en trouvera allégée reste à vérifier. D’abord parce qu’il y a toujours des pièces à changer ou à vérifier hors ces visites périodiques (roues, filtres, tension de la chaîne par exemple), et que des visites trop espacées empêchent le suivi préventif. Par ailleurs, un contact régulier avec son loueur peut aider aussi à éviter quelques litiges concernant une « soi-disant » casse due à une mauvaise utilisation de la machine. ■


60 N°73 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2013


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