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ENQUÊTE Laboratoires pharma


Le façonnier Macors devient un planificateur


En 10 ans, le façonnage pharmaceutique a vu son C.A. quintupler grâce à la montée en puissance des génériques et aux besoins des grands labos d’externaliser leurs capacités de production. Ce développement devrait se poursuivre, favorisé par les stratégies de restructurations et de méga fusions entre « Big Pharma », qui se traduisent par des désengagements de la production de grands groupes. L’exemple de Macors. Basé à Auxerre avec un site en région parisienne, Macors est un façonnier, sous-traitant de l’industrie phar- maceutique, spécialisé depuis 1992 dans la production de formes sèches orales (comprimés, dragées, gélules). L’entreprise fournit les « Big Pharma » et les « génériqueurs » mais son cœur de métier est de tra- vailler pour des laboratoires « Mid Pharma » tels que Pierre Fabre ou Norgine. L’entreprise réceptionne les matières premières et les transforme pour en faire des produit finis, propres à la consommation du grand public. Maîtrisant l’information en amont et en aval, l’entreprise devient « un planificateur », comme la défi- nit Philippe Benoit, son Directeur Général : « Cette maîtrise de l’information, comme par exemple, les dates de péremption de numéros de lots, est très importante dans la chaîne ». Intervenant de plus en plus sur les achats de ses clients, Macors calcule leurs besoins et soumet des ordres d’approvisionnements en matières premières. L’entreprise a développé en interne son propre logiciel de planification qui lui permet de maîtri- ser l’ensemble de ses flux internes à trois mois, d’optimiser son cycle de production, d’améliorer sa gestion de stock et lui procure un service « on time and full » à plus de 90 % et une flexibilité de l’appareil de production sur un mois, en cas d’évolution des commandes. « Généralement, nous savons au dernier moment ce que nous devons fabriquer. Il faut être flexible et réactif pour ne pas provoquer de rupture sur un marché. A cause de cette volatilité, de ces besoins de flexibilité et de maî- trise de l’information, nos partenariats avec les nos clients se res- serrent ». L’entreprise s’apprête à mettre place une politique de dédouanement sur l’eau avant débarquement, pour gagner du temps et optimiser le transport multimodal, et à proposer l’externalisation d’un service de transport (global) pour les clients qui en font la demande. ■ PJ


va-t-elle changer la donne ?


La vente de médicament sur Internet


Stéphane Ghioldi, Directeur Opérations Excellence Capgemini Consulting


Les pharmaciens d'officine peuvent désormais vendre sur le Net des médicaments OTC (délivrés sans ordonnance et non remboursés). Ils devront néanmoins respecter un code de bonne conduite, en cours de préparation. Ce nouveau mode de distribution ne devrait pas dans l’im- médiat bouleverser le marché comme l’estime Stéphane Ghioldi, Direc- teur Opérations Excellence Capgemini Consulting : « Le développement de ce canal reste encore limité dans l’Hexagone. Au-delà du réglementaire, la plus grosse crainte de l’ensemble des acteurs reste la contrefaçon (éva- luée à 50% des produits disponibles sur Internet par l’OMS) A court terme, ce canal restera anecdotique en France, mais il est certain qu’à l’avenir les acteurs de la logistique du dernier kilomètre pourraient jouer un rôle dans cette distribution que les flux soient BtoC ou BtoBtoC. Le développe- ment de solutions digitales du type QR code ou puce intelligentes pourrait à terme répondre au sujet de la contrefaçon ». ■ PJ


46 N°73 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2013


©MACORS


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