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ENQUÊTE Laboratoires pharma


duits (des dédiés aux services hospita- liers aux parapharmaceutiques très proches des produits de grande consom- mation) fait naître plusieurs modèles de Supply Chain et conduit à une large diversification des canaux de distribu- tion, ainsi que des services logistiques associés. « La filière de distribution du médicament en France repose large- ment sur un réseau d’intermédiaires rendu nécessaire par le nombre de réfé- rences et de points de livraison », constate Stéphane Ghioldi, Directeur Opérations Excellence Capgemini Consulting. Près de 22.700 pharma- cies, les hôpitaux, les maisons de retraite et parfois même, certains patients, sont ainsi livrés quasiment tous les jours en produits très divers avec un impératif de zéro défaut car des vies humaines en dépendent. La question de la sécurité sanitaire, au cœur des préoccupations, pousse chaque acteur à prendre ses responsa- bilités sur la traçabilité dans toute la chaîne du médicament. « A l’origine, notre métier était purement celui d’un logisticien qui reçoit un produit pharmaceutique, le stocke et envoie les commandes aux hôpitaux ou aux officines, explique Jean Paul Pihen, Directeur Général de CSP (Centre Spé- cialités Pharmaceutiques). Mais il a suivi les évolutions de l’industrie qui a introduit de nouvelles formes galéniques [ndlr : comprimés, gélules, sachets, solutions buvables, suspensions injec- tables, etc.], des produits congelés, des produits plus sensibles aux tempéra- tures et plus ciblés qui imposent des procédures strictes de préparation, de stockage et de transport. »


Une collaboration renforcée Cette complexité accrue conduit les acteurs pharmaceutiques à renforcer leur collaboration avec leurs parte- naires sur tous les maillons de la chaîne. « En priorité, les labos cher- chent à établir un contact direct avec leurs clients et à garder ainsi un flux significatif en prise avec la demande client – passage de commande, livrai- son, facturation – en liaison avec les forces commerciales. Le niveau de sous-traitance de la logistique de dis- tribution des laboratoires est aujour- d’hui déjà élevé avec les grossistes


38 N°73 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2013


répartiteurs et les dépositaires. La question qui se pose est plutôt de faire évoluer la nature des relations et des contrats avec les acteurs de la chaîne que sont les prestataires et ainsi appor- ter des services à valeur ajoutée sou- vent déployés dans le retail et les produits grande consommation. Comme une préparation des commandes faci- litant le rangement en pharmacie, une offre de livraison garantissant des livraisons J+ 1 sur toute la France, un système de réapprovisionnement auto- matique, des flux différenciés suivant les caractéristiques de rotation des produits pour limiter les stocks sur la chaîne, une traçabilité étendue », ajoute Stéphane Ghioldi.


Des prestations étendues… « Nos clients nous demandent de tra- vailler avec leurs services études sur l’optimisation de leur chaîne en amont et sur l’optimisation de leur distribu- tion physique, parfois de faire du suivi et du support pour les appels d’offres hospitaliers, de la facturation et du recouvrement. Le terme de dépositaire n’est plus tout à fait approprié, constate Jean-François, Fusco, Direc- teur Général Europe d’Aexxdis (groupe FM Logistic) et Président de LogSanté, syndicat qui regroupe les dépositaires à valeur ajoutée. Initialement, c’est notre métier mais il a évolué vers un statut de « compliant ». Le dépositaire peut être exploitant et fabricant. Ce tournant ne date pas d’hier mais nous allons de plus en plus loin. » Au fil du temps Aexxdis est ainsi devenu « un apporteur de services de Supply Chain pour la santé et le bien être ». Il a dû organiser ses processus et son système d’information en conséquence. Pour répondre aux exigences de Bayer Pharma, qui gérait auparavant ses activités logistiques en interne en s’appuyant en partie sur des réparti- teurs pharmaceutiques, Geodis a de son côté investi dans un nouvel outil informatique et développe actuelle- ment un portail web pour permettre aux officines de suivre leurs colis. Il lui reste à mettre en place des contrôles de températures de bout en bout de la chaîne et à gérer les sur- conditionnements des retours. Mais le groupe est déjà considéré comme un


©GEODIS SANTÉ


©AGUETTANT


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