This page contains a Flash digital edition of a book.
DOSSIER Chariots élévateurs


Certains constructeurs de chariots Premium vont même jusqu’à affirmer qu’ils ne sont jamais en concurrence avec l’offre Low Cost. C’est le cas de Marc Haezenberghe, DG d'Atlet France et nou- veau Directeur Général d'Unicarriers France : « La France est un marché de location à 80 % et je ne vois jamais les chariots Low Cost en compétition avec nous sur ce terrain. Contrairement aux cha- riots Low Cost, la valeur de reprise de nos machines est élevée, ce qui nous permet d’avoir des prix de location compétitifs. Et il y a un autre paramètre avant de parler du prix, c’est la notion de service et de disponibilité. Nous mettons en avant un système modulaire, qui permet à nos techniciens dans 95 % des cas de réparer instan- tanément le chariot ».


Laurent Guignard, Directeur du réseau


Hangcha France


Sarah Azencot, Responsable Marketing d’OMS Manutention


Le Low Cost saute sur l’occasion En fait, il semble qu’une importante cible de clientèle concernée par la constitution d’une offre Low Cost structurée est celle déjà concernée par le marché de l’occasion, qui est estimé en France à environ 60 % du marché des chariots neufs. En ces temps de crise, il n’y a jamais assez de chariots d’occasion pour répondre à la demande. D’autant que les entreprises sont tentées de prolonger de 12 à 24 mois leurs contrats de location longue durée (au-delà des cinq ans traditionnels) pour éviter de nouveaux investissements, ce qui a ten- dance à augmenter l’âge moyen du parc d’occa- sion. « A partir de 2013, nous arrivons sur deux ou trois années charnières car le ralentissement du marché des chariots a commencé en 2008, il y a cinq ans. Mathématiquement, nous devrions donc récupérer moins d’appareils sur le marché de l’occasion. Il y aura beaucoup moins de cha- riots frontaux thermiques par exemple, alors que ce ne sera pas le cas côté magasinage par exem- ple », prévoit Renaud Formentel, Responsable support commercial et produit chez Still France.


Traquer les coûts cachés


Au final, l’analyse des coûts d’un chariot de manutention ne doit évidemment pas s’arrêter au prix facial, ni même au loyer dans le cas d’un contrat Full Service (voir page 60). Dans le cas des chariots frontaux thermiques, les constructeurs de produits Premium insistent aussi sur les aspects consommation énergétique. « Un chariot Premium est peut-être 15 ou 20 % plus cher qu’un Low Cost, mais il y a des différences notables en termes de sécurité, de fiabilité, de sécurité et aussi de consommation. Et cet argument devient très fort sur des durées d’utilisation de plusieurs milliers d’heures. Quand les écarts de consommation peu- vent atteindre 2 à 3 litres à l’heure, avec un tarif du diesel ou du gaz de 0,80 € le litre détaxé, la différence à l’arrivée peut se chiffrer en dizaines


58 N°73 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2013


de milliers d’Euros », insiste Renaud Formentel. Le constructeur n’est pas tenu de faire figurer la consommation de sa machine sur la fiche tech- nique. En revanche, il est obligé de la fournir sur demande, calculée suivant le cycle normalisé VDI


Le saviez-vous ?


■ 70 à 80 % des chariots de manutention neufs en France sont sous contrat de location longue durée, la plupart en Full Service. Ce ratio est totalement inversé en Allemagne, où l’achat concerne environ 80 % du marché des cha- riots neufs. ■ Le marché français des chariots penche davantage côté magasinage, à 70 %, contre 30 % pour les chariots frontaux thermiques et élec- triques. Au niveau de l’Europe occidentale, ce ratio est moins accentué (60 % magasinage). En Europe de l’Est, c’est 50-50. ■ Outre le coût financier, de maintenance et de consommation d’un chariot, il ne faut pas oublier également le coût salarial d’un opéra- teur à temps plein, évalué à plus de 70 % du coût total. Cet argument est utilisé par certains constructeurs Premium pour mettre en avant l’ergonomie et le confort de leurs produits, réduisant ainsi les arrêts maladies et les trou- bles musculo-squelettiques. ■ La Chine, d’où proviennent la majorité des chariots dits Low Cost, est aussi un marché gigantesque, qui représente le quart du marché mondial (soit près de 250.000 chariots par an sur un million de machines au niveau mondial). ■ A tonnage égal, un chariot électrique pré- sente un avantage économique sur un chariot thermique sur la durée (en incluant le coût énergétique). A l’achat, il est plus cher du fait du prix des batteries et du chargeur. ■


©OMS


HANGCHA


©FINWICK LINDE


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79  |  Page 80  |  Page 81  |  Page 82  |  Page 83  |  Page 84  |  Page 85  |  Page 86  |  Page 87  |  Page 88