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ENQUÊTE Laboratoires pharma


SUITE DE LA PAGE 42


production et mise fortement sur l‘innovation. L’entreprise a toujours conservé le stock qui lui appartenait pour garder sa flexibilité et gagner en réactivité. Elle est même sur le point d’augmenter la capacité de ses maga- sins de 15 à 20 %. « Nous livrons directement nos clients qui font les packagings ou des dépositaires qui effectuent ensuite la répartition entre les différents sites de livraison, précise Jean-Pascal Hardy, Directeur Supply Chain. Le marché est de plus en plus rigoureux, les délais de livraisons de plus en plus courts et le fait de s’ap- puyer sur un magasinage au plus près de nos sites de production nous aide à ne pas perdre de temps. »


Galderma cherche les bons transporteurs Filiale de l'Oréal et Nestlé, Galderma est une société pharmaceutique spécialisée en dermatologie. L’entreprise, qui inves- tit plus de 16 % de son chiffre d’affaires en R&D, a acquis au fil du temps plu- sieurs usines pour élargir ses gammes de


produits. Néanmoins, environ 40 % de sa production est sous-traitée, notam- ment pour certaines formes sèches. La logistique, quant à elle, l’est entièrement depuis plusieurs années. En 2003, après avoir confié l’élaboration d’un cahier des charges au cabinet Proconseil, le laboratoire qui refuse de se reposer entièrement sur son prestataire logis- tique pour continuer à piloter les per- formances, a choisi CSP comme prestataire. Du côté des transporteurs,


des appels d’offres sont régulièrement lancés. « Notre problématique principale est liée aux questions de températures dirigées et au respect des bonnes pra- tiques de distribution car certains de nos produits ne doivent pas être transportés avec d’autres. Peu de sociétés de trans- port proposent des solutions bi-tempé- ratures en 2-8 °C ou 15- 25°C », explique Karine Bon, Chef de projet amélioration logistique et Responsable du transport. ■ PJ


Distribution pharmaceutique : qui fait quoi ?


■ Les dépositaires élargissent leur champ d’activité Régis par le Code de la Santé Publique, les dépositaires (comme Alloga, Aexxdis, CSP, Eurodep, Geodis, Movianto…) sont des distributeurs pour le compte d’entreprises de santé qui leur confient leurs produits par contrat de gré à gré. Ils approvisionnent chaque jour les établissements de santé, publics et privés, les agences de répartition et les pharmacies d’officine. Leurs réseaux et leurs infrastructures peuvent pren- dre en charge le médicament dès sa sortie de production et son acheminement dans les meilleures conditions et en toute traçabilité auprès des points de répartition et de dispensation. Etablissement à vocation régionale, nationale ou européenne, le dépositaire gère un stock avancé de médicaments pour faire face à toute demande et représente une réelle sécurité pour la Santé Publique. Ce professionnel n’est pas propriétaire du stock et agit en qualité de mandataire commissionné par les laboratoires pour un secteur géographique et des prestations de services contractuellement définis. L’évolution du secteur de la santé conduit certains dépositaires à devenir des établisse- ments pharmaceutiques de fabrication limitée au conditionne- ment extérieur, certains sont importateurs,


libérateurs.


D’autres ont un statut pharmaceutique d’exploitant. Leur champ d’activité matériel ne cesse de s’élargir avec les dispo- sitifs médicaux, produits de diététique spécialisée pour la nutri- tion clinique, la dermo-cosmétique. ■


44 N°73 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - AVRIL 2013


■ Les grossistes répartiteurs livrent les officines au fil de leurs besoins Chargés d’une mission de service public confiée par l’État depuis 1962, les grossistes-répartiteurs doivent assurer le bon approvisionnement quotidien des près de 22.700 phar- macies françaises Ils sont moins d’une dizaine en France (groupe OCP, Alliance Healthcare France, réseau Cerp, Phoenix Pharma…. ) et gèrent près de 30.000 références en s’appuyant sur 180 établissements pour garantir aux pharmaciens un service de proximité, avec un stockage à moindre coût et la livraison des médicaments au fil de leurs besoins. En plus de cette optimisation des stocks en amont et en aval, ils déchargent le pharmacien de la gestion directe de plus de 600 fournisseurs. Outre la traçabilité – renforcée depuis janvier 2011 – pour se prémunir des contrefaçons et respecter la chaîne du froid des produits thermosensibles, le répartiteur assure, dans un délai très court, le retrait des lots de médicaments que l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) décide d’interdire. Ils doivent res- pecter trois obligations de service public : référencer au moins les 9/10ième


des présentations des médicaments


exploitées en France auxquelles s’ajoutent les accessoires médicaux; avoir un stock d’au moins deux semaines de consommation et livrer tout médicament en stock dans les 24 heures suivant la réception de la commande. ■


©GALDERMA


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