MANAGEMENT
Mes news Ressources Humaines La lente prise en compte des risques psycho-sociaux
P
rendre conscience de la souffrance au travail est une chose. Négocier la prévention des risques psychosociaux (RPS) est l’étape suivante, mais elle prend beaucoup de temps. Ce délai a été mis en lumière par le colloque de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) sur le sujet, fin octobre à Paris. Quatre grandes entre- prises ont témoigné. Chez Essilor, la réflexion a été initiée par les partenaires sociaux en 2008, et l’accord sur « la prévention et le traitement des RPS » devrait être signé fin 2011 par le Comité Central d’Entreprise. Un service santé et conditions de travail a été créé au sein de la Direction des ressources humaines, en support aux CHSCT des 11 sites français. La question des RPS est aujourd’hui intégrée aux formations en management. A la Fédération Nationale des caisses régionales de Crédit Agricole, l’accord sur les condi- tions de travail a été signé en février 2011, après trois ans de négociation. Un question- naire envoyé à 15.000 salariés (56 % de taux de retour) a servi de base à un diagnostic approfondi avec l’appui de l’ANACT. Les actions à mettre en œuvre doivent porter sur les conduites de changements d’organisation, le système d’information, le sens au travail, les moyens de réalisation dans le travail, le management du travail, l’accompagnement des managers et le dialogue social. Chez Aéroports de Paris, la démarche engagée en 2008 a conduit à signer un accord de « méthodologie pour la prévention des RPS » en décem- bre 2010. Il a instauré un groupe paritaire pour coordonner les actions de prévention et les acteurs. Un accord sur la prévention du stress a été signé en janvier 2011 au sein du groupe Safran. Dès 2011 ont été menées des actions de sensibilisation de l’ensemble des salariés et de formation des managers, médecins du travail, membres du CHSCT, membres des comités de pilotage sur la prévention du stress dans chaque site. Avant toute réor- ganisation du travail, une étude d’impact sur le stress des salariés est réalisée. Jean-Marc Bilquez, Secrétaire Confédéral CGT-FO, conclut : « Il faut des négociations au niveau des branches pour amener la négociation dans les entreprises qui pour des tas de raisons ne négo- cient pas sur les RPS. » ■ CC
Chronique du Supply Chain Manager « La bonne prévision n’est pas toujours celle que le SC manager croit »
Jeudi, fin de réunion mensuelle de PIC (Planning Industriel et Commercial), Xavier, SC Manager est avec Isabelle, Directrice commerciale. Xavier : - Encore une erreur de plus de 40 % dans tes prévisions mensuelles de vente, comment veux-tu que l’on optimise les stocks avec ce niveau de fiabilité ? Isabelle : -Tu as beau jeu de critiquer, toi qui n’arrives même pas à prévoir une grève de tes troupes, ou un plan B si une partie des intérimaires de l’entrepôt cen- tral ne reviennent pas ! Xavier : - Ok, 1 à 0 »
« Prévoir, organiser, contrôler, ce sont trois tâches pour diriger et trois conditions pour réussir », disait Albert Davoine en 1997 dans son livre « Diriger autrement ».
70 N°60 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2011
S’il insistait sur l’exemplarité et sur la nécessité pour le chef de se mettre au service de son équipe, il a surtout sou- ligné l’importance de l’anticipation. En effet, dans l’histoire de la philosophie, la réussite d’une vie humaine est souvent liée à trois éléments essentiels : la vision, la connaissance et la maîtrise de soi. Or, pour conduire son service ou son entreprise vers un idéal, il faut anti- ciper et prévoir.
Le Supply Chain Manager doit donc bien dépasser la mesure de la fiabilité des pré- visions de vente pour aider l’ensemble à prendre de la hauteur. Gouverner, c’est prévoir dit-on. Pour diriger, donner un sens, il faut prendre le temps de regarder en avant.
Le logisticien, obnubilé par sa carrière, qui se précipitera dans les calculs et autres
modèles de prévisions de vente et qui ne sait même pas où il va dans sa vie per- sonnelle, aura oublié l’essentiel de sa communication et de sa crédibilité. Pour le suivre, il faudra un minimum de cohé- rence d’ensemble pour la motivation de ses collègues.
« Lorsque tu ne sais pas vers quel port tu te diriges, aucun vent n’est bon » Proverbe
ou des réflexions à partager dans le Management de la SupplyChain ?
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Christophe Larivé Fondateur d’OPTIMclé
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Aide financière pour améliorer les conditions de travail
Travail (FACT) finance des projets d’entreprises et éta- blissements de moins de 250 salariés, de regroupements d’entreprises qui souhaitent agir ensemble et d’organisa- tions professionnelles ou interprofessionnelles visant à améliorer des situations de travail insatisfaisantes, au- delà des obligations régle- mentaires. Les actions peuvent concerner les trou- bles musculo-squelettiques (TMS), le stress et les risques psychosociaux, le maintien dans l’emploi des travailleurs vieillissants,
L la
pénibilité du travail liée à l’âge. La demande d’aide est à télécharger sur
www.anact.fr. ■ CC
e Fonds pour l’Améliora- tion des Conditions de
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