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ROIS DE LA SUPPLY CHAIN 2012 SUITE DE LA PAGE 46


l'architecture applicative cible, puis les met- tre en œuvre.


4. Description de l’application Un des chantiers menés consistait en la mise en place du module « chargeur » proposé par l’éditeur DDS Logistics, permettant de maî- triser des flux logistiques nationaux et inter- nationaux complexes, depuis le lieu d’expédition jusqu’à la livraison finale.


5. Périmètre de l’application L’optimisation du schéma directeur a porté sur le territoire français, en considérant les chauf- feries actuelles et futures à horizon 2015, ainsi que les gisements forestiers et industriels (palettes issues des activités logistiques, connexes de scieries…). La mise en place de DDS Shipper a pour but d’assurer les activités opérationnelles, depuis la passation des com- mandes jusqu’à leur réception et leur paiement.


6. Date de mise en œuvre


Le schéma directeur optimisé a été validé en septembre 2010. Le déploiement de l’outil DDS Shipper auprès des premières chaufferies pilotes a quant à lui été lancé en avril 2011.


7. Durée de la mise en place Le schéma directeur permettant de faire face à l’augmentation des volumes a été établi entre mai et septembre 2010, durée pendant laquelle différents scénarii ont été testés. La solution DDS Shipper a été retenue en décembre 2010 et les premiers pilotes, les chaufferies d’Achères et d’Epinal, on été paramétrés et lancés entre mars et avril 2011.


8. Nombre d’utilisateurs concernés Les utilisateurs concernés, tant par l’optimi- sation du schéma logistique que par l’appli- cation, sont les chaufferies, les fournisseurs de bois énergie et les transporteurs. L’appli- cation a été conçue pour pouvoir gérer 1.000 utilisateurs, connectés via des portails web dédiés accessibles aux chaufferies, fournis- seurs et transporteurs.


9. Difficultés rencontrées et réponses apportées


Les difficultés rencontrées découlent du caractère nouveau de la démarche entreprise par GDF-Suez. En effet, sur cette filière en


plein développement : ■ l’accès aux données, notamment de posi- tionnement des gisements de bois (forêts et déchets industriel), est difficile car les sources sont multiples


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■ les acteurs communiquent très peu entre eux et utilisent des unités de mesure diffé-


rentes (stères, tonnes, m3, MWh) ■ le niveau de contractualisation des rela- tions fournisseurs, transporteurs et clients est faible, ce qui induit variabilité des prix et difficulté de contrôle des transactions Pour faire face à ces principaux problèmes, Soven a d’une part fait appel à un cabinet d’experts forestiers (le Cabinet Coudert), et d’autre part acheté une prestation de recen- sement des gisements à l’Inventaire Fores- tier National (IFN).


10. Résultats obtenus (qualitatifs et quantitatifs) Le schéma directeur optimisé prévoit un gain de 6,4 M€ par rapport au Business Case envisagé initialement. D’un point de vue qualitatif, ce projet a permis d’accompagner la structuration de la filière en accélérant la contractualisation avec les fournisseurs et les transporteurs.


11. R.O.I. estimé Le R.O.I. de ce projet est estimé à deux ans.


12. Perspectives d’évolution Sur cette filière en pleine structuration, les rôles et responsabilités sur les processus nouvellement définis restent à préciser. Les approvisionnements se font aujourd’hui exclusivement par la route et depuis des gisements français, mais des flux interna- tionaux, fluviaux, voire maritimes sont à l’étude. DDS Shipper pourrait également être étendu à d’autres énergies (électricité, fuel…).


SOCIETE UTILISATRICE Nom de la société COFELY Energies Services Secteur d’activité Energie Chiffre d’affaires annuel 3,4 Md€ Effectif 13.600 collaborateurs en France Nom et fonction du représentant


François-Xavier DUGRIPON, Directeur de Soven, filiale d’approvisionnement d’énergie


SOCIETE PARTENAIRE Nom du partenaire KURT SALMON Nom du représentant Cédric DEWIDEHEM, Senior Manager


13. En quoi cette solution est-elle innovante ?


Ce projet présente une démarche innovante par la diversité et la spécificité des acteurs impliqués tout au long de sa réalisation. En effet, toutes les études ont fait collaborer plusieurs expertises : une base de données des gisements a été réalisée à l’aide de l’IFN et du Cabinet Coudert. Cette base de données de 90.000 « points forêts » a ensuite été exploitée par des spécialistes de l’optimisa- tion (la Société Transept) pour aboutir au schéma directeur final.


D’un point de vue outil, la démarche est éga- lement nouvelle car DDS Shipper était ini- tialement conçu pour sélectionner un transporteur en connaissant le point de départ et le point d’arrivée de la marchan- dise. Le système permet dorénavant de sélec- tionner fournisseur et transporteur pour l’approvisionnement en bois énergie, sans que le positionnement géographique du fournisseur soit déterminé a priori.


14. En quoi le projet a-t-il impacté les performances de l’entreprise ? Le projet a eu un impact fort sur les perfor- mances de Soven, lui permettant de mettre sous contrôle les processus de commande, d’exécution, de facturation et de reporting. Il a également permis d’accélérer des chan- tiers parallèles tels que la contractualisation des relations fournisseurs, transporteurs et clients, ou les études d’acquisition de ter- rains pour la mise en place de plates-formes logistiques. .


15. Le projet a-t-il une dimension développement durable ?


Le bois est une énergie renouvelable car la quantité de CO2


rejetée lors de sa combustion


est comparable à celle absorbée par l’arbre au cours de sa vie. A échelle humaine (contrai- rement aux énergies fossiles), la balance est donc positive ou nulle. Par ailleurs, la forêt, qui représente 30% du territoire national, a vu sa surface accrue de 50% depuis 1950 et seuls 60% de l’accroissement naturel sont prélevés chaque année. Pour ne pas perturber cet équilibre, les enjeux sur le transport sont considérables. Lors de la construction du schéma logistique, une contrainte d’optimi- sation a donc été d’imposer un approvision- nement dans un rayon maximum de 100 km par la route. Ces enjeux ont également conduit à mettre en place des indicateurs de mesure du CO2


produit par l’exécution du plan de transport. ■


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