This page contains a Flash digital edition of a book.
MANAGEMENT


Dans un marché en croissance régulière, les acteurs du luxe doivent assurer la disponibilité de leurs produits sur les points de vente (boutiques, corners, distributeurs). Ces entreprises, multinationales ou artisanales de grande renommée, sou- cieuses de promouvoir une image d’excellence de leur savoir-faire et de qualité de leurs produits, essaient d’opti- miser l’organisation de cette disponibilité en mettant en place une Supply Chain adap- tée. Quelles sont les spécificités de la fonction Supply Chain dans ce secteur et comment se manage-t-elle ?


Luxe Une professionnalisation des équipes


pleine expansion : ■Une très grande disparité des acteurs : on distingue les artisans (créateurs, ate- liers) des industriels (sociétés familiales, nationales ou multinationales). De dif- férentes tailles (TPE, PME, grands groupes), ils ont des univers produits larges (l’habillement, les accessoires de mode, chaussures, parfums et cosmé- tiques, maroquinerie, arts de la table, ameublement, luminaires, hôtellerie, restauration, vins et spiritueux). Cette hétérogénéité induit de facto différents niveaux de maturité et de contraintes (de pas de planification pour le créateur à une planification avancée pour une


L


société exportatrice). ■ Une internationalisation forte du secteur : Le marché du luxe se mondia- lise significativement depuis une quin- zaine d’années. Evalué à près de 185 Md€, avec un taux de croissance


*Source : chiffres Etude Bain & Company sur le marché du Luxe – Bain & Company 2011


66 N°60 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2011


a fonction Supply Chain du luxe est fortement tributaire des spé- cificités propres à ce marché en


attendu de 8 % cette année*, il se carac- térise notamment par une concurrence accrue de ses acteurs (nouveaux entrants) et par une demande significa- tive tirée par les nouveaux consomma- teurs des pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine), le Moyen Orient et l’ex- plosion du tourisme. Cette nouvelle donne oblige les acteurs du secteur à s’organiser différemment, à avoir des services marketing et commercial export aux moyens importants, des fournisseurs divers et fiables, une fabri- cation et une Supply Chain susceptibles de répondre aux demandes, une distri- bution efficiente pour assurer la livrai-


son dans le monde entier. ■ Un service client irréprochable et personnalisé : soucieuses de leur image et de la qualité perçue de leurs produits, les entreprises du luxe mettent les moyens pour garantir la disponibilité du produit au client, alors même que le Service Client gère des gammes larges de produits (de nombreuses références dont beaucoup de Slow Movers). Dans le cadre de l’internationalisation des


ventes, le Service Client fait face à plus de complexité en répondant à toutes les attentes spécifiques (personnalisation des produits, sur-mesure) en assurant une qualité (du service et des livraisons)


sans faille. ■ Une verticalité complexe à maîtriser : les entreprises du luxe sont fortement dépendantes de leur réseau de fournis- seurs et de sous-traitants. Pour une grande majorité d’entre eux, bien que maîtrisant parfaitement leur savoir faire et mettant pour certains l’innovation au cœur de leur développement, ils restent au stade artisanal, travaillant sans anti- cipation, à la commande et n’ayant pas de culture Supply Chain : dans l’habil- lement, il est difficile par exemple de leur demander une visibilité ou un engagement sur des délais ; autre exem- ple, dans l’horlogerie, les délais d’ap- provisionnement peuvent être très importants du fait de l’indisponibilité de pièces « clés ». Le secteur du luxe se caractérise également par la présence importante de créatifs, qui sont à l’ori- gine des produits et influent les proces-


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79  |  Page 80  |  Page 81  |  Page 82  |  Page 83  |  Page 84  |  Page 85  |  Page 86  |  Page 87  |  Page 88  |  Page 89  |  Page 90  |  Page 91  |  Page 92  |  Page 93  |  Page 94  |  Page 95  |  Page 96