This page contains a Flash digital edition of a book.
DOSSIER Green Supply Chain


l’affichage des émissions de CO2 prévue pour 2013 (voir page 56) doit inciter les entreprises de trans-


port à s’intéresser de près au calcul de leurs émis- sions. Une étape qui exigera de lourds efforts, particulièrement de la part des petits transpor- teurs, en général insuffisamment équipés. Une fois ce travail effectué, on imagine que l’étape sui- vante consistera à obliger les entreprises à se fixer


Daniel Paravicini, Directeur Associé de


BPC Consutling


des objectifs de réduction de CO2. Mais l’heure n’en est pas encore à cela ! Toutefois, ne noircis- sons pas le tableau et n’oublions pas de rappeler qu’un nombre conséquent de transporteurs sont signataires de la charte d’engagement volontaire de l’Ademe (voir page 58). Côté chargeurs, les grandes entreprises sont les plus avancées. Frédéric Rodri- guez, Président de Greenflex (société de service en développement durable), reconnaît que « 80 % de notre chiffre d’affaires est réalisé pour le compte de grandes entreprises ».


Axel Culoz, Fondateur et Dirigeant d’Alte8


Plusieurs leviers d’action Avant tout, certains soulignent les contradic- tions qui existent dans les entreprises. « On observe depuis quelques années une augmenta- tion de la largeur des gammes et une explosion du nombre de références, ce qui va à l’encontre même du concept de Green Supply Chain », juge


BearingPoint lance LogEC


LogEC, que signifie cet acronyme ? « Logistics Emissions Calculator », répond Charles Goillan- deau, Senior Consultant chez BearingPoint. La filiale Infonova du célèbre cabinet de conseil a en effet développé depuis peu un calculateur


Charles


Goillandeau, Senior Consultant chez BearingPoint


d’émissions de CO2. « La logique de l’outil repose sur la remontée précise du terrain de l’ensemble des actes de transport sur une période donnée », souligne Charles Goillandeau. L’idée est partie d’un projet réalisé chez un client distributeur en Allemagne souhaitant mesurer ses émissions. L’outil est dans un premier temps développé


sous Access dans une logique de « spécifique ». Mais BearingPoint comprend rapidement l’intérêt d’aller plus loin dans la démarche et décide au cours d’une mission chez un autre client (activité de messagerie) « d’industrialiser l’outil en le développant sous Ora- cle et en le rendant plus robuste ». Ce calculateur est dès lors com- mercialisable auprès d’autres clients. « La méthode de calcul a été certifiée par un bureau allemand (ZER-QMS) et l’outil fera pro- chainement l’objet d’une nouvelle certification car il offre des fonc- tionnalités étendues. Ces assurances prouveront son adéquation avec la norme CEN DIN 16258 et le décret français datant du 25/10/2011 », détaille Charles Goillandeau qui ajoute « qu’il permettra aux entreprises de s’inscrire dans une démarche d'auditabilité ». Un lancement commercial officiel de cet outil déjà opérationnel est prévu pour le début de 2012. Nous en reparlerons ! ■ JF


54 N°60 ■ SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2011


Axel Culoz, Fondateur et Dirigeant d’Alte8. Par ailleurs, les entreprises ont une fâcheuse ten- dance à lancer des innovations en parfaite contradiction avec la volonté de réduire les gaz- à-effet de serre (sur-conditionnements des cartes mémoires, lessives en capsule, lingettes, etc.). Autre distorsion entre intention et réalité, le sourcing. Les impacts des délocalisations ne sont pas seulement sociaux mais également environ- nementaux. La logique écologique devrait pous- ser les entreprises à rapprocher les sources d’approvisionnement des bassins de consomma- tion. « Certaines sociétés commencent à s’inter- roger sur la question de la relocalisation mais il ne s’agit pas encore d’un mouvement de fond », constate Pierre Giraud, Consultant Senior chez Greenflex. Axel Culoz évoque un autre phéno- mène : « Le taux de service ou autrement dit, le délai. Est-il vraiment nécessaire pour les clients en BtoC d’être livrés en 24 h ? Des études démontrent que, plus que de la rapidité de la livraison, les clients ont besoin de régularité et de fiabilité ». Pour des raisons évidentes, la majorité des projets « verts » portent sur le transport, le premier levier étant le matériel lui-même. De nombreuses initiatives dans le domaine voient le jour (livraisons en véhicules électriques, au GNV, etc.) mais restent encore souvent isolées. « Le club Déméter a récemment exposé 10 véhi- cules qui font la synthèse des dernières techno- logies du marché (tracteur Euro 6, porteur Hybride Piek azote, etc.). On observe une explo- sion de ces véhicules depuis quelques mois. De nombreuses expérimentations et également des réalisations sont actuellement menées : porteur de 12 tonnes de PTAC 100 % électrique utilisé par LR Services, camion de 10 tonnes de PTAC 100 % électrique exploité par les transports Deret, tracteur GNV (Gaz Naturel de Véhicule) exploité par le prestataire logistique Transal- liance, porteur frigo de 19 tonnes de PTAC rou- lant à l’éthanol exploité par le transporteur STAF pour le compte de Carrefour, Monoprix et Casino, etc. », se félicite Julien Darthout. Outre les véhicules, d’autres paramètres liés au trans- port sont l’objet d’attention : le taux de remplis- sage, le nombre de rotations, l’éco-conduite, etc. Les cas de multi-modalité sont encore trop rares et anecdotiques pour des raisons de manque d’infrastructures ou de surcoûts. La vision de Daniel Paravicini sur le sujet est plus globale : « Les schémas de distribution ne sont pas suffi- samment optimisés la plupart du temps. Il m’ar- rive d’intervenir à plusieurs niveaux : sur de l’optimisation classique de réseau ou sur la mise en place de « pooling industriel » (réunissant des industriels d’un même secteur d’activité au départ d’une plate-forme) ». Sans oublier les pro-


©AC ©BEARINGPOINT


©DP


Page 1  |  Page 2  |  Page 3  |  Page 4  |  Page 5  |  Page 6  |  Page 7  |  Page 8  |  Page 9  |  Page 10  |  Page 11  |  Page 12  |  Page 13  |  Page 14  |  Page 15  |  Page 16  |  Page 17  |  Page 18  |  Page 19  |  Page 20  |  Page 21  |  Page 22  |  Page 23  |  Page 24  |  Page 25  |  Page 26  |  Page 27  |  Page 28  |  Page 29  |  Page 30  |  Page 31  |  Page 32  |  Page 33  |  Page 34  |  Page 35  |  Page 36  |  Page 37  |  Page 38  |  Page 39  |  Page 40  |  Page 41  |  Page 42  |  Page 43  |  Page 44  |  Page 45  |  Page 46  |  Page 47  |  Page 48  |  Page 49  |  Page 50  |  Page 51  |  Page 52  |  Page 53  |  Page 54  |  Page 55  |  Page 56  |  Page 57  |  Page 58  |  Page 59  |  Page 60  |  Page 61  |  Page 62  |  Page 63  |  Page 64  |  Page 65  |  Page 66  |  Page 67  |  Page 68  |  Page 69  |  Page 70  |  Page 71  |  Page 72  |  Page 73  |  Page 74  |  Page 75  |  Page 76  |  Page 77  |  Page 78  |  Page 79  |  Page 80  |  Page 81  |  Page 82  |  Page 83  |  Page 84  |  Page 85  |  Page 86  |  Page 87  |  Page 88  |  Page 89  |  Page 90  |  Page 91  |  Page 92  |  Page 93  |  Page 94  |  Page 95  |  Page 96