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14 %


Quand la Chine s’éveillera… à la concurrence Avec un peu de chance, ce sont nos petits-enfants ou nos arrière-petits-enfants qui pourront en bénéfi cier. En effet, selon une récente étude de Wind Info (wind.com. cn), 14 % des profi ts réalisés par les entreprises chinoises sont en fait des subsides gouvernementaux qui ont été accordés à l’échelon local, régional ou national. Ce pourcentage n’était que de 5 % il y a 6 ans. Il semblerait que Donald Trump se soit trompé dans sa campagne contre les impor- tations chinoises dans sa demande de réévaluation du yuan et d’augmentation des droits de douane. C’est ce que pense le Wall Street Journal en écrivant qu’il serait


plus sage de se préoccuper plutôt de ces subsides en augmentation. Le WSJ estime même que si une hausse des droits était décidée, elle serait compensée par une augmentation au moins aussi forte des subsides libéralement accordés par les instances gouvernementales. Toujours selon Wind Info, ces subsides sont accordés sous différentes formes : subventions sans contrepartie, réduction de taxes, assistance du gouvernement local, crédit à l’export et la liste est loin d’être limitative. Ainsi la naissante industrie automobile a-t-elle vu ses subsides augmenter de 50% chaque année depuis 2010. « Fight them or joint them ». Il semblerait que les constructeurs automobiles aient compris le message. Mais quid des autres industries ?


20.000 EVP Maerskiri (?) NYKipleure


Dans le même temps que la compagnie maritime japonaise NYK dépréciait la valeur de sa fl otte de près de 25 %, elle se voyait contrainte de négocier une fusion avec ses plus féroces concurrents Mitsui O.S.K. Lines and Kawasaki Kisen Kaisha, eux aussi japonais et tout aussi opposés à une fusion. Venant après la banqueroute du sud-coréen Hanjin Shipping Co, cette fusion ne se présente pas sous les meil- leures auspices et selon Alphaliner, 18 des plus grandes compagnies pourraient être conduites à déprécier la valeur de leur fl otte de près de 35 Md$ ! Comment alors comprendre l’annonce que Maersk line, aussi défi citaire, pourrait accueillir, en avril 2017, 11 méga porte-conteneurs Triple E dont la capacité pas- serait de 18.300 EVP à plus de 20.000 EVP ? Avec un tirant d’eau plus élevé, il sera possible d’ajouter sur le pont un 12e


niveau de conteneurs et de dépasser ces


20.000 EVP, capacité qui semblait encore inaccessible il y a quelques années. Avec ces annonces, comment allons-nous résoudre le problème latent de surcapacité ?


30 %


Après le CEO, le COO, le CFO, le CSCO… place au CRO (et/ou Dans la famille des EVP, donnez-moi le CRO) Dans un précédent SCMag nous avions souligné le retard de la France pour le nombre de ses robots. IDC Research nous apporte de l’eau à notre moulin en nous informant que 30 % des grandes entreprises envisagent de créer un poste de CRO : Chief Robotics Offi cer dans les 3 années à venir, alors qu’il a fallu des décennies pour que le poste de Supply Chain Offi cer soit reconnu. Dès 2018, 45 % des leaders en e-commerce auront robotisé leur centre d’entreposage de préparation et de livraison. Bien sûr, les robots seront collaboratifs et une attention toute particulière sera appor- tée pour qu’ils ne puissent blesser les opérateurs et même le gouverne- ment sera conduit à édicter des règles pour que cela soit respecté. Que des éléments positifs, et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la ressource la plus critique ne venait pas à manquer : le


manque de talents pour accompagner cette évolution. Et toujours selon IDC Research, en 2020 35 % des postes seront vacants et les salaires auront grimpé d’au moins 60 %. Pour le traitement des informations notons que le Cloud sera mobilisé et il est même envisagé de proposer un RaaS « Robot as a Service ». Mais gageons que ce sera plutôt une fonction « Robotics as a Service » car ces équipements seront le plus probablement utilisés en 24/7. A quand le premier CRO en France ?


DÉCEMBRE 2016 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°110 99


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