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Interview de Jean-Eudes Tesson, Président du Groupe Tesson


« Au travers de la Blockchain, nous espérons aider la filière vins à prendre 5 ans d’avance »


Blockchain dans la SC : 3 POC français


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Le groupe Tesson (Sofrilog, Dartess, Tesfri et Innlog) réfléchit actuellement à un prototype de solution basée sur la Blockchain et adapté à la logistique du vin (voir interview ci-contre)


2


Le Bureau Veritas, dont le cœur de métier est de réaliser des inspections, des audits et des rapports d’analyse sur les Supply Chains, mène un POC sur la Blockchain et la traçabilité de bout en bout tout au long de la chaîne de la pêche au thon. L’objectif : réduire les coûts de vérification en utilisant des auxiliaires technologiques.


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Le projet Connected Food, auquel participe notamment le groupe Fleury Michon, a pour but, en utilisant la Blockchain, de permettre aux trans- formateurs, aux marques et aux MDD de l’agroalimentaire de certifier et garantir la qualité de leurs produits en temps réel et de les suivre tout au long de la filière. Un POC va démarrer en 2017 sur une filière bien identifiée.  JLR


Supply Chain Magazine : Comment votre groupe familial, bientôt centenaire, en est-il arrivé à s’intéresser à une technologie d’avant-garde telle que la Blockchain ? Jean-Eudes Tesson : J’ai découvert la Blockchain lors d’un « voyage apprenant » organisé à Paris, où nous avons rencontré un certain nombre de spécialistes français sur le sujet. Nous en avons ensuite discuté au sein d’Innlog, le pôle innovation du groupe Tesson, et avons décidé de nous lancer dans un POC (Proof of Concept) pour explorer les applications de la Blockchain dans la logistique du vin, dans laquelle nous sommes leader en France via la société Dartess.


SCMag : Quels sont à ce stade les bénéfices pressentis de la Blockchain dans la logistique du vin ? J.-E. T. : Dartess est présente sur tous les mail- lons de la filière vins. Elle est en contact avec les producteurs (qui nous confient leur vins en vrac que l’on va conditionner, étiqueter, stocker), les négociants, les expéditeurs, les transporteurs, jusqu’aux particuliers puisque l’e-commerce représente 30 % du CA de l’ac- tivité de préparation de commande. Il y a un certain nombre de sujets que la Blockchain peut contribuer à améliorer, au premier rang desquels la traçabilité sur des produits parfois très coûteux, la lutte contre la fraude, la flui- dification des échanges et des traitements douaniers. Mais aussi peut être la réconciliation des flux financiers et des flux phy- siques, qui pourrait aider à s’orienter vers des circuits courts, avec moins d’intermédiaires, ce qui baisserait par la même occasion les coûts de transport. Comme dans les autres secteurs et sans doute encore plus qu’ailleurs, l’impératif est de massifier et d’améliorer la réactivité, afin de réduire les stocks aval et d’améliorer le taux de service.


SCMag : Quelles sont les prochaines étapes de votre démarche ? J.-E. T. : Nous avons coutume de dire que la logistique dans le vin accuse une vingtaine d’années de retard par rapport à d’autres secteurs. A travers le numérique et peut-être la techno Blockchain, nous espérons non seulement rattraper le retard mais aider la filière à prendre 5 ans d’avance. Mais rien n’est gagné. Nous devrions lancer ce POC dans les prochains mois, après réalisa- tion d’une étude d’opportunité, qui si elle est concluante, nous amènera à imaginer une application prototype. L’objectif étant d’expérimenter ce que concrètement peut amener la technologie Blockchain dans la filière vin et de confronter ce POC à la réalité de ce que vivent nos partenaires et nos clients.  PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-LUC ROGNON


DÉCEMBRE 2016 - SUPPLY CHAIN MAGAZINE  N°110 63


©DR


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