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DOSSIER Traçabilité


des défi s à relever et le potentiel d’optimisation qui peut en découler. Mi-avril, l’enseigne de mode a débuté un pilote sur un de ses magasins en Essonne : « Les articles ayant été dotés de tags RFID en amont, les salariés sont équipés de ter- minaux leur permettant d’enchaîner sans délais la réception des produits et leur mise en rayon, de réaliser un inventaire accéléré du magasin ou d’un portant, ou de localiser une paire de chaussures qui ne serait pas à sa place », explique François Le Joncour, Directeur Supply Chain de Gémo. Les gains seront multiples, selon lui : notamment une amélioration de la productivité qui dégage du temps pour le développement commercial, mais surtout une vision temps-réel et plus fi able des stocks qui permet d’affi ner l’approvisionnement et d’éviter les ruptures en rayon. Le tout devant


Un univers technologique en expansion


Différentes technologies d’identifi cation peuvent être utilisées à l’un ou l’autre maillon de la chaîne : code-barres, classique ou 2D type Datamatrix, tag RFID, image ou instruction vocale, et demain module dédié à l’Internet des Objets (IoT). Sans parler de la variété des maté- riels mis en œuvre au fi l de la Supply Chain : terminal mobile ou vocal, lecteur portique ou tunnel RFID, système d’étiquetage ou imprimante mobile, caméra ou équipement de vision industrielle… Quant à leur mode de communication, il peut être wifi , bluetooth, NFC, UHF ou autres, par exemple pour l’IoT. Un inventaire qui ne saurait être exhaustif.  MR


contribuer à augmenter le chiffre d’affaires, et à assurer le R.O.I. de la RFID en 3 ans. Dès 2017, le projet de Gémo va dépasser le strict cadre du magasin, et s’inscrire dans une optique de traçabilité globale. En effet, un travail de longue haleine va être mené avec les fournisseurs pour que 100 % des articles soient munis d’un tag RFID dès la fabrication. Suivra ensuite l’équipement de l’ensemble des magasins, et sans doute in fi ne celui des sites logistiques. « La RFID participe d’un vaste plan stratégique de transformation engagé fi n 2014, avec une promesse à tenir à l’horizon 2020 : 100 % de l’offre disponible en 24 h pour tous les clients, en magasin comme en ligne », indique François Le Joncour. Et les chantiers se sont succédés : de la mise en place du S&OP et d’une tour de contrôle à l’externalisation de la logistique e-commerce, en passant par la structu- ration de la fonction Supply Chain ou la rationa- lisation du schéma logistique, pour les projets déjà engagés ou réalisés (voir p. 86).


Notons que pour engager son projet RFID, Gémo a d’abord sélectionné une solution logicielle, éditée par Retail Reload. De même qu’EPC Group avait entamé le sien par le choix de Zetes, à l’issue d’un appel d’offres. On comprend d’autant mieux l’ap- proche engagée ces dernières années par nombre d’intégrateurs voire de fabricants de matériels de se « muscler » sur le volet logiciel.  MAXIME RABILLER


Le tracking vidéo, garant d’une traçabilité fi able ?


Il y a du Saint Thomas en Gilles Tassery, Président d’E-Dentic. En matière de traçabilité, il ne croit que ce qu’il voit. Ou plutôt aux images que capture la solution-maison de tracking vidéo, lancée il y a 4 ans. La traçabilité fondée sur les marqueurs et les outils de capture classiques a ses limites en terme de fi a- bilité, selon lui, car celle-ci est tributaire de la bonne application par les opérateurs du process séquencé par la Supply Chain. « Par exemple, le fl ash d’un code- barres lors d’une préparation de commande n’assure pas que l’article a forcément été déposé dans le colis, qu’il s’agisse d’une erreur de manipulation ou d’une malveillance. Il reste souvent un volant de litiges sur lesquels il est diffi cile à l’expéditeur et au destinataire de s’accorder, avec ce que cela implique d’échanges et de perte de temps », assure Gilles Tassery. Une caméra située au-dessus du poste de préparation pourra en revanche fournir une explication incontestable, selon lui. Surtout que sa solution E-Visiom permet d’accéder directement aux images en question en rentrant la référence tendancieuse. La formule peut se décliner partout où les problèmes sont récurrents, comme un quai de chargement pour des questions de colis endommagés. Elle a mis du temps à faire son chemin dans les esprits, mais E-Dentic revendique à présent 3.000 caméras déployées sur 35-40 sites. Avant tout chez des prestataires logistiques comme Rhenus, ID Logistics ou XPO, mais aussi sur des sites de Carrefour et Chronopost, ou chez Vestiaire Collective.  MR


84 N°110  SUPPLY CHAIN MAGAZINE - DÉCEMBRE 2016


©E-DENTIC


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